S'AGIT-IL
D'UNE FEUILLE SECHE OU BIEN D'UN PAPILLON?
Au premier abord, ces photos (ci-dessus comme ci-contre) semblent
montrer des feuilles mortes, alors qu'il s'agit en fait de
papillons. Les ailes de ces derniers, qui comportent de nombreux
traits, aussi bien des nervures que des traces de pourriture,
et des intonations de couleur, fournissent une excellente
protection aux papillons. Il est en effet impossible de ne
pas tenir compte de cette incroyable ressemblance entre le
papillon et la feuille (les nervures et les parties desséchées
de la feuille sont même présentes) et d'appeler cela un "hasard".
N'est-il pas également insensé de prétendre que le papillon
s'est de lui-même donné l'allure d'une feuille morte?
Trois
papillons camouflés sur des troncs d'arbre
LA MANTE (RELIGIEUSE)
(ci-dessus) Elle fait partie de
ces insectes qui ont été créés en harmonie avec
leur habitat. Tantôt ils se camouflent sur des feuilles,
et tantôt sur des branches. Les seules armes dont
ils disposent sont la forme et la couleur de leur
corps. C'est grâce à leurs caractéristiques spécifiques
qu'ils parviennent à se dissimuler aux regards de
leurs ennemis.
(à gauche) Il est très difficile de distinguer la
mante de l'orchidée sur laquelle elle est perchée.
(à droite) La mante ressemble tellement à la feuille
sur laquelle elle est posée que le papillon, qui
est venu prendre le nectar de la fleur, ne l'a même
pas remarquée. Il a certainement payé de sa vie
cette erreur d'appréciation.
(au milieu) La branche, qui semble fourmiller de fleurs,
ne porte en réalité que d'innombrables chenilles sur elle.
Il est difficile de distinguer l'araignée jaune, qui s'est
cachée afin de capturer des mouches, de la fleur jaune sur
laquelle elle est posée.
(en
bas, à gauche)
Un pou sur une
feuille, ressemblant à une simple épine.
La
vie des sauterelles qui se nourrissent de feuilles s'effectue
naturellement parmi elles. Du fait que leur corps est d'une
couleur semblable à celle des feuilles, il n'est généralement
pas possible pour leurs plus grands ennemis, les lézards
et les oiseaux, de les remarquer. Ainsi les sauterelles
vivent-elles et se nourrissent-elles en toute quiétude.
Personne ne peut prétendre que les sauterelles ont adopté
une telle 'tenue de camouflage' parce qu'elles vivaient
sur des feuilles, ni parce qu'une série d'heureuses coïncidences
les a faites évoluer ainsi. Il est clair que les sauterelles
mangeuses de feuilles ont été créées dotées de propriétés
de mimétisme afin de pouvoir survivre.
Un autre exemple de créature
doté de propriétés de mimétisme: une grenouille ayant acquis
une couleur de peau identique à celle du tronc d'arbre sur
laquelle elle se repose.
Des feuilles vertes
et une grenouille verte.
Il est
tout à fait difficile de distinguer ces serpents au milieu
des feuilles.
Le serpent sur la
droite peut se camoufler parfaitement sur les sols forestiers
recouverts de feuilles La couleur de sa peau lui procure un
grand avantage aussi bien pour chasser que pour assurer sa
défense.
Il y a une chenille parmi les feuilles!
UNE
COULEUR DE PELAGE ADAPTEE A LA SAISON ET AU TYPE DE SOL La caractéristique commune à l'oiseau
et au lapin figurant sur les photos ci-dessous est la modification
de leur couleur selon les saisons, les plumes pour l'un
et le pelage pour l'autre. Ces animaux sont dotés d'une
parure blanche l'hiver, tandis qu'au printemps cette parure
change selon la couleur du sol et de la végétation.
Ce changement s'opère selon des processus internes complexes
dans le corps de ces animaux. Ces mécanismes sont semblables
au bronzage de notre peau sous le soleil et, de même que
nous n'avons pas de pouvoir pour nous opposer à ce brunissage
de la peau (excepté par des méthodes spéciales de protection),
les animaux aussi ne contrôlent pas les changements s'opérant
dans leur corps. Ce qui est important, c'est que cette modification
d'aspect procure une grande protection aux animaux en question.
Le fait d'être de couleur blanche en hiver et de couleur
ocre pendant les autres saisons constitue un réel camouflage.
Car le phénomène inverse aurait très bien pu se produire:
l'animal aurait bel et bien pu apparaître ocre en hiver
et blanc le restant du temps, ou encore sa couleur de peau
aurait fort bien pu être invariable. En bref, une sagesse
et une prévoyance évidentes sont à l'origine de l'alternance
des couleurs selon les saisons. Et les animaux qui en font
l'objet ne peuvent ni apprécier ni contrôler cela. Sans
nul doute, c'est Celui qui les a créés qui leur a accordés
une telle protection
La couleur de la gazelle,
qui est identique à celle de l'environnement où elle
évolue, est un grand avantage pour elle.
Le style des plumes de ces oiseaux ainsi que leurs
coloris, combinés à la construction de nids à même
le sol, procurent à ceux-ci un parfait déguisement
parmi les feuilles. Les œufs de ces oiseaux passent
également inaperçus, pour les mêmes raisons.
LE
PRIVILEGE DE LA COULEUR ROUGE
La protection de certains animaux réside dans l'effet dissuasif
que constitue la couleur rouge. Par exemple, dans les moments
de danger, la sauterelle de l'arbre montre la partie rouge
de son dos à ses ennemis, tandis que les crabes découvrent
le rouge de leurs pinces. Il est intéressant de constater
que c'est que la partie rouge du corps de l'animal est située
de telle façon qu'elle ne peut pas être vue en temps normal
bien que pouvant être aisément découverte lors de l'occurrence
d'un danger. Ceci aide l'agressé à créer un effet de choc
face à ses assaillants.
LE POISSON-GLOBE (OU TETRODON) Il est équipé d'un intéressant système
de défense. Ce poisson, au moment où survient le danger,
avale une grande quantité d'eau et se met à enfler. Des
pointes érectiles jaillissent alors de toutes les parties
de son corps, et elles sont suffisamment dissuasives pour
décourager ses ennemis.
PLUS TERRIBLE
D'ASPECT QU'EN TEMPS NORMAL
Si une menace survient, le lézard ci-contre enfle
et son corps semble alors plus gros qu'il ne l'est
d'habitude. De plus, lors de ce gonflement, une crinière
émergeant autour de sa tête lui confère une allure
encore plus terrifiante.
Cet oiseau, qui vit dans les forêts tropicales, ouvre
brutalement ses ailes quand un prédateur attaque sa progéniture,
ses œufs ou lui-même. L'apparition soudaine sur les ailes
de deux formes aux couleurs vives s'avère dissuasive pour
ses ennemis.
DE FAUX YEUX
La simulation de faux yeux constitue une admirable méthode
de défense. Certains animaux portent sur leur corps des
figures semblables à des yeux, et qui sont si convaincantes
que des prédateurs potentiels ne peuvent s'empêcher d'être
effrayés, croyant avoir affaire à une proie beaucoup plus
grosse. Les animaux portant ces "yeux factices" jouissent
de cet avantage dont ils n'ont même pas conscience.
Lorsque certains
papillons déploient leurs ailes, une paire d'yeux apparaissent,
parfaitement symétriques et comportant une grande finesse
de détails. Ces faux yeux suffisent à eux seuls à convaincre
l'ennemi qu'il a affaire à autre chose qu'à un papillon. L'allure
des papillons de certaines espèces, telles que le papillon
de Shonling, photographié en bas de page, est si parfaite
avec des yeux factices brillants, des lignes semblables aux
traits du visage, des sourcils froncés, une fausse bouche
et un faux nez, qu'elle dissuade la plupart des prédateurs.
Il est impossible de prétendre que ces caractéristiques étonnantes
sont le produit de "coïncidences intéressantes". Quand on
examine en détail les photos ci-dessus, on comprend que ces
traits n'ont pas pu se former par hasard. Une coïncidence
peut-elle être à l'origine de la symétrie des "yeux"? Une
coïncidence peut-elle produire des couleurs et des traits
identiques dans deux endroits différents? Certainement pas.
Une telle hypothèse serait insensée et contraire à toute démarche
scientifique. Un papillon a-t-il pu élaborer un tel système
par lui-même, pensant qu'il lui serait utile? Là encore, certainement
pas. Il est hors de question qu'une chenille ne disposant
que d'un laps de temps de quelques semaines puisse prendre
sur elle de mettre au point des motifs surpassant même ceux
provenant d'artistes, afin de les utiliser dans un but d'autodéfense.
En vérité, Allah a créé ces papillons, tout comme cela a été
le cas pour les autres êtres vivants. Allah est indubitablement
le concepteur de leur aspect physique dépourvu de défaut,
Lui qui pourvoit aux besoins des mondes.
Ci-dessus à gauche, apparaissent la
véritable tête et les vrais yeux du poisson
Le même poisson rentre en nageant dans son repaire et laisse
sa queue à l'extérieur. Sur celle-ci se trouve représentée
une paire "de yeux". Les autres poissons alentour n'osent
pas s'approcher car les yeux factices leur laissent croire
que la "proie" est éveillée.
Cette
chenille verte peut se protéger de ses ennemis grâce
aux faux yeux que porte sa queue.
Les faux organes
ne servent pas seulement d'épouvantail, mais ils
contribuent aussi à faciliter la fuite en cas
d'agression. La queue du papillon de nuit que
l'on peut voir sur la photo ci-dessous a l'allure
d'une tête pourvue d'antennes. Cette forme amène
les assaillants à se méprendre et à se diriger
vers la queue. Ainsi le papillon de nuit trompe-t-il
ses prédateurs en leur tournant le dos. Ce leurre
qui sème la confusion procure un gain de temps
au papillon et lui permet de s'enfuir. La même
"fausse tête" est également visible chez le papillon
se trouvant sur les photos du bas.