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Pour Les Gens Doues D'Intelligence - Harun Yahya
POUR LES GENS
DOUES
D'INTELLIGENCE

 


Techniques de defense

Cet animal, qui a l'allure d'un serpent redoutable, n'est en réalité rien d'autre qu'une chenille, longue seulement de quelques centimètres.

L'animal que vous voyez sur les photos ci-dessous n'est pas un serpent mais une chenille, une simple et frêle "chenille". Cet animal se protège de ses ennemis grâce à sa ressemblance avec un serpent. Lorsqu'elle est attaquée par un prédateur, cette fragile créature dirige calmement sa queue vers son ennemi et la gonfle. A ce moment, tout se passe comme si un serpent menaçant se dressait en face de l'ennemi, qui prend alors peur et s'enfuit.

La queue de la chenille ressemble tellement à un serpent que même l'éclat des yeux du serpent, à l'intérieur des taches noires faisant office pour ceux-ci, n'est pas oublié. Par cette extraordinaire caractéristique de son corps la chenille, qui ne peut se mouvoir que très lentement, échappe avec succès à de nombreux dangers.

Comment ce don de mimétisme lui est-il venu? Une "allure" aussi étonnante se doit incontestablement d'être expliquée de façon satisfaisante. Maintenant, examinons les scénarios qui peuvent être élaborés pour répondre à cette question:

Scénario 1: Il y a très longtemps une chenille, cherchant le moyen de se préserver des attaques ennemies, s'est mise à observer attentivement son environnement. Elle s'est aperçue un jour que tous ses ennemis étaient effrayés par les serpents; à ce moment, elle a regardé son corps et décidé de lui "donner l'allure" d'un serpent. Nous sommes incapables de fournir une explication sur la manière dont elle est parvenue à faire ressembler son corps à celui d'un serpent, comment elle a pu simuler son apparence externe, la couleur de sa peau et la forme du corps de celui-ci! Disons qu'elle "a fait de son mieux, s'est forcée elle-même et, au bout du compte, est parvenue à faire quelque chose". Cependant, elle ne disposait que de fort peu de temps pour réussir ce changement. Car elle ne reste qu'une courte période de sa vie à l'état de chenille, avant de muer en un papillon et ensuite de s'envoler.

Il était crucial de n'oublier aucun détail lors de cette "opération de chirurgie esthétique", parce qu'elle ne disposait pas du droit à l'erreur: si sa nouvelle queue ne parvenait pas à tromper son ennemi, alors tous ses efforts seraient vains et elle perdrait la vie. Par ailleurs, il lui fallait préserver sa vie lors du déroulement de ce processus de reconstruction d'elle-même. La chance a été pourtant de son côté et ainsi elle n'a pas été la proie de ses ennemis pendant cette phase de transition. Finalement, elle réussit à mener à bien cette tâche difficile et sa queue a ressemblé désormais à un serpent.

SIMULACRES DE MORT OU DE BLESSURE
Mis à part quelques exceptions, la plupart des prédateurs préfèrent s'emparer de proies vivantes, les carcasses étant généralement peu recherchées. L'existence de cette tendance oriente les méthodes de défense de plusieurs espèces vivantes.

Afin d'éloigner de sa progéniture les animaux hostiles, l'Oiseau de Pluie abaisse l'une de ses ailes comme si elle était brisée, et il attire l'ennemi en traînant son aile sur le sol, simulant une blessure. Il se laisse poursuivre jusqu'à ce que son nid soit complètement sécurisé. Lorsqu'il est convaincu que l'ennemi est suffisamment loin du nid, il arrête sa comédie et revient précipitamment auprès de ses petits.

Le papillon tigré simule aussi sa mort. Sa tactique est cependant différente. Lorsqu'il s'affale sur un côté, la partie orangée de son corps se trouve découverte. Cette couleur vive constitue un avertissement pour le chasseur, qui semble lui indiquer que le papillon va mal. Ce papillon ne possède manifestement pas la sagesse nécessaire pour concevoir ce comportement, ni la capacité de transformer la couleur de son corps en une couleur suggérant à l'ennemi que son corps ne vaut plus rien. Il a simplement été créé doté de cette propriété intéressante.

(ci-dessus à gauche) L'animal appelé opossum a été créé de façon à ce qu'il puisse se protéger en pouvant donner l'impression qu'il est mort. Pensant avoir affaire à une carcasse, l'ennemi passe son chemin. Ce simulacre est si parfait que son rythme cardiaque ralentit jusqu'au point de cesser. Cette aptitude à modifier ses battements de cœur n'est indubitablement pas une qualité acquise mais plutôt un don inné.

(ci-dessus à droite) Le serpent à nez de porc se protège en simulant sa propre mort. Il tourne sa gueule vers le haut, ouvre sa bouche et demeure figé dans cette position, comme un serpent mort.

Scénario 2:
Les arbres, les fleurs, les insectes, le ciel, l'eau, la pluie, le soleil et, en bref, toutes les puissances agissant sur cette terre ont conjugué leurs efforts pour établir un système satisfaisant pour eux-mêmes et simplement elles ont ajouté une queue à l'allure de serpent à la chenille!

Scénario 3: Le grand pouvoir appelé "coïncidence" (!) a ajouté à la chenille une queue ressemblant à un serpent, tout comme il a doté de diverses qualités tous les êtres vivants.

Il n'est point besoin d'être très intelligent pour s'apercevoir de l'inconsistance de tous ces scénarios, tous fondés sur la théorie de l'évolution. La chenille n'est pas une conceptrice

 

attentive et observatrice, et la terre n'est pas dotée d'un système ayant la capacité de concevoir et de créer. En d'autres termes, un être vivant ne peut pas intervenir dans son propre corps pour acquérir de nouvelles caractéristiques ou pour muer en une autre espèce, et il n'existe pas de mécanisme extérieur pour faire cela.

Ceux qui considèrent la nature comme un mécanisme hautement performant par lui-même et croient en des concepts tels que "les merveilles de la nature", "la mère nature", etc. savent très bien que ce qu'ils entendent par "nature" désigne en fait l'air, l'eau, les arbres, les fleurs et les insectes. En résumé, la "nature" signifie pour eux la Terre entière ainsi que le système solaire dans lequel nous nous trouvons. Si on disait aux gens que tous les êtres vivants ont été "créés par le monde" ou qu'ils "ont été produits par la Terre", la plupart d'entre eux se mettraient probablement à rire. Pourtant, la propagande ressassant sans cesse le tandem "nature-cosmos" est parvenue à ce que les gens considèrent la nature presque comme un être vivant conscient. On ne doit pas oublier que la "nature" est le terme employé pour désigner le système extraordinairement ordonné et parfait qui nous environne de toutes parts, et que cela ne désigne pas Celui qui l'a établi et qui assure sa pérennité. Allah a créé tous les êtres vivants sur terre et leur vie se poursuit avec les caractéristiques spécifiques dont ils ont été dotés à l'origine.

Dans le présent chapitre, nous allons passer en revue le système de défense de certains animaux dans la nature. Tout en faisant cela, nous devons garder présent à l'esprit un point très important: une grande partie de la nature est fondée sur une relation continuelle équilibrée entre les êtres vivants qui chassent et ceux qui sont chassés, à tel point que pendant des millions d'années des millions d'espèces se sont nourries d'autres espèces sans qu'aucune de ces dernières n'ait disparu.

Si l'une des espèces importantes composant cette chaîne de chasseurs s'était éteinte, un grand désordre s'en serait suivi. Par exemple, la disparition du fourmilier aurait conduit à une invasion générale des fourmis en très peu de temps.

Cette relation prédateur-proie entre les êtres vivants est régulée de façon harmonieuse sans que l'être humain n'ait à intervenir. Les éléments les plus importants dans le système qui maintient la pérennité de cet équilibre sont d'une part les techniques de chasse, et d'autre part les techniques de défense de ces animaux. Dans le chapitre précédent, nous avons vu que certains animaux ont été créés dotés d'extraordinaires capacités de chasseurs qui leur permettent de survivre. Mais si la nature n'était composée que d'êtres vivants équipés de tels systèmes agressifs, alors ces prédateurs dévoreraient de manière excessive leurs proies, ce qui entraînerait l'extinction de nombreuses espèces. Et l'extinction de ces dernières aurait pour conséquence la mort de faim de leurs prédateurs, et peu à peu c'est tout le monde animal qui disparaîtrait.

Cependant, ce risque est écarté dans le système élaboré par Allah. De même que les chasseurs sont performants en attaque, leurs proies sont dotées de systèmes de défense parfaits. Les capacités des uns et des autres s'équilibrent ainsi mutuellement. De plus, toutes ces qualités accordées aux uns et aux autres donnent à l'homme l'occasion de connaître la puissance, la sagesse et le savoir infinis d'Allah, le Créateur de tout cela.

Chaque être vivant possède par naissance des potentialités spécifiques pour pouvoir se défendre. Certains sont très rapides; ils peuvent sauver leur vie en s'enfuyant rapidement. D'autres peuvent difficilement se mouvoir mais sont couverts d'une épaisse carapace. D'autres encore ont la capacité d'effrayer leurs prédateurs, comme c'est le cas pour la chenille évoquée plus haut. Il y en a également qui peuvent projeter sur leurs ennemis des gaz empoisonnés, brûlants ou malodorants. Il y en a même qui peuvent simuler leur propre mort. Et il ne faut pas oublier ceux qui sont maîtres dans l'art du camouflage.

Dans les pages qui vont suivre, nous allons examiner quelques exemples particulièrement étonnants et frappants de ces systèmes de défense. Il va sans dire qu'il ne s'agira là que d'un bref tableau parmi des milliers de systèmes qui pourraient fort bien être aussi cités, et encore l'humanité n'a peut-être pas encore découvert l'intégralité de ces systèmes. Tous ces exemples démontrent de plus l'absolue harmonie au sein de l'Univers créé par Allah dont le pouvoir, la sagesse et le savoir sont vraiment illimités, comme Allah le dit Lui-même dans les versets suivants:

Celui qui a créé sept cieux superposés sans que tu voies de disproportion en la création du Tout-Miséricordieux. Regarde encore: y vois-tu une brèche quelconque? Puis retourne ton regard encore et encore: ton regard te reviendra humilié et frustré! (Surat al-Mulk: 3-4)

Des armes chimiques

Certains êtres vivants peuvent produire au sein de leur organisme des composés chimiques très complexes, que les humains ne pourraient reproduire qu'à l'aide d'une technologie hautement avancée et d'une minutie de laboratoire; les animaux en question, eux, les fabriquent sans problème. Voici quelques-uns d'entre eux:

Voilà Allah votre Seigneur! Point de divinité digne d'adoration à part Lui, Créateur de tout. Adorez-Le donc. C'est Lui qui Se charge de tout. (Surat al-An'am: 102)

Le coléoptère bombardier

LA DEFENSE ACIDE DE LA CHENILLE A TACHE ROUGE
La chenille à tache rouge, qui a un système de défense similaire à celui du bombardier, fait jaillir un acide produit dans son corps, qu'elle projette sur ses assaillants. Elle non plus n'est ni un chimiste génial, ni un biologiste magique ni un inventeur lumineux, mais il s'agit une fois de plus d'un "signe" créé pour attester de l'existence et de la puissance d'Allah.

L'animal que vous voyez sur la photo ci-contre est appelé le "coléoptère bombardier". La méthode de défense de cet animal est tout à fait originale. Lors de l'occurrence d'un danger, un mélange de deux composés chimiques (le peroxyde d'hydrogène et l'hydroquinone) préalablement stocké dans une "enceinte de confinement" est transféré dans une "chambre d'explosion". Avec l'effet accélérateur d'un catalyseur spécial (la peroxydase) secrété à partir des parois de la "chambre à explosion", le mélange donne naissance à une horrible arme chimique portée à la température de 100°C. Ebouillanté par cette substance chimique brûlante projetée sous la forme de jets puissants, l'ennemi pris de panique abandonne le combat. Si nous cherchons une réponse à la question de savoir: "Comment ce mécanisme de défense extrêmement complexe a-t-il vu le jour?", nous voyons bien qu'il est impossible pour cet insecte d'avoir développé ce système "par lui-même".

Comment un insecte pouvait-il résoudre un tel problème de chimie, c'est-à-dire la conception d'un mélange explosif? Et en supposant qu'il ait pu le résoudre, comment pouvait-il secréter et stocker les substances correspondantes à l'intérieur de son corps? Une nouvelle fois, en supposant que cela ait aussi été possible, comment pouvait-il concevoir et réaliser deux compartiments distincts dans son corps? Et même si tout cela avait pu être réalisé, comment pouvait-il concevoir la formule d'une substance catalysante permettant d'accélérer la réaction des deux substances chimiques? Et par ailleurs, il était nécessaire d'isoler les parois de la "chambre d'explosion" ainsi que les parois du conduit par lequel le produit bouillant est projeté sous pression à l'extérieur, en utilisant un alliage ignifuge afin que l'insecte ne périsse pas brûlé.

Ces différentes phases ne peuvent même pas être couramment réalisées par les êtres humains, excepté les chimistes, et encore cela requiert-il l'environnement spécial d'un laboratoire!

Il est impensable que le coléoptère bombardier ait pu combiner par lui-même toutes ces compétences et organiser l'intérieur de son corps en fonction de l'objectif final. Il est évident que le bombardier ne fait qu'accomplir des réflexes, sans avoir conscience du résultat. Aucune créature dotée d'un pouvoir et d'une sagesse supérieurs n'existe dans la nature.

Et les êtres humains ne peuvent élaborer une telle créature. Mais bien en deçà d'une telle création complexe, les scientifiques n'ont toujours pas été capables de fabriquer une protéine, qui est pourtant l'un des composés chimiques fondamentaux les plus simples de la vie, et ce bien qu'ils en détiennent des échantillons entre les mains. Il est patent que Allah, qui détient une science et une puissance absolues, a créé cet animal.

Le coléoptère bombardier, tout comme des milliards d'autres créatures, est eulement un exemple de Son pouvoir illimité et de Sa création inégalée.

 

LES SECRETIONS NAUSEABONDES DE LA MOUFETTE ET DE LA PUNAISE DES CITROUIILLES
La seule caractéristique de la substance chimique que les moufettes lancent sur leurs ennemis est son odeur insupportable. Cette odeur dégoûtante et persistante est suffisante pour les protéger de leurs ennemis.
La punaise des citrouilles que vous voyez ci-dessus est un autre animal présentant le même système de défense.

 

LES AVANTAGES DU MIMETISME
La photo ci-contre est celle d'une abeille, tandis que la photo du dessous est celle d'une mouche. Grâce à cette ressemblance, les ennemis de la mouche restent à distance, pensant qu'il s'agit d'une abeille. De plus, les mouches de cette espèce émettent un bourdonnement semblable à celui des abeilles. Et enfin, lorsque l'une d'elles est attaquée par un ennemi, elle adopte la positon agressive des abeilles en soulevant ses ailes et en penchant son corps vers l'avant.

 

CARAPACES ET POINTES

Certains animaux se déplacent très lentement et ne peuvent s'enfuir pour se cacher lorsque surgit l'un de leurs ennemis. Ils disposent par contre de façon innée d'un autre système de défense: une carapace et des pointes.

Lorsque survient un danger, ce reptile saisit sa queue dans sa bouche et ainsi il adopte une forme circulaire. De la sorte, la carapace recouvrant tout son corps le protège contre toutes sortes de dangers extérieurs.
Cet animal s'enroule sur lui-même dans sa coquille, prenant la forme d'une balle dans les moments de danger, et il est protégé par son épaisse coquille.



Le hérisson est le plus connu de tous les animaux se protégeant grâce à des pointes sortant de leur corps. Cet animal, qui se déplace très lentement, aurait sûrement disparu depuis des millions d'années s'il n'avait pas été protégé par un tel système. La méthode de protection qui assure sa survie n'a assurément été ni conçue ni produite par lui-même, et elle n'est pas davantage le fruit d'une coïncidence. L'animal a simplement été créé comme ceci et voilà tout.

L'épaisse carapace du pangolin resemble à un cône. Lorsqu'il se recroqueville, les écailles de sa carace se dressent. Presque aucun animal ne peut faire de brèche dans cet ensemble tranchant.

 

La blennie sauvage Aspidontus bénéficie de sa ressemblance avec le labre, poisson nettoyeur (dans la photo ci-dessus à droite, tous deux sont représentés l'un au-dessus de l'autre). Il s'approche des poissons qui ont besoin d'être débarrassés des parasites et arrachent des morceaux de leur queue et de leurs nageoires.