| PARTIE 2 Le
racisme de Darwin et le colonialisme
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Le professeur Adam Sedgwick.
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Le professeur Adam Sedgwick,
un proche ami de Darwin, est l'un de ceux qui avaient prédit les dangers que la
théorie de l'évolution provoquerait. Il a remarqué, après la lecture et la digestion
de The Origin of Species, que "si ce livre se faisait accepter par l'opinion publique
générale, il mènerait à un abrutissement de la race humaine sans précédent".7
Et, en effet, le temps a donné raison à Sedgwick. Le 20ème siècle a depuis pris
sa place dans l'histoire de l'homme en étant considéré comme un âge sombre où
les gens se sont faits massacrer pour leur race ou origine ethnique. Bien
sûr, la discrimination et l'éradication basées sur de telles notions existaient
longtemps avant Darwin. Cependant, le darwinisme a offert une fausse respectabilité
et légitimité scientifique à cette discrimination. "La
conservation des races favorisées" La plupart des darwinistes
prétendent aujourd'hui que Darwin n'a jamais été raciste. Ils disent que les racistes
ont extrapolé d'après les idées de Darwin d'une façon biaisée afin de soutenir
leurs propres vues. Ils affirment que le sous-titre "la conservation des races
favorisées" de The Origin of Species, n'est applicable qu'aux animaux. Cependant,
ceux qui avancent cette assertion semblent ignorer ce que Darwin dit dans son
livre au sujet de la race humaine. Dans ce livre, Darwin avance
que les races humaines représentent les différentes étapes de l'évolution et que
certaines races ont évolué et progressé plus que d'autres. Certains humains seraient
ainsi proches des singes. Darwin prétendit que "le combat pour
la survie" était applicable aux races humaines. "Les races favorisées" sortiraient
victorieuses de cette lutte. Selon Darwin, cette race favorisée était celle des
européens blancs. Les races asiatiques et africaines, elles, seraient restées
en arrière dans le combat pour la survie. Mais Darwin alla encore plus loin et
prétendit que ces races perdraient bientôt complètement le combat mondial pour
la survie et disparaîtraient: Dans le futur, les races
humaines civilisées vont certainement exterminer et remplacer les races sauvages
du monde entier. Les singes anthropomorphes seront alors sans doute aussi exterminés.
La rupture entre l'homme et ses alliés les plus proches sera alors plus large.
Elle séparera les hommes civilisés, (encore plus civilisés que le Caucasien, nous
l'espérons) des singes comme le babouin, plutôt que de séparer, comme aujourd'hui,
le nègre ou l'australien du gorille.8 Dans
un autre chapitre de The Origin of Species, Darwin prétendit qu'il était nécessaire
que les races inférieures disparaissent et qu'il n'était pas du tout nécessaire
que les peuples développés essayent de protéger les faibles ou de les maintenir
vivants. Il compara cette situation à celle des éleveurs d'animaux reproducteurs:
Les sauvages, les faibles de corps ou d'esprit seront
bientôt éliminés; ceux qui survivront possèderont généralement un état de santé
vigoureux. Cependant, nous, les hommes civilisés, nous faisons tout notre possible
pour freiner le processus d'élimination car nous construisons des asiles pour
l'imbécile, le mutilé et le malade; nous passons des lois d'assistance publique;
et nos médecins prouvent leur extrême habileté en cherchant à sauver la vie de
chaque malade. Il existe une raison pour croire que la vaccination a sauvé des
milliers de personnes qui auraient autrement succombé à la petite vérole. C'est
ainsi que les membres faibles des sociétés civilisées parviennent à propager leur
genre. Quiconque s'est occupé un jour de l'élevage d'animaux domestiques ne peut
douter de la conséquence hautement nuisible que cela engendrera à la race humaine.9
Comme nous l'avons vu, dans son livre The
Origin of Species, Darwin considéra les aborigènes d'Australie et les nègres comme
étant autant développés que des gorilles. De plus, il en défendit aussi l'extermination.
Quant aux autres races "inférieures", il maintint qu'il était essentiel d'en empêcher
leur multiplication et, ainsi, de favoriser leur extinction. Le racisme et la
discrimination que nous rencontrons encore aujourd'hui ont été approuvées et justifiées
de cette manière par Darwin. De plus, selon Darwin, comme nous le verrons, le devoir
de l'"homme civilisé" est d'accélérer cette période évolutionniste. Dans un tel
contexte, il n'existait aucune objection "scientifique" à ce que les races qui
allaient de toute façon disparaître soient supprimées. Le racisme
de Darwin est présent dans la plupart de ses écrits et observations. Il a par
exemple ouvertement exposé ses préjugés racistes en parlant des indigènes de Tierra
del Fuego (Argentine) qu'il a eu l'occasion de voir lors d'un long voyage commencé
en 1871. Il les a décrits comme étant des créatures vivantes "complètement nues,
submergées de teintures, mangeant ce qu'ils trouvaient tout comme des animaux
sauvages, incontrôlables et cruelles envers tous ceux qui ne font pas partie de
leur tribu, prenant plaisir à torturer leurs ennemis, offrant des sacrifices ensanglantés,
assassinant leurs propres enfants, maltraitant leurs femmes, et adeptes de superstitions
gênantes". Cependant, le chercheur W. P. Snow, qui visita
la même région dix ans auparavant, en présenta une image très différente. Selon
Snow, les indigènes de Tierra del Fuego étaient "des gens délicats d'apparence
puissante; ils aimaient leurs enfants; certains des objets qu'ils fabriquaient
étaient ingénieux; ils reconnaissaient un certain droit de propriété et ils acceptaient
de se soumettre à l'autorité de certaines femmes âgées".10
Comme ces exemples le prouvent, Darwin
était raciste. En fait, d'après Benjamin Farrington, auteur du livre What Darwin
Really Said (Ce que Darwin a vraiment dit), Darwin a fait beaucoup plus de commentaires
concernant "les grandes différences entre hommes de races distinctes" dans son
livre The Descent of Man (La descendance de l'homme).11 En
outre, la théorie de Darwin a poussé l'homme à oublier qu'il avait été créé par
Dieu, et que tous les hommes avaient été créés égaux. C'est un des facteurs qui
explique la montée du racisme et l'accélération de son acceptation mondiale. Le
scientifique américain James Ferguson énonce ainsi le lien étroit qui existe entre
le rejet de la création et la hausse du racisme: La nouvelle
anthropologie est bientôt devenue un contexte théorique entre deux écoles de pensée
opposées quant à l'origine des hommes. La plus anciennement établie prônait le
"monogénisme", soit la croyance que l'humanité entière, sans tenir compte de la
race ou d'autres caractéristiques, descendait directement d'Adam; ceci n'est rien
d'autre que l'acte unique de la création de Dieu. Le monogénisme fut promulgué
par l'Eglise et accepté universellement jusqu'au 18ème siècle. Ensuite, le rejet
de l'autorité théologique a commencé à alimenter la théorie rivale appelée "polygénisme"
(la théorie de l'évolution) qui soutient que les communautés de races distinctes
ont des origines différentes.12 L'anthropologiste
indienne Lalita Vidyarthi indique comment la théorie de l'évolution de Darwin
a fait que le racisme soit accepté en tant que concept par les sciences sociales:
| 
Stéphane Jay Gould ainsi que son livre qui révéla
le côté raciste de Darwin.
| La théorie
de la survie des mieux adaptés a été chaleureusement accueillie par les savants
des sciences sociales de l'époque. Ils ont accepté l'idée que l'humanité ait traversé
divers stades d'évolution dont le point culminant est la civilisation des blancs
actuelle. Dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle, le racisme a été accepté
comme un fait par une grande majorité des scientifiques occidentaux.13
Les darwinistes se sont alors engagés dans
une grande lutte pour prouver les vues racistes de Darwin. Pour atteindre ce but,
ils n'ont pas hésité à inventer des tromperies scientifiques. Ces mensonges une
fois démontrés, ils espéraient avoir scientifiquement prouvé leur propre supériorité
et leur "droit" d'opprimer, de coloniser et d'exterminer, s'il le faut, d'autres
races. Dans le troisième chapitre de son livre The Mismeasure
of Man, Stephen Jay Gould indiqua que certains anthropologues falsifiaient leurs
données pour prouver "la supériorité" de la race blanche. Selon
Gould, la méthode la plus employée était la falsification de la dimension cérébrale
des crânes fossilisés trouvés. Dans son livre, Gould mentionne que beaucoup d'anthropologues
avaient assumé que la dimension cérébrale avait un rapport avec l'intelligence,
et avaient intentionnellement exagéré la taille des crânes caucasiens et sous-estimé
la taille des crânes des noirs et des indiens.14 Dans
son livre, Ever Since Darwin (Depuis Darwin), Gould décrivit les outils incroyables
utilisés par les darwinistes afin de démontrer que certaines races étaient inférieures.
Haeckel et ses collègues ont aussi invoqué la récapitulation
pour affirmer la supériorité raciale des blancs d'Europe du Nord. Ils sont partis
à la recherche de preuves anatomiques et de comportement humain en se servant
de tout ce qu'ils ont pu trouver, des cerveaux aux nombrils. Herbert Spencer écrivit
que "les capacités intellectuelles du non-civilisé… ne sont pas plus évoluées
que celles se trouvant chez les enfants du civilisé". Carl Vogt l'a dit d'une
manière plus explicite en 1864: "Les capacités intellectuelles d'un adulte de
couleur noire sont comparables à celles d'un enfant… Quelques tribus ont certes
fondé des petits états possédant une organisation particulière. Pourtant, en ce
qui concerne tout le reste, nous pouvons sans risque affirmer que cette race entière
n'a rien réalisé de progressiste et de valable pour l'humanité ou rien n'étant
simplement digne de conservation ni dans le passé, ni dans le présent." 15
L'anatomiste français Etienne Serres
a par exemple vraiment soutenu l'idée que les mâles noirs étaient primitifs parce
que leurs nombrils se trouvaient à un niveau inférieur de celui des blancs. L'évolutionniste
Havelock Ellis, un contemporain de Darwin, a soutenu ce concept de races supérieures
et inférieures par une explication soi-disant "scientifique": L'enfant
de race africaine est, à la naissance, à peine moins intelligent que l'enfant
européen. Pourtant l'africain devient plus il grandit stupide et obtus et puis
toute sa vie sociale tombe dans un état de routine bornée. De son côté, l'Européen
conserve la plupart de sa vivacité enfantine.16 L'anthropologue
darwiniste français Vacher de Lapouge a suggéré, dans son travail intitulé Race
et milieu social essais d'anthroposociologie (Paris 1909), que les races non-blanches
descendaient de sauvages qui n'avaient pas appris à se civiliser et qu'ils étaient
les représentants dégénérés des classes de sang mixte. Il proposa de mesurer la
taille des crânes des classes supérieures et inférieures présentes dans un des
cimetières de Paris. D'après ses conclusions, certaines personnes étaient enclines,
en raison de la taille de leur crâne, à être riches, sûres d'elles-mêmes et libres
alors que d'autres étaient vouées à être conservatrices, à se contenter de peu,
à posséder en quelque sorte toutes les qualités nécessaires d'un bon domestique.
Les différentes classes étaient donc le produit de la sélection sociale. Les classes
supérieures de la société correspondaient aux races supérieures, leur degré de
richesse étant proportionnel à la taille de leur crâne. Lapouge déclara plus tard:
"Je pense que dans les années à venir, les gens s'entretueront pour la forme de
leurs têtes, qu'elles soient rondes ou pointues."17 Comme
nous le verrons en détail dans les pages suivantes, cette prophétie s'est réalisée,
le 20ème siècle ayant été témoin de nombreux massacres justifiés au nom du racisme…!
L'effet ne s'est pas limité aux anthropologues; les entomologistes
(ceux qui étudient les insectes) se sont aussi embarqués dans le chemin tracé
par Darwin. Donnons l'exemple d'un entomologiste anglais qui, en 1861, est arrivé
à la conclusion, après avoir rassemblé différents poux vivant sur le corps de
personnes dans différentes parties du monde, que les poux se nourrissant d'une
race ne pouvaient pas vivre sur le corps d'une autre race. Considérer cette affirmation
comme étant scientifique nous semble aujourd'hui tout à fait ridicule. 18
Considérant que des scientifiques ont pu faire de telles remarques,
il n'est pas surprenant que les racistes dogmatiques aient employé des slogans
tels que "même les poux des nègres sont nègres" qui sont illogiques, absurdes
et complètement insignifiants. En bref, le côté raciste de la
théorie de Darwin a trouvé un terrain très fertile dans la deuxième moitié du
19ème siècle. A cette époque, "l'homme blanc" européen cherchait alors encore
une théorie pour justifier ses propres crimes. Le
colonialisme britannique et le darwinisme Le pays qui a le plus
profité des vues racistes de Darwin est la propre terre de Darwin, la Grande-Bretagne.
Dans les années où Darwin a avancé sa théorie, la Grande-Bretagne avait fondé
le plus grand empire colonial du monde. Toutes ressources naturelles de l'Inde
à l'Amérique Latine furent exploitées par l'empire britannique. "L'homme blanc"
pillait le monde pour son propre intérêt.
| LE
MASSACRE DES INDIGENES AMERICAINS 
Un massacre effroyable d’indiens américains suivit la découverte
de l'Amérique par Christophe Colomb. | Néanmoins,
en commençant par Grande-Bretagne, aucun empire colonial ne voulait être considéré
comme "pilleur". C'est pour cette raison qu'ils cherchaient une justification
à leurs actes. Une telle justification leur servirait à présenter les peuples
colonisés comme étant "des gens primitifs" ou "des êtres vivants similaires aux
animaux". De cette façon, ceux qui étaient massacrés et soumis à des traitements
inhumains n'étaient pas considérés comme des hommes, mais comme des créatures
mi-animales/mi-humaines; la violence contre un individu colonisé n'était dès lors
plus considérée comme un crime. En réalité, la recherche de
cette justification n'était pas nouvelle: la première vague coloniale dans le
monde remonte en effet aux 15ème et 16ème siècles. L'idée que certaines races
portaient des caractéristiques animales avait déjà été avancée par Christophe
Colomb lors de ses voyages en Amérique. Selon ces hypothèses, les indigènes américains
n'étaient pas des hommes, mais une sorte d'animal développé. C'est pour cette
raison qu'ils pouvaient facilement être mis au service des colonialistes espagnols.
Bien que Colomb soit dépeint dans les films sur la découverte
de l'Amérique comme ayant une attitude cordiale et humaine à l'égard des indigènes,
en vérité il n'a pas considéré les indigènes comme des humains.19
Christophe Colomb fut la première personne
à provoquer un grand massacre. Après avoir établi des colonies espagnoles dans
les endroits qu'il a découverts, il a fait des indigènes des esclaves, et est
donc responsable du début de la traite d'esclaves. "Les conquistadors" espagnols
ont compris l'importance de la politique d'oppression et d'exploitation mise en
place par Christophe Colomb et l'ont adoptée: les massacres perpétrés atteignirent
des dimensions incroyables. Prenons l'exemple d'une population d'une île de 200.000
habitants avant l'arrivée de Christophe Colomb. Et bien celle-ci fut réduite à
50.000 habitants 20 ans après son arrivée; cinquante ans plus tard, en 1540, il
n'en restait plus que mille. Quand Cortes, le plus célèbre des conquistadors espagnols,
a conquit le Mexique depuis février 1519, la population locale totale était d'environ
25 millions d'habitants. En 1605, il ne restait plus qu'un million d'habitants.
Sur l'île de Hispaniola, la population de 7-8 millions en 1492 a diminué à 4 millions
en 1496 et à plus que 125 personnes en 1570. Selon les chiffres des historiens,
moins d'un siècle après que Christophe Colomb a posé pied sur le continent, 95
millions de personnes furent massacrées par les colonialistes. Quand Colomb a
découvert l'Amérique, il existait 30 millions d'indigènes sur le continent. Le
résultat des massacres qui furent perpétrés depuis cette époque-là et aujourd'hui
fait qu'il ne reste plus que deux millions d'indigènes. Ces
massacres ont pu atteindre de telles proportions parce que les peuples indigènes
n'étaient pas considérés comme des hommes mais comme des animaux. Pourtant,
les assertions de ces premiers colons n'ont pas attiré beaucoup de partisans.
En Europe, à cette époque, la croyance que tous les hommes avaient été créés égaux
par Dieu et que tous étaient descendants d'un ancêtre commun -Adam- était largement
acceptée. L'Eglise catholique avait alors pris une position claire contre les
invasions et les pillages perpétrés par les colonialistes. L'un des meilleurs
exemples connus est la réaction de l'évêque du Chiapas, Bartolomé de las Casas,
qui mit pied sur le Nouveau Monde en même temps que Colomb. Bartolomé de Las Casas
a alors dit que les habitants locaux étaient "des êtres humains réels". Ceci,
évidemment était contraire à l'approche des colonialistes qui considéraient les
indigènes comme étant "une espèce animale". Le Pape Paul III a maudit le traitement
sauvage des indigènes dans une bulle papale émise en 1537 dans laquelle il déclara
que les habitants locaux étaient des êtres humains réels ayant la capacité de
détenir la foi.20
 |
Pourtant, la situation a changé au 19ème siècle. La propagation
de la philosophie matérialiste a éloigné les sociétés de la religion; l'idée de
Création Divine a commencé à être rejetée. Cela, comme nous venons de le mentionner
dans les pages précédentes, a permis une hausse sans précédent du racisme. La
propagation de la philosophie darwiniste-matérialiste au 19ème siècle a permis
au racisme de prendre encore plus d'ampleur. Ceci a fourni un énorme soutien au
développement du système impérialiste européen. James Joll,
qui enseigna l'histoire pendant de longues années à Oxford, Stanford et Harvard,
décrivit dans son livre intitulé Europe Since 1870 (L'Europe depuis 1870), le
rapport idéologique entre le darwinisme, l'impérialisme et le racisme. Ce livre
est aujourd'hui encore utilisé comme un livre de base pour les études universitaires.
Le darwinisme social peut être considéré comme la source principale
d'inspiration de l'impérialisme. Sous le prisme du darwinisme social, les relations
internationales prirent la forme d'une lutte perpétuelle pour la survie. A la
suite de cette lutte, certaines races supérieures survivront dans un processus
évolutionniste au sein duquel les plus forts devront constamment s'affirmer. Les
livres du naturaliste anglais Charles Darwin, The Origin of Species, publié en
1859, et The Descent of Man, publié en 1871, ont lancé des controverses qui ont
affecté plusieurs branches de la pensée européenne… Les idées de Darwin et de
certains de ses contemporains comme le philosophe anglais Herbert Spencer furent
rapidement appliquées à des questions qui n'étaient pas directement scientifiques…
L'élément du darwinisme qui a paru le mieux applicable au développement social
était la croyance que l'excès de population devait forcément engendrer une lutte
constante pour la survie. Seul le plus fort ou 'le mieux adapté' sortirait vivant
de la lutte. Dès lors, il fut plus facile pour certains philosophes sociaux d'ajouter
un contenu moral à la notion du 'mieux adapté'. En suivant cette logique, les
espèces ou les races victorieuses devenaient celles qui possédaient les qualités
morales les plus élevées.
| LA
FALSIFICATION DE L'HOMME DE PILTDOWN Une
des sources les plus intéressantes de la théorie de l'évolution dont l'impérialisme
britannique s’est inspiré, fut le scandale qui se développa autour de l'homme
de Piltdown.
En 1912, un crâne étrange fut trouvé à Piltdown,
en Angleterre. Charles Dawson et son équipe, les scientifiques qui découvrirent
le crâne, déclarèrent que celui-ci avait appartenu à une créature mi-homme mi-singe.
Arthur Keith, anatomiste évolutionniste renommé, examina le fossile et en confirma
les résultats. Cependant, Dawson et Keith avaient souligné
un détail important: le cerveau du fossile était aussi grand que celui de l'homme
moderne mais son os maxillaire avait des caractéristiques identiques à celles
d’un singe. Cette découverte devint soudainement une question
de fierté pour les Anglais. En effet, avant toutes choses, puisque ce crâne avait
été trouvé en Angleterre, il devait être un ancêtre des Anglais. Selon les Britanniques,
le volume plus grand de son cerveau indiquait que les Britanniques s'étaient développés
plus vite que d'autres races et étaient donc supérieurs à elles. C'est
pour toutes ces raisons que la découverte de l'homme de Piltdown causa une grande
excitation en Angleterre. Les journaux la titrèrent partout et des foules immenses
la célébrèrent joyeusement. Le gouvernement britannique accorda d'autre part l’ordre
de chevalerie à Arthur Keith pour sa fabuleuse découverte. Don Johanson, le célèbre
paléontologiste évolutionniste, décrivit le lien qui se tissa entre le fossile
de l’homme de Piltdown et l'impérialisme anglais: La découverte
de Piltdown fut très eurocentriste. Par la prééminence de la taille de ce cerveau,
l'Anglais obtint aussi une prééminence.* Cette source d'inspiration
que les Anglais tirèrent de l'homme de Piltdown ne dura que jusqu'en 1953, lorsque
Kenneth Oakley, un scientifique qui réexamina le fossile en détail, l'exposa comme
étant la plus grande contrefaçon du 20ème siècle. Le fossile avait
été en fait créé en fixant une mâchoire d'orang-outan à un crâne humain. *Don
Johanson, In Search of Human Origins, 1994 WGBH Educational Foundation |
La doctrine de la sélection naturelle a ensuite facilement
pu être associée à une autre pensée développée par l'auteur français, Comte Joseph-Arthur
Gobineau, qui publia un ouvrage intitulé Essay on the Inequality of Human Races
(Essai sur l'inégalité de races humaines) en 1853. Dans cet essai, Gobineau écrivit
que le facteur déterminant dans le développement humain est la race. Ainsi, les
races supérieures seraient celles qui ont gardé leur pureté raciale intacte. Parmi
celles-ci, Gobineau considéra que la race aryenne était celle qui avait le mieux
survécu… Ce fut Houston Stewart Chamberlain qui contribua à porter certaines de
ces idées encore plus loin… Hitler lui-même, ayant tellement admiré cet auteur
(Chamberlain), qu'il lui a rendu visite sur son lit de mort en 1927.21
Comme nous l'avons vu, il existe une relation
idéologique liant Darwin aux penseurs racistes et aux impérialistes, ainsi qu'à
Hitler. Le darwinisme est la base idéologique de l'impérialisme qui remplit le
monde d'un bain de sang au 19ème siècle, ainsi que du nazisme, qui en fit de même
au 20ème siècle. La Grande-Bretagne de l'époque victorienne
a aussi trouvé sa prétendue "base scientifique" dans le darwinisme. Elle tirait
de grands profits du colonialisme et n'hésitait pas à abuser des gens vivants
sous son administration coloniale. L'un des exemples de la politique impérialiste
douteuse de la Grande-Bretagne est "les guerres de l'opium" contre la Chine. La
Grande-Bretagne a commencé à vendre aux Chinois l'opium cultivé en Inde dès le
premier quart du 19ème siècle. Le trafic illégal d'opium augmenta avec le temps,
ce qui favorisa le développement du commerce étranger britannique. D'un autre
côté, le flux de drogue affaiblit l'autorité chinoise sur son propre territoire.
L'effondrement social atteignit des proportions sérieuses. La prohibition de l'opium,
que le gouvernement chinois n'a appliqué qu'après une longue période de doute,
a mené à la première guerre de l'opium (1838-1842). Il est indiscutable que cette
guerre a poussé le pays vers la faillite. La Chine fut obligée de se rendre face
à la supériorité militaire des forces étrangères. En conséquence, les Occidentaux
ont peu à peu créé, à partir de l'année 1842, des centres d'occupation sur le
territoire chinois. Ils ont occupé une grande partie des ports (concessions),
ont loué par bail des territoires et ont finalement obligé le pays à s'ouvrir
au monde extérieur de la manière la plus avantageuse pour eux. La politique britannique
a donc mené à l'appauvrissement du pays, à la faiblesse du gouvernement et à la
perte lente de territoires. Les expériences vécues en Chine
ne sont qu'un exemple de la politique britannique parmi tant d'autres. Au cours
du 19ème siècle, l'oppression causée par l'impérialisme britannique fut ressentie
dans des régions telles que l'Afrique du Sud, l'Inde et l'Australie. Les
sociologues et scientifiques britanniques ont pris en charge la justification
de ce système opprimant. Charles Darwin était parmi les plus importants et effectifs
de ceux-ci. C'est lui qui prétendit qu'il exista toujours "des races supérieures"
au cours de l'évolution, et que celles-ci étaient maintenant les "races blanches".
C'est encore lui qui avança que l'oppression perpétrée par les blancs était "une
loi de la nature". Kenneth J. Hsü, le célèbre scientifique
d'origine chinoise et chef du département de géographie de l'Institut fédéral
de technologie suisse, décrivit Darwin comme étant "un scientifique distingué
de l'ère victorienne et comme un membre établi d'une société qui envoya des canonnières
pour importer de l'opium par force en Chine; tout ceci au nom de la compétition
(au sein de la théorie du libre échange) et de la survie du mieux adapté".22
L'hostilité de Darwin
envers les Turcs La cible la plus importante fixée par la Grande-Bretagne
vers la fin du 19ème siècle était de déstabiliser l'empire ottoman. A
cette époque, l'état ottoman gouvernait une énorme région s'étendant du Yémen
à la Bosnie-Herzégovine. Cependant, les Ottomans avaient de plus en plus de difficultés
à gérer ce territoire qu'ils avaient jusqu'alors dirigé dans la paix, la stabilité
et le calme. Des minorités chrétiennes commençaient à se révolter au nom de l'indépendance
alors que de grandes puissances militaires comme la Russie les menaçaient de l'extérieur.
Dans le dernier quart du 19ème siècle, la Grande-Bretagne et
la France se sont placées du côté des puissances menaçant les Ottomans. La Grande-Bretagne
convoitait particulièrement les provinces ottomanes du Sud. Le Traité de Berlin,
signé en 1878, illustre la volonté des colonialistes européens de se partager
les territoires ottomans. Cinq ans plus tard, en 1882, la Grande-Bretagne occupa
l'Egypte, qui appartenait alors à l'empire ottoman. Le colonialisme britannique
mit alors en pratique ses plans de contrôle sur les territoires ottomans du Moyen-Orient.
Comme toujours, la Grande-Bretagne a alors basé sa politique
coloniale sur le racisme. Le gouvernement britannique a dès lors délibérément
dénigré les Turcs, les fondateurs de l'empire ottoman, ainsi que tous les Ottomans
et les considéra comme étant des gens soi-disant "arriérés".
L'HOSTILITE ENVERS LES TURCS CONTENUE DANS LA CORRES PONDANCE
PRIVEE DE DARWIN Charles Darwin utilisa sa théorie
afin de contribuer aux desseins politiques de la Grande-Bretagne contre les Ottomans.
Ce faisant, il essaya de démontrer que la nation turque était une race arriérée.
Actuellement, les ennemis des Turcs trouvent toujours une source d’inspiration
dans ce non-sens formulé par Darwin. | Le
premier ministre britannique William Ewart Gladstone dit ouvertement que les Turcs
étaient de bons exemples non-humains de l'humanité. Il proposa, pour le bien de
leur civilisation, qu'ils soient chassés d'Anatolie et repoussés vers leurs steppes
asiatiques.23 Ces propos
et tant d'autres semblables ont été employés pendant des décennies par le gouvernement
britannique comme outil de propagande contre les Ottomans. La Grande-Bretagne
tenta de présenter la nation turque comme étant une nation arriérée qui devait
courber l'échine devant les races européennes plus avancées. "La
base scientifique" soutenant cette propagande n'était rien d'autre que celle avancée
par Charles Darwin! Les commentaires de Darwin concernant la
nation turque sont parus dans le livre publié en 1888 intitulé The Life and Letters
of Charles Darwin (La vie et la correspondance de Charles Darwin). Darwin y avança
que la sélection naturelle jouerait un rôle dans le développement de la civilisation
du fait de l'élimination des "races arriérées". Il y présente la nation turque
de la façon suivante: Je pourrais prouver que la sélection
naturelle a servi et sert encore la civilisation beaucoup plus que vous ne le
croyez. Rappelez-vous les risques encourus par les nations européennes lorsque
l'Europe a été dominée par les Turcs il y a de cela quelques siècles et pensez
à l'absurdité d'une telle idée maintenant! Des races plus civilisées comme les
races caucasiennes avaient alors vaincu la barbarie turque dans une guerre pour
la survie. Considérant le monde dans un futur proche, je prédis que d'innombrables
races inférieures seront éliminées par les races civilisées supérieures dans le
monde entier.24
LA CAMPAGNE DE GALLIPOLI
Durant la campagne de Gallipoli, l'armée turque combattit héroïquement contre
les troupes ennemies, les Anglais en tête, et perdit 250.000 hommes. |
Ces propos absurdes de Darwin étaient un outil de propagande
écrit afin de soutenir la politique britannique de destruction de l'empire ottoman.
Cet outil de propagande fut en effet très efficace. Les mots de Darwin "la nation
turque disparaîtra bientôt, c'est une loi de l'évolution" a fourni l'appui scientifique
nécessaire à la propagande britannique contre les Turcs. Le
désir britannique d'accomplir la prophétie de Darwin s'est essentiellement réalisé
pendant la première guerre mondiale. Cette guerre d'une ampleur immense a débuté
en 1914 et est le résultat de conflits d'intérêt entre l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie
d'un côté, et les alliés de la Grande-Bretagne, soit la France et la Russie, de
l'autre. Le plus grand enjeu de cette guerre était de détruire et de partager
l'empire ottoman. La Grande-Bretagne a attaqué l'empire ottoman
sur deux fronts différents: le premier était le front du canal de Suez, de la
Palestine, et de l'Irak, afin de saisir les territoires ottomans du Moyen-Orient.
Le second, le front de Gallipoli, fut la scène de l'une des plus sanglantes batailles
de la première guerre mondiale. L'armée turque s'est battue héroïquement à Çanakkale
et perdit 250.000 soldats en luttant contre les forces ennemies rassemblées par
les Anglais. Quant aux Anglais, ils ont envoyé des troupes indiennes et des unités
recrutées dans d'autres colonies telles que l'Australie et la Nouvelle-Zélande
plutôt que leurs propres soldats pour combattre les Turcs. Les conséquences de
l'hostilité de Darwin envers les Turcs ont encore été ressenties bien après la
première guerre mondiale. Les groupes néonazis européens qui attaquent par traîtrise
les Turcs en Europe s'inspirent toujours et encore de cette absurdité que Darwin
soutenait à l'égard de la nation turque. On peut encore aujourd'hui trouver certains
propos de Darwin concernant les Turcs sur des sites Internet de groupes racistes.
(Voir le chapitre "L'alliance sanglante entre Darwin et Hitler") Le
racisme et le darwinisme social en Amérique Le darwinisme social
a aussi servi de soutien aux racistes et aux impérialistes dans d'autres pays
que la Grande-Bretagne. Il s'est ainsi propagé rapidement dans le monde entier.
A la tête de ceux qui ont soutenu la théorie de Darwin se trouvait le président
américain Théodore Roosevelt. Roosevelt était le principal partisan et exécuteur
du programme de purification ethnique appelé "relocalisation obligatoire" appliqué
aux indiens d'Amérique. Dans son livre The Winning of the West (La victoire de
l'Ouest), Roosevelt décrivit une idéologie poussant au massacre. Il y soutint
qu'une guerre raciale pour exterminer les indiens était inévitable.25
Sa plus grande force fut d'utiliser le darwinisme car cela lui
a donné la chance de définir les indigènes comme appartenant à une espèce arriérée.

Dans son livre
The Winning of the West (La victoire de l'Ouest), le président américain Théodore
T. Roosevelt théorisa une idéologie brutale puis la mit en application.
| Comme Roosevelt l'avait prévu, aucun des
traités conclus avec les indiens d'Amérique ne fut respecté. En 1871, le Congrès
ignora tous les traités conclus avec les indiens d'Amérique et décida de les exiler
tous vers des terres désertes afin qu'ils y attendent la mort. Si les indiens
n'étaient pas considérés comme étant humains, comment les traités conclus avec
eux pouvaient-ils être valables? Roosevelt a aussi prétendu
que la guerre raciale mentionnée ci-dessus représentait la culmination de l'établissement
des peuples anglophones (anglo-saxons) dans le monde.26 Josiah
Strong, évolutionniste américain et ecclésiastique protestant et l'un des partisans
principaux du racisme anglo-saxon, employa la même logique. Il écrivit: Alors
le monde entrera dans une nouvelle ère historique, celle de la compétition raciale
finale pour laquelle l'Anglo-saxon s'est préparé. Si je ne me trompe, cette race
puissante ira au Mexique, en Amérique Centrale, en Amérique du Sud, sur toutes
les îles, en Afrique et même au-delà. Personne ne peut douter que le résultat
de cette compétition sera "la survie du mieux adapté".27 Une
grande partie des racistes qui se sont servis du darwinisme social haïssaient
les noirs. Dans leurs théories racistes, on trouve une hiérarchie des races où
la race blanche est supérieure alors que la race noire est la plus primitive.
Il paraît clair que tous ont embrassé le concept de l'évolution avec grand enthousiasme.28
Henry Fairfield Osborn, le plus proéminent
des théoriciens racistes évolutionnistes, écrivit, dans un article intitulé "The
Evolution of Human Races" (L'évolution des races humaines), que "la moyenne intellectuelle
du noir adulte moyen est semblable à celle d'un jeune homme de 11 ans de l'espèce
Homo Sapiens".29 Selon
cette logique, les noirs ne sont pas des êtres humains. Carleton Coon, un autre
des partisans les plus connus de la pensée raciste évolutionniste, prétendit dans
son livre The Origins of Races (Les origines des races), publié en 1962, que les
races noires et blanches appartiennent à deux espèces différentes qui se seraient
séparées l'une de l'autre dans la période de l'Homo Erectus. D'après Coon, les
blancs se seraient développés davantage après cette séparation. Les partisans
de la discrimination contre les noirs se sont servis de cette explication pseudo-scientifique
pendant longtemps.

A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème
siècle, en Amérique, les blancs traitèrent les noirs d'une façon inhumaine. Les
différentes lois émises et leurs applications révélèrent clairement le statut
de race inférieure qui fut accordé aux noirs. Alors que les blancs vécurent dans
l’opulence, les noirs subirent des traitements inhumains. |
Le soutien scientifique permit au racisme de se propager
rapidement en Amérique. W. E. Dubois, connu pour être opposé à toute discrimination
raciale, déclara que "le problème du vingtième siècle est celui de la discrimination
raciale". Il souligna l'importance de la situation paradoxale suivante: comment
expliquer que le problème du racisme se soit répandu si facilement dans le pays
qui veut devenir la plus grande démocratie du monde et qui a, dans un certain
sens, atteint ce but démocratique? L'abolition de l'esclavage n'a pas suffi à
établir la fraternité entre noirs et blancs. La discrimination officielle est
devenue, selon Dubois, une situation ipso facto et légale, dont on cherche encore
une voie de sortie.30 Les
premières lois racialement discriminatrices sont aussi apparues à cette époque.
Elles étaient alors connues sous le nom des "lois de Jim Crow" (Jim Crow était
l'un des surnoms dérogatoires attribués par les blancs aux noirs). Les noirs n'étaient
pas traités comme des humains et étaient méprisés et dédaignés partout. Ceci ne
se bornait pas au comportement de quelques individus racistes, mais était une
politique légale adoptée par l'état américain. Juste après le passage de la première
loi approuvant la ségrégation raciale sur les chemins de fer et les trams au Tennessee
en 1875, tous les Etats du Sud adoptèrent la même loi. Des panneaux "Réservé aux
blancs" et "Réservé aux noirs" furent accrochés partout. En réalité, tout cela
n'était rien d'autre que l'octroi de statut officiel à une situation qui existait
déjà. Les mariages interraciaux furent interdits. Conformément à la loi, la ségrégation
fut obligatoire dans les hôpitaux, les prisons et les cimetières. En pratique,
cela incluait aussi les hôtels, les théâtres, les bibliothèques et même les ascenseurs
et les églises. La ségrégation dans les écoles était la plus sévère. Ce fut la
mesure qui affecta le plus sérieusement les noirs, constituant le plus grand obstacle
à leur développement culturel.
L'OPPRESSION DES NOIRS
Le Ku Klux Klan fut le groupe qui adressa les attaques les plus impitoyables contre
les noirs. La chaîne montrée dans l'image ci-contre fut employée pour enchaîner
des esclaves noirs. | La ségrégation
raciale officielle fut suivie d'une vague de violence. Il y eut une hausse rapide
des lynchages de noirs. Entre 1890 et 1901, environ 1.300 noirs furent lynchés.
Les noirs se sont révoltés dans plusieurs Etats pour dénoncer ces exécutions.
Le développement de pensées et de théories racistes
a naturellement accompagné cette période: peu de temps après, le racisme biologique
américain s'exprimait à travers les résultats obtenus par la méthode de mesure
de la capacité crânienne de R. B. Bean. Afin de protéger le nouveau continent
d'une vague de migration non contrôlée, une sorte particulière de racisme a surgi
en Amérique. Madison Grant, l'auteur du livre The Passing of the Great Race (1916),
écrivit que le métissage des deux races mènera à l'apparition d'une race plus
primitive encore que l'espèce inférieure.31
Il proposa ainsi que les mariages interraciaux soient interdits. Le
racisme existait déjà en Amérique et dans le monde entier avant Darwin. Cependant,
le darwinisme a offert un soutien évident aux vues et aux politiques racistes
de la deuxième moitié du 19ème siècle. Comme nous l'avons vu dans ce chapitre,
les racistes se sont servis des affirmations et des slogans darwinistes pour soutenir
leurs idées. Les notions qui, avant Darwin, avaient été considérées cruelles,
étaient maintenant acceptées comme loi naturelle. La
politique inhumaine des racistes darwinistes L'extermination des aborigènes
Les indigènes d'Australie sont connus sous le nom d'aborigènes.
Ces gens, qui avaient vécu sur le continent pendant des milliers d'années, ont
subi l'une des plus grandes exterminations de l'histoire suite à l'arrivée des
colons européens. La base idéologique et scientifique de cette extermination fut
le darwinisme. Les vues des idéologues darwinistes au sujet des aborigènes permirent
la sauvagerie dont ces gens ont souffert.
LE MASSACRE DES ABORIGENES
Les indigènes australiens, les aborigènes, ont été massacrés sous prétexte qu’ils
constituaient une espèce humaine peu développée. | En
1870, Max Muller, un anthropologue évolutionniste de la London Anthropological
Review, divisa les races humaines en sept catégories. Les aborigènes se trouvaient
dans la plus basse des catégories alors que la race aryenne, celle des européens
blancs, se trouvait dans la plus haute. H. K. Rusden, un célèbre darwiniste social,
prononça les mots suivants à propos des aborigènes en 1876: La
survie du mieux adapté signifie que la loi du plus fort est toujours la meilleure.
Donc, nous invoquons et accomplissons implacablement la loi inexorable de la sélection
naturelle en exterminant les Australiens inférieurs et les races de Maori... Et
nous nous emparons calmement de leur patrimoine.32 En
1890, James Barnard, le vice-président de la Société Royale de Tasmanie, écrivit:
"Le processus d'extermination est un axiome de la loi de l'évolution et de la
survie du mieux adapté." Il n'existait donc, comme il le conclut, aucun sentiment
de culpabilité dans le meurtre et la dépossession des aborigènes australiens.33
Les vues racistes impitoyables et sauvages
nourries par Darwin menèrent donc à un massacre épouvantable visant à exterminer
les aborigènes. Des têtes d'aborigènes furent clouées aux portes des gares et
du pain empoisonné fut distribué aux familles aborigènes. Dans plusieurs régions
d'Australie, les territoires habités par les aborigènes ont cruellement disparu
en l'espace de 50 ans.34 La
politique envers les aborigènes ne se limitait pas à des massacres. Beaucoup d'aborigènes
furent traités comme des animaux de laboratoire. L'Institut Smithsonian de Washington
D. C. a conservé restes de 15.000 personnes de races diverses. 10.000 aborigènes
australiens furent envoyés par bateau au Musée britannique, afin de comprendre
s'il existait vraiment "un maillon manquant" dans la transition de l'animal à
l'homme. Les musées ne s'intéressaient pas qu'aux os: ils ont
conservé des cerveaux appartenant aux aborigènes et les ont ensuite vendus à bon
prix. Il existe également des preuves qui montrent que des aborigènes australiens
ont été tués pour être employés comme spécimens. Les faits décrits ci-dessous
témoignent de cette cruauté: Le mémoire de fin de vie de Korah
Wills, maire de Bowen dans le Queensland en 1866, décrivit clairement la façon
dont il tua et découpa en morceaux les membres d'une tribu locale en 1865 afin
de se fournir en spécimens scientifiques. Edouard Ramsay, directeur
du musée australien de Sydney de 1854 à 1874, publia une brochure concernant le
musée; il décrivit les aborigènes comme étant "des animaux australiens". Il y
donna non seulement des instructions concernant la façon de profaner des tombes,
mais aussi concernant la façon de dissimuler les blessures de balle dans "les
spécimens" récemment tués. Amalie Dietrich (surnommée 'l'ange
de la mort noire'), une évolutionniste allemande, est venue en Australie demander
aux propriétaires de garnisons la permission de tuer des aborigènes pour obtenir
des spécimens, et en particulier pour avoir des peaux de bourrage et de montage
pour ses employés du musée. Bien que probablement expulsée d'au moins une propriété,
elle fut bientôt de retour à la maison avec ses spécimens. Un
missionnaire du New South Wales avait témoigné avec horreur du massacre d'une
douzaine d'Aborigènes, hommes, femmes et enfants, par la police montée. Quarante-cinq
têtes furent bouillies et les 10 meilleurs crânes furent envoyés en outre-mer.35
L'extermination des aborigènes a continué
pendant le 20ème siècle. L'enlèvement par force d'enfants aborigènes fut l'une
des méthodes employées pendant cette extermination. Alain Thornhill, dans un article
paru dans le Philadelphia Daily News du 28 avril 1997, décrivit de la façon suivante
la méthode employée contre les aborigènes: DES FAMILLES
ABORIGENES RACONTENT LES ENLEVEMENTS Les aborigènes qui vivaient
dans les déserts isolés du Nord-Ouest de l'Australie couvraient leurs enfants
à peau claire avec du charbon de bois, espérant ainsi empêcher les agents de la
sécurité sociale de les emporter. "Les agents de la sécurité
sociale vous enlevaient au moment où ils vous trouvaient," rapporta l'un des enfants
enlevés, plusieurs années plus tard. "Notre peuple nous cachait, nous peignait
avec du charbon de bois." "J'ai été pris à Moola Bulla," disait
un ouvrier qui avait été enlevé quand il était enfant. "Nous avions 5 ou 6 ans
environ." Son récit fut l'un parmi les milliers entendus par la Commission des
Droits de l'Homme et d'Opportunités Egales d'Australie créée spécifiquement pour
une enquête sur "la génération enlevée". De 1910 jusqu'aux années 1970, environ
100.000 enfants aborigènes ont été enlevés à leurs parents... Des enfants aborigènes
à peau claire ont été enlevés et donnés en adoption aux familles blanches. Les
enfants à peau brune ont été placés dans des orphelinats.36 Aujourd'hui,
la douleur est encore si grande que la plupart des récits du rapport final de
la commission intitulé "Les ramener chez eux" furent imprimés anonymement. La
commission a déclaré que les actions des autorités pouvaient être considérées
comme étant un génocide, selon la définition des Etats-Unis. Le gouvernement a
refusé de suivre les conseils de l'enquête qui proposait la formation d'un tribunal
afin d'estimer les paiements d'indemnité pour les enfants enlevés. Comme
nous venons de le voir, le traitement inhumain, les massacres, la cruauté, la
sauvagerie et les exterminations effectuées ont toujours été justifiés par des
thèses darwinistes tels que "la sélection naturelle", "le combat pour la survie"
et "la survie des mieux adaptés". Toutes ces souffrances subies
par les indigènes australiens ne sont qu'une petite partie des catastrophes mondiales
causées par le darwinisme. Ota Benga Suivant
la prétention de Darwin que les hommes et les singes descendraient d'un ancêtre
commun, des recherches de fossiles furent entreprises pour soutenir ce scénario.
Certains évolutionnistes pensaient trouver des créatures "mi-homme/mi-singe" dans
les fossiles répertoriés, aussi bien que dans le monde vivant dans diverses parties
du monde. Au début du 20ème siècle, les recherches du "maillon manquant" causèrent
plusieurs actes de sauvagerie. L'un de ces actes peut être illustré par l'histoire
du pygmée nommé Ota Benga. Ota Benga fut capturé en 1904 au
Congo par un chercheur évolutionniste appelé Samuel Verner. Cet indigène, dont
le nom signifie "ami" dans sa propre langue, était marié et père de deux enfants.
Il fut enchaîné comme un animal, enfermé dans une cage et envoyé aux Etats-Unis.
Au cours de l'exposition universelle de St. Louis, des scientifiques évolutionnistes
l'ont enfermé dans une cage avec diverses espèces de singe et l'ont présenté comme
"le maillon le plus proche de l'homme". Deux ans plus tard, ils l'ont emmené au
Zoo du Bronx de New York et l'ont exposé comme étant l'un "des ancêtres les plus
vieux de l'homme" avec des chimpanzés, un gorille nommé Dinah et un orang-outan
nommé Dohung. Le directeur évolutionniste du zoo, le docteur William T. Horniday,
a donné de longs discours sur combien il était fier de posséder "le maillon manquant".
Les visiteurs ont traité Ota Benga comme un simple animal vivant dans une cage.
Une édition du "New York Times" imprimée à cette époque décrivit ainsi les attitudes
des visiteurs: Il y avait, le dimanche, 40.000 visiteurs dans
le parc. Presque chaque femme, homme et enfant visitaient l'abri des singes pour
voir l'objet d'attraction du parc - l'homme sauvage venant d'Afrique. Ils le harcelaient
toute la journée, en hurlant, en raillant et en criant. Certains d'entre eux lui
ont donné des coups de poings dans les côtes, d'autres l'ont fait tomber, tous
se sont moqués de lui.37 L'édition
datée du 17 septembre 1906 du New York Journal indiqua que tout ceci servait à
prouver la théorie de l'évolution, tout en soulignant la grande injustice et cruauté
commise: … Ces hommes sans pensée et sans intelligence ont
exposé dans une cage à singes un nain humain d'Afrique. Leur idée était probablement
d'inculquer une bonne leçon d'évolution. En fait, le seul résultat
obtenu fut de perpétuer le mépris pour la race africaine, qui mériterait plus
de sympathie et de politesse de la part des blancs de ce pays, surtout si l'on
considère la brutalité dont elle a été l'objet ici…
OTA BENGA Ota Benga était
un indigène africain. Il fut pris au piège comme un animal par des chercheurs
évolutionnistes, mis en cage et exposé dans un zoo à côté de singes. |
C'est honteux et répugnant que le malheur d'un être humain,
son handicap physique, créé par la même Force qui nous a tous créés et nous a
accordé les mêmes sentiments et la même âme, le condamne à être enfermé dans une
cage avec des singes, et à être sujet de la moquerie publique.38
Le New York Daily Tribune mentionna aussi
qu'Ota Benga fut exposé dans le zoo afin de prouver la théorie de l'évolution.
La rhétorique défensive du directeur darwiniste du zoo ne comportait aucun scrupule:
L'exposition, la semaine dernière, d'un pygmée africain dans
la même cage qu'un orang-outang dans le parc zoologique de New York a causé une
critique considérable. Certains ont déclaré que c'était une tentative de la part
du Directeur Hornaday pour démontrer un rapport proche entre les noirs et les
singes. Mais le docteur Hornaday a nié tout cela. "Si ce petit homme est dans
une cage," a dit le docteur, "c'est parce qu'il y est plus confortable et parce
que nous ne savons pas quoi d'autre faire de lui. Il n'est absolument pas prisonnier
ici, cependant, personne ne peut dire qu'il serait prudent de lui permettre d'errer
seul dans la ville."39 Le
traitement animal envers Ota Benga dans le zoo a causé un malaise dans divers
cercles. Certaines fondations se sont adressées aux autorités pour faire cesser
cette pratique. Ils disaient qu'Ota Benga était un être humain et que c'était
une grande cruauté de le traiter de cette façon. L'une de ces demandes a paru
dans le New York Globe du 12 septembre 1906: Rédacteur de Globe:
Monsieur, j'ai vécu pendant plusieurs années dans le Sud. Bien
que je ne sois pas très tolérant envers les noirs, je les considère humains. Je
pense que c'est une honte que les autorités de cette grande ville permettent un
spectacle tel que celui du parc du Bronx - un jeune nègre, exposé dans une cage
de singe... Toute cette affaire de pygmée nécessite une investigation... A.E.R.
New York, 12 septembre 40 Voici
une autre demande sollicitant qu'Ota Benga soit traité comme un être humain: Le
clergé désapprouve l'exposition d'hommes et de singes Le révérend
Dr. MacArthur pense que cette exposition est dégradante "La
personne responsable de cette exposition se dégrade autant qu'elle dégrade l'Africain"
dit le Docteur MacArthur. "Au lieu de faire de ce petit homme une bête, on devrait
le placer dans une école pour qu'il puisse développer les facultés que Dieu lui
a accordées." Le Docteur Gilbert, quant à lui, était déjà convaincu
que l'exposition était une atrocité et que lui et d'autres pasteurs se joindraient
au Docteur MacArthur pour faire libérer l'homme des buissons de la cage de singe
afin de le placer ailleurs.41 Le
résultat final de ce traitement inhumain fut le suicide d'Ota Benga. Le problème,
ici, était plus grave que la perte d'une vie humaine. Cet événement était une
illustration claire de la cruauté et de la sauvagerie que le racisme darwiniste
pouvait provoquer.
| LES
ESQUIMAUX ET LA MISE EN ¦UVRE DU RACISME Robert
Peary, le chercheur reconnu de la région de l’Arctique, a ramené à New York, en
1897, un groupe d'esquimaux du pôle. Le plus jeune parmi ce groupe était un enfant
appelé Minik. Le groupe, qui incluait Minik et son père, fut exposé pendant une
longue période au Musée américain d'histoire naturelle. Pendant ce temps-là, le
père de Minik décéda suite à une maladie. Minik se retrouva seul et vulnérable
à New York. Un jour, Minik aperçu le squelette de son père exposé dans le Musée
américain d'histoire naturelle comme étant un "exemple d’espèce". Les autorités
du musée rejetèrent la requête de Minik qui demandait de récupérer le corps de
son père. Robert
Peary et ses vues racistes sont un autre point qui mérite d’être souligné quand
nous faisons référence à la vie de Minik. Peary, qui vécut parmi les esquimaux,
était convaincu que ces gens n'étaient pas égaux à lui-même. Selon lui, les esquimaux
et les noirs appartenaient à des races inférieures. Ils étaient des gens forts,
intelligents et dignes de confiance et ils subvenaient parfaitement bien à leurs
familles, cependant ils n'étaient pas aussi bons que les blancs… Il écrivit une
fois ces mots insolents: "On me demandait souvent: 'Quelle est l'utilité des esquimaux
sur terre?' Ils sont en effet loin d'avoir une valeur quelconque pour des entreprises
commerciales; et, en outre, ils manquent d'ambition. Ils estiment la vie tel que
le fait un renard ou un ours, soit purement par instinct."1 Un chercheur expliqua
l’objectif que Peary avait en transportant des esquimaux en Amérique: "Quelles
étaient les raisons de Peary d’avoir transporté ces six esquimaux à New York?"…
Ces six Esquimaux n’étaient peut-être que des spécimens, tout comme les crânes
et squelettes qu'il avait déjà rassemblés, mais plus intéressants encore parce
que le sang coulait toujours dans leurs veines… Il avait aussi une affinité morbide
pour le corps d'autres esquimaux qu'il avait connus. Il en avait exhumé de leurs
tombes fraîches l'année précédente pour les transporter au Sud afin d’orner les
salles d’un musée.2
Minik, Ota
Benga et beaucoup d'autres gens dont on ne connaît pas le nom subirent le même
destin dans les mains de soi-disant "scientifiques" qui considéraient des races
comme "inférieures". 1
Ken Harper, Give Me My Father's Body (Donnez-moi le corps de mon père), Steerforth
Presse, South Royalton, Vermont p. 8 2 Ken Harper, Give Me My Father's Body
(Donnez-moi le corps de mon père), Steerforth Presse, South Royalton, Vermont
p. 22 |
| LA MENTALITE
RACISTE EXISTE TOUJOURS ET TROUVE SON APPUI DE DARWIN  |
La supériorité dépend du caractère plutôt que du sang
Darwin a représenté les hommes comme étant une espèce d'animal
développée, dont certaines races n'ont pas encore achevé un développement suffisant
et sont donc encore très proches des animaux. Cela fut très dangereux et destructif
pour l'histoire humaine. Ceux qui se sont laissés guider par les idées de Darwin
ont impitoyablement opprimé des personnes de races différentes de la leur, en
les forçant à vivre dans des conditions invivables, voire en les exterminant.
Bryan Appleyard, auteur du livre A Brave New World (Un nouveau
monde plein de progrès), expliqua la mentalité tyrannique de base du racisme et
les conséquences qu'elle engendra: Une fois que les gens décident
que vous êtes une créature inférieure, que ce soit pour des raisons superstitieuses
ou scientifiques, il semble n'exister aucune limite à la cruauté qu'ils peuvent
vous infliger. De plus, ils sont susceptibles d'infliger cette cruauté sans ressentir
le besoin de se justifier. Il n'existe, en effet, qu'un petit pas entre croire
qu'un être humain est inférieur et croire qu'il est mauvais, dangereux ou menaçant
pour les autres êtres 'supérieurs'. En effet, certains poussent la généralisation
plus loin et insistent pour que tous les êtres 'inférieurs' soient considérés
dangereux parce qu'ils menacent la vie ou la santé de la race humaine entière.
Ils peuvent alors préconiser la stérilisation, restrictions sur le mariage et
même le meurtre pour empêcher l'assaut du réprouvé sur l'intégrité de l'espèce.42
Pourtant, tous les gens sont créés égaux
par Dieu. Le Coran annonce la création des hommes de la façon suivante: …
Qui a bien fait tout ce qu'Il a créé. Et Il a commencé la création de l'homme
à partir de l'argile, puis Il tira sa descendance d'une goutte d'eau vile (le
sperme); puis Il lui donna sa forme parfaite et lui insuffla de Son Esprit. Et
il vous a assigné l'ouïe, les yeux et les c¶urs. Que vous êtes peu reconnaissants!
(Sourate as-Sadjdah, versets 7-9) Comme les versets ci-dessus
le révèlent, les hommes portent l'âme que Dieu leur a insufflée. Chaque être humain,
sans tenir compte de sa race, pense, sent, aime, souffre, s'excite, connaît l'amour,
l'affection et la compassion. Il connaît aussi la tyrannie, le mépris et la difficulté.
Pour cette raison, ceux qui crurent ou croient au cours de l'histoire que les
gens d'autres races sont des animaux mi-développés et qui les maltraitent, les
offensent, les oppriment, en exploitent même une seule personne, et tous ceux
qui soutiennent ces pratiques pseudo-scientifiques commettent, sans le savoir,
un grand péché. Il existe aujourd'hui des sociétés humaines
relativement sous-développées. Les membres de ces sociétés portent toutes des
caractéristiques humaines, mais il leur manque certains critères qui dominent
technologiquement et culturellement le monde. Pour des raisons climatiques et
naturelles, beaucoup de communautés ont vécu isolées du monde et ont développé
des cultures très différentes. Mais il existe, dans chacune, toutes les caractéristiques,
les coutumes et les habitudes communes à l'humanité. Ceux qui avaient des intentions
cachées et qui reconnurent les avantages que le racisme leur procurerait, ont
embrassé la théorie de Darwin avec enthousiasme. Cela leur a permis de considérer
ces gens normaux comme appartenant à une race inférieure et comme étant des animaux.
Le résultat est qu'aujourd'hui, il existe encore des personnes qui oppriment et
méprisent les gens et les communautés les moins développés. Dieu
a cependant condamné tout racisme. Il a créé des êtres humains de couleurs et
de langues différentes. C'est une preuve indéniable de l'art et de la diversité
de Sa création: Et parmi Ses Signes la création des cieux
et de la terre et la variété de vos idiomes (langues) et de vos couleurs. Il y
a en cela des preuves pour les savants. (Sourate ar-Roum, verset 22) En
présence de Dieu, la seule supériorité est le caractère d'une personne, son abstention
de toutes sortes de péchés, rébellions, dégénérescences et déviations, et sa moralité
supérieure provenant de sa piété. A part sa piété, aucun homme ne peut avoir une
supériorité quelconque par rapport à un autre. Dieu nous révèle cette vérité dans
le verset suivant: O hommes! Nous vous avons créés d'un
mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, afin
que vous vous connaissiez mutuellement. Certes, le plus noble d'entre vous, auprès
d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur.
(Sourate al-Houdjourât, verset 13) |