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L'influence de la religion sur la vie sociale La mécréance a de
nombreux impacts néfastes sur les êtres humains et les civilisations. Dans une
société écartée de toute préoccupation religieuse, ses membres se caractérisent
par leur injustice, leur égoïsme et leur manque de fiabilité. Tel est fatalement
le tableau qu'on attribue aux sociétés mécréantes. Seules les valeurs religieuses
peuvent garantir la perfection morale pour les sociétés et pour les individus.
Ceux qui ont foi en Dieu et en l'au-delà se conduisent de façon responsable puisqu'ils
ne vivent que pour obtenir l'agrément de Dieu. Craignant Dieu, ils évitent soigneusement
les actes blâmables et les comportements qu'Il n'agrée pas. Une société dominée
par de tels hommes ne connaîtra pas de graves problèmes sociaux. En revanche,
un mécréant, dans la mesure où il n'admet pas qu'il sera puni ou récompensé selon
ses actes, n'observe pas les limites tracées par Dieu. Ne se souciant pas du jour
du Jugement dernier, il ne voit pas la nécessité de réfréner sa mauvaise conduite.
Tout en évitant certaines attitudes contraires aux règles de la société, beaucoup
de gens n'hésitent pas à commettre d'autres méfaits quand ils sont invités et
encouragés à le faire ou en ont l'occasion. Celui qui affiche ses penchants
pour la mécréance verra ses tourments commencer dès cette vie puisqu'il sait en
son for intérieur qu'il devrait adhérer aux valeurs de la religion. Il est certain
que chaque homme est doué de conscience. Mais tandis que ce mécanisme est bien
orienté chez les croyants, il ne fonctionne presque pas chez ceux qui ne vivent
pas selon les valeurs de la religion. En d'autres termes, ceux qui renient les
valeurs morales de la religion sont en proie à une détresse spirituelle. Chacun
en réalité sait qu'il a un Créateur, qu'il est responsable devant Lui et devrait
rechercher la perfection morale. Mais ceci est en totale opposition avec les souhaits
et désirs terrestres. C'est pour cela que les individus, soit rejettent
complètement la religion, soit se cherchent des excuses telles que "je suis quelqu'un
d'honnête, bon et sincère" pour échapper aux prescriptions du Coran. Cependant
dans les deux cas, ces gens savent dans leur for intérieur qu'ils devraient suivre
le modèle de vie agréé par Dieu. Dans les sociétés éloignées des valeurs religieuses,
la source de l'angoisse mentale, de tous les problèmes psychologiques et spirituels,
réside dans cette détresse spirituelle que nous appelons "remords". La situation
de ces gens qui éprouvent déjà ces tourments alors qu'ils vivent encore sur terre
est décrite dans le verset suivant: Et ils disent: "Pour
quand cette promesse si vous êtes véridiques?" Dis: "Il se peut qu'une partie
de ce que vous cherchez à hâter soit déjà sur vos talons." (Sourate an-Naml: 71-72) Les
remords ne sont qu'une infime partie du supplice éternel et insoutenable que le
mécréant subira dans l'au-delà. L'homme subit cette souffrance terrestre parce
qu'il adopte un mode de vie et une attitude contraires à la finalité de sa création.
Tant qu'il persiste dans sa mentalité irréligieuse, il est condamné à vivre cette
détresse spirituelle. C'est pourquoi il éprouve le besoin pressant de faire taire
la voix de sa conscience et d'être soulagé de sa souffrance morale. Moralement
et physiquement, l'homme est prédisposé par nature à embrasser les valeurs de
la religion. Dieu n'a pas seulement créé l'homme, Il a aussi créé pour lui les
meilleures conditions de vie. Aussi, la transgression des lois divines entraîne
des difficultés personnelles pour l'individu. Comme nous l'avons dit dans les
pages précédentes, il s'agit des problèmes sociaux et psychologiques qui sévissent
tout au long de l'histoire humaine. La seule façon d'éradiquer ces maux consiste
à adhérer aux valeurs de la religion car elle seule peut apporter un remède, au
sens réel du terme, à ces problèmes. L'adhésion aux valeurs
religieuses est une barrière contre le crime Il n'y a pas de raison qu'un
homme qui ne vit pas selon les valeurs de la religion, et donc ne s'attend pas
à être jugé un jour pour ses actes et châtié, observe les lois fixées par Dieu
et œuvre pour le bien et l'intérêt d'autrui afin d'obtenir l'agrément de Dieu.
D'après sa conception erronée de l'existence, il n'a qu'une vie et doit la vivre
dans les meilleures conditions, rechercher tous les objets de ses désirs et faire
ce qui lui plaît. Le Coran décrit ainsi ce mode de pensée: Et
ils dirent: "Il n'y a pour nous que la vie d'ici-bas: nous mourons et nous vivons
et seul le temps nous fait périr." Ils n'ont de cela aucune connaissance: ils
ne font qu'émettre des conjectures. (Sourate al-Jathiya: 24) Une personne
qui professe une vision aussi éloignée de la vérité est d'une grande vulnérabilité
face à toutes les tentations immorales. Elle peut se permettre de mentir sans
vergogne, voler, rompre ses engagements, recourir à la violence, tromper autrui,
exploiter les gens dès qu'elle en a l'occasion. Il n'y a rien qui puisse l'écarter
du mal. Avec le temps, asservie à son ego (l'âme inférieure), elle obéit aux commandements
de celui-ci sans hésitation et son inconduite ne connaît pas de bornes. Si son
intérêt l'exige, elle peut être prête à commettre un meurtre. Les quotidiens sont
emplis de tels faits divers: des individus tuant leurs voisins pour leur voler
les bijoux, des femmes tuant leur mari dans un accès de rage, des parents torturant
leurs enfants, des enfants assassinant leurs parents pour de sombres questions
d'argent. Des incidents de ce genre se produisent chaque jour par milliers, dont
bon nombre restent cachés. Ils sont autant de preuves attestant que les hommes
sont devenus les esclaves de leurs bas instincts. Sur un plan spirituel, ils sont
inférieurs aux animaux. Dans le Coran, un individu pareil est appelé "le transgresseur
de toutes limites, le pécheur" (Sourate al-Mutaffifune: 12).

Une personne qui ne vit pas selon le Coran ne s'embarrasse
pas de scrupules et, avec le temps, se laisse entièrement mener par son âme bestiale.
Il n'y a pas de limite aux perversités qu'elle peut commettre. Lorsque son intérêt
l'exige, elle ne voit aucun inconvénient à commettre un meurtre. Si de nos jours
les journaux sont pleins de ce type de faits divers, c'est à cause de l'existence
d'individus qui ne craignent pas Dieu. | Dans
une société où n'importe qui peut faire n'importe quoi à toute heure, une personne
ordinaire assise à côté de vous dans le bus, au centre commercial, ou au théâtre
peut devenir un danger potentiel. Il peut s'agir d'un voleur, d'un meurtrier,
d'un violeur. De plus, une telle personne peut avoir une apparence avenante, être
issue d'un milieu favorisé et avoir une brillante éducation. Une interview tirée
d'un magazine populaire le confirme: Q: "Vous dites que vous êtes fasciné
par le meurtre. Dans ce cas, pensez-vous en commettre un jour?" R: "...
Plusieurs fois j'ai été tenté de commettre un meurtre. Je n'avais pas de victime
préméditée, juste l'envie de tuer huit ou neuf personnes en un jour. L'âme humaine
est encline à une telle violence, et je ressens cela au plus profond de moi. Cependant,
un vrai meurtre ne sonne pas si bien: il y a le sang, le cadavre, les sirènes,
la police... tout ce fouillis. Malgré tout, les meurtres me tentent toujours." Q:
"Quel genre de meurtre aimeriez-vous commettre?" R: "Je voudrais absolument
utiliser une arme à feu. Le poison ne suscite pas cette terreur à laquelle le
meurtre est associé, c'est trop furtif." À notre grande surprise, la personne
interviewée qui est connue dans sa société comme étant éclairée abrite en elle
des penchants terroristes et n'hésite pas à les exprimer. Cela nous donne une
image éloquente de la société qui renie les valeurs religieuses. Cet exemple nous
montre à quel point est terrifiante la nature des hommes qui n'ont ni foi ni crainte
envers Dieu. Les prescriptions du Coran au sujet du meurtre que les mécréants
peuvent commettre si facilement sont les suivantes: C'est
pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une
personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme
s'il avait tué tous les hommes… (Sourate al-Ma'ida: 32) L'exemple donné
dans ce verset où Dieu dit que tuer un homme revient à tuer l'humanité toute entière
est très important. Dans un autre verset, il est également dit que celui qui commet
un meurtre subira le châtiment éternel de l'enfer (Sourate an-Nisa': 93). Dans
ce cas, un homme qui craint Dieu ne peut même pas concevoir le meurtre d'une seule
personne. Ceci est illustré par l'histoire des deux fils d'Adam (psl). L'un d'eux
voulut tuer son frère par simple jalousie. La victime qui craignait Dieu a adopté
une attitude exemplaire. Si tu étends vers moi ta main pour
me tuer, moi, je n'étendrai pas vers toi ma main pour te tuer: car je crains Allah,
le Seigneur de l'univers. (Sourate al-Ma'ida: 28)
Sous des titres tels que "Une guerre mondiale contre l'arnaque"
et " Guerre contre la corruption", le magazine Time a consacré plusieurs de ses
couvertures à des scandales liés à des escroqueries qui ont éclaté aux quatre
coins du monde, de la Colombie à l'Inde, de la France à la Corée du nord, du Japon
à l'Espagne. La seule solution à ce problème, qui puise sa source dans la mécréance,
consiste à vivre selon les préceptes du Coran. | Ici,
la différence entre le croyant et le mécréant apparaît dans toute son évidence.
Quelles que soient les circonstances, les croyants ne se risquent pas même à contempler
un spectacle méprisé par Dieu. L'exhortation du Prophète (pssl) aux croyants,
"Il ne devrait y avoir aucune nuisance, ni nuisance réciproque" (Sunan
ibn Majah), le montre très clairement. De l'autre côté, les mécréants se
sentent libres de commettre toutes sortes de forfaits. Les préceptes de
l'Islam débarrassent la société de fléaux tels que le vol, la corruption, le mensonge
et le meurtre. Celui qui adhère à la morale islamique vit en se conformant aux
limites tracées par Dieu et n'obéit pas à ce que lui murmure son âme bestiale. Au
contraire, celui qui ne vit pas de façon conforme à la religion se comporte toujours
selon ce que lui dictent ses intérêts. Et c'est cela précisément qui le conduit
à commettre des forfaits. Par exemple, le vol peut sembler profitable du point
de vue de l'intérêt personnel matériel, mais la religion l'interdit. En vérité,
le vol nuit au voleur et au volé tout autant. Toutes les épargnes d'un individu
peuvent être volées en une nuit tandis que le voleur peut être la proie d'une
crise de conscience. Pour cette raison, la religion interdit de tels méfaits et
ouvre la voie à une vie paisible et harmonieuse sur terre. Ici, un mécréant
pourrait nous objecter: "Je ne crois pas en Dieu, mais je ne triche jamais avec
autrui non plus." En effet il est tout à fait possible que cette personne ne fasse
rien de malhonnête dans sa vie à cause de ses principes. Mais dans certaines circonstances,
elle pourrait ne pas résister à la tentation et tromper alors autrui. Par exemple
elle peut se retrouver à court d'argent ou être dans un environnement où la tromperie
est très bien tolérée. D'autres contextes peuvent rendre la tromperie et/ou le
vol plus "acceptables" et mener cette personne au péché. Cependant le Coran
interdit formellement de s'emparer des biens d'autrui. Une personne qui vit selon
les commandements de la religion n'essaie jamais d'abuser autrui. La tromperie
est une forme d'injustice dénoncée dans maints versets: Et
ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens, et ne vous en servez pas
pour corrompre des juges pour vous permettre de dévorer une partie des biens des
gens, injustement et sciemment. (Sourate al-Baqara: 188) Le
Coran confie les responsabilités aux gens informés et expérimentés De nos
jours, la principale raison pour laquelle de nombreux problèmes restent non résolus
réside dans le fait que les personnes chargées de s'en occuper n'ont pas les qualifications
ni les talents nécessaires pour le faire. Dans des sociétés où les prescriptions
de l'Islam ne sont pas appliquées, il y a beaucoup de gens dépourvus des compétences
élémentaires requises par leurs responsabilités. Bien plus, même si elles ont
les aptitudes, elles n'ont pas la vocation d'œuvrer pour le bien des autres ou
de travailler au service de l'humanité. Souvent le critère selon lequel telle
position ou fonction échoit à un individu, n'est pas ses compétences ou ses qualifications,
mais plutôt un entrelacement d'intérêts individuels et de privilèges. Par
exemple, quand le directeur d'une usine familiale meurt ou part à la retraite,
c'est son fils qui assume généralement la fonction de diriger l'entreprise. Lorsque
cette décision est prise, on ne prend pas en compte le fait que l'héritier est
capable ou non d'assumer cette responsabilité. Il se peut même qu'il n'ait aucun
intérêt pour ce travail. Cependant comme aucun autre poste ne peut lui assurer
le succès, la sécurité et la respectabilité qu'il recherche, il accepte cette
fonction à contrecœur. Dans ce cas, il n'arrive pas à régler les problèmes qui
se posent à l'usine ou à prendre à temps les mesures nécessaires. C'est là une
situation qui risque de poser des problèmes plus dramatiques encore au fil du
temps. Mais dans un environnement où prévalent les valeurs du Coran, de
tels problèmes ne se présentent jamais car le Coran enjoint aux croyants de confier
les responsabilités à ceux qui ont la compétence et les aptitudes requises pour
les porter: Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts
à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité.
Quelle bonne exhortation qu'Allah vous fait! Allah est, en vérité, Celui qui entend
et qui voit tout. (Sourate an-Nisa': 58) Celui qui a foi en Dieu et vit
selon les enseignements de la religion garde à l'esprit les commandements divins.
Par conséquent, une société où vivent des croyants est composée de "ceux qui gardent
les dépôts confiés à eux, et respectent leurs engagements scrupuleusement et qui
témoignent de la stricte vérité" (Sourate al-Ma'arij: 32-33). Dans une telle société,
chacun assume ses responsabilités au mieux de ses capacités. La
morale de l'Islam purifie l'homme de l'infidélité et de la déloyauté La
religion enseigne à l'homme les notions de parole et fidélité. Il serait illusoire
d'espérer que de telles valeurs perdurent dans une société qui n'est pas régie
par celles du Coran, puisque les individus ne restent fidèles à autrui en toutes
circonstances, aussi bien en temps de paix qu'en temps de troubles, que lorsqu'ils
recherchent l'agrément de Dieu. Autrement, si l'on pense qu'on ne rendra pas compte
de ses actes, on se laisse conduire par ses intérêts et on ne tarde pas à devenir
une créature complètement égoïste. La société abonde en exemples de ce type.
Les gens se détournent rapidement de ceux qui quittent une position éminente,
de la célébrité qui n'attire plus sur elle l'attention du monde, de l'homme fortuné
qui fait banqueroute. De même, un homme éprouvé par une maladie mortelle souffre
amèrement de la perte de ses amis qui l'abandonnent. Les journaux regorgent chaque
jour de tels cas d'infidélité. Par exemple, dans le monde des affaires, nombreux
sont ceux qui trompent leur partenaire. Dans toutes ces relations reposant sur
l'intérêt, on assiste à toutes sortes de spectacles immoraux puisque l'argent
est ce qui importe le plus dans cette vie. L'amitié est un autre domaine
où l'infidélité est monnaie courante. Dans les sociétés mécréantes, on n'hésite
pas à abandonner ses meilleurs amis si une opportunité plus intéressante se présente.
De nombreuses personnes ont subi la perte de leurs amis pour des raisons semblables.

Un grand nombre de personnes âgées aujourd'hui sont confiées
aux maisons de retraite ou tout simplement laissées à la rue. C'est l'une des
conséquences de la mécréance qui sévit dans ces sociétés où l'être humain n'a
pas de valeur. | La même constatation vaut pour les
mariages. Les conjoints se trompent l'un l'autre pour des raisons insignifiantes.
Ils peuvent se permettre ce type de comportement car selon leur raisonnement tordu,
les actes malhonnêtes qu'ils commettent restent cachés, si personne n'en est témoin.
Dès lors, rien ne peut les arrêter. En bref, dans les sociétés mécréantes, dans
la plupart des relations humaines règnent l'infidélité et la déloyauté, ce qui
fait naître la méfiance entre les hommes. La logique tordue qui prévaut
dans les civilisations mécréantes ne se limite pas à ces exemples. Les gens réputés
pour leur gloire, leur beauté et qui jouissent de l'amour de milliers de fans
le perdent tragiquement quand ils sont dépossédés de leur auréole de célébrité
et de charme. Ils deviennent alors confinés dans leur solitude. Dans la plupart
des cas, ils sont condamnés à attendre la mort, pauvres et solitaires. Tout d'un
coup, leurs amis, leurs fans, la presse, tout disparaît. C'est la face amère mais
bien réelle du type de vie qu'ils mènent. La croyance qui gouverne l'existence
des gens qui n'ont pas foi en Dieu soutient que l'homme descend de créatures semblables
aux singes, et que c'est le résultat d'une évolution. C'est pourquoi l'apparence
physique et l'aisance matérielle sont les principales valeurs qui distinguent
les individus dans la société. Une fois que ces valeurs disparaissent, on perd
tout crédit aux yeux des autres. Il est certain que cette philosophie ne permet
pas d'attacher de l'importance à un être qui descend d'un simple primate. Toute
l'attention se reporte sur l'argent et la gloire qu'on détient. Des gens plus
jeunes et plus beaux remplacent les personnalités vieillissantes et la société
marginalise ces dernières puisqu'elles ne lui sont plus d'aucune utilité. Le reste
de la société est également composé de gens qui pensent descendre du singe et
finir en poussière. Comme cette philosophie ne met pas en avant des valeurs comme
la fidélité, ces hommes confient leurs parents une fois devenus vieux à des institutions
spécialisées, oubliant qu'autrefois ces gens se sont occupés d'eux. Pire, ces
personnes âgées reçoivent souvent de mauvais traitements dans ces établissements.
Les gens qui vivent selon les valeurs du Coran sont très
loyaux les uns envers les autres car ils croient en la vie éternelle de l'au-delà.
La morale du Coran est l'unique solution à tous nos problèmes, quels qu'ils soient.
| Comme on le voit, un cœur dépourvu de valeurs
morales peut inspirer à l'homme une conduite négligente voire violente vis-à-vis
de ses propres parents. L'infidélité imprègne tous les types de relations humaines.
Ce problème social qui instille la peine et le trouble dans l'âme humaine peut
être résolu seulement si on observe les valeurs de la religion. Quand les hommes
adhèrent aux vertus religieuses, plus personne n'apparaît aux yeux d'autrui comme
étant sans valeur, bon à rien. L'individu ne se distingue plus par sa bonne apparence,
ni par ses biens, ou son statut social. Sa crainte de Dieu et la perfection morale
qu'il manifeste sont les caractéristiques qui le rendent précieux. Le corps n'est
qu'une faveur accordée temporairement à l'homme. L'homme est sur terre en vue
d'un test. Il y passera un court séjour avant de gagner sa demeure éternelle dans
l'au-delà, où il sera jugé pour ses qualités morales. C'est pourquoi le bon caractère
est la seule chose qui importe. Dieu demande à ses serviteurs d'être fidèles les
uns aux autres et de ce fait, c'est là ce qui convient aux croyants. Quand
la morale islamique prédomine, on assiste aux plus beaux exemples de fidélité
et de loyauté. Les enfants chérissent leurs parents, peu importe leur âge; les
parents, les artistes, les savants qui ont servi leur pays sont tenus en haute
estime. Les jeunes gens n'abandonnent pas les membres aînés de la famille quand
ils vieillissent. Ils leur rendent visite fréquemment et font de leur mieux pour
les aider. Dans une telle société, l'amitié dure toute une vie… Plus que des amis,
les hommes deviennent frères. De plus, en cas de maladie ou de problèmes, ils
s'entraident de leur mieux pour gagner l'agrément de Dieu. Les couples qui veulent
se marier maintiennent leur relation dans le souvenir et le rappel de Dieu. Ayant
foi en l'existence d'une vie éternelle après la mort, ils manifestent un parfait
dévouement l'un vers l'autre. Cette qualité n'est jamais altérée par les circonstances,
pas même si l'un d'eux devient infirme, âgé ou grabataire. Par exemple, le dévouement,
l'amour et le respect d'un homme pour sa femme demeurent inchangés même si elle
perd des charmes précocement du fait de brûlures sur son visage. C'est simplement
parce que le croyant prise l'esprit avant toute chose. En effet la patience manifestée
dans les moments problématiques est recherchée par les croyants. Les propos suivants,
tenus par le Prophète (pssl) explique le sens de la loyauté qui unit les croyants
les uns aux autres: Le musulman est le frère du musulman: il ne lui porte
pas préjudice ni ne l'abandonne. Si quelqu'un prend en charge les besoins de son
frère, Dieu pourvoira aux siens; si quelqu'un soulage son frère d'un souci, Dieu
le soulagera aussi de l'un de ses soucis le jour de la Résurrection. (Al Bukhari,
Muslim) Cette notion de loyauté s'étend à toutes les relations dans lesquelles
s'engagent les croyants, y compris les relations professionnelles ou d'affaires.
Le respect des promesses et des contrats est l'un des traits typiques du croyant
intègre. Dans une société qui n'est pas régie par les valeurs du Coran, il serait
vain d'exiger des gens qu'ils tiennent leurs promesses et soient loyaux. Un
point mérite d'être mentionné ici: un homme peut prétendre qu'il ne rompt jamais
ses promesses ni ne fait preuve de déloyauté en dépit de sa mécréance. Il se peut
qu'il prouve en effet qu'il ne s'est jamais rendu coupable de tels actes au cours
de sa vie. Toutefois, comme nous l'avons mentionné plus haut, les conditions peuvent
changer au point qu'il pense pouvoir mettre en avant son intérêt. Dans ce cas
il peut être tenté par les perspectives ouvertes par ces nouvelles conditions.
Alors que, quelles que soient les conditions, un croyant n'ose jamais s'aventurer
dans une situation qui déplait à Dieu. La paix et la sécurité
règnent partout où les hommes adhèrent à la voie tracée par Dieu Dieu exhorte
l'homme de vivre dans un environnement où règnent la paix et la sécurité. Dans
un tel environnement, la fureur, la colère et les autres attitudes immorales n'existent
pas puisqu'elles sont proscrites par Dieu Qui dépensent
dans l'aisance et dans l'adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui
- car Allah aime les bienfaisants. (Sourate Al 'Imran: 134) Ceux
qui évitent [de commettre] des péchés les plus graves ainsi que les turpitudes,
et qui pardonnent après s'être mis en colère. (Sourate ash-Shura: 37) Le
Prophète Mohammad (pssl) a également appelé les croyants à maîtriser leur colère
dans nombre de ses propos: L'homme fort n'est pas celui qui surpasse les
autres par sa force mais celui qui se maîtrise lui-même quand il est en colère.
(Al Bukhari) Dieu nous décrit ainsi les croyants dans le Coran et ceux-ci veillent
méticuleusement à ne pas agir de façon contraire à ses préceptes, étant donné
qu'ils consacrent leurs vies à la recherche de l'approbation divine. Dans chaque
mot qu'ils prononcent, dans chaque pas qu'ils effectuent, dans chaque attitude
qu'ils adoptent, ils s'efforcent simplement de faire ce que Dieu agrée. Dieu nous
demande d'avoir un comportement qui est même supérieur à la bonne moralité et
qu'Il définit comme étant le "meilleur". Dans plusieurs versets, Dieu attire notre
attention là-dessus. Et dis à Mes serviteurs d'exprimer
les meilleures paroles… (Sourate al-Isra': 53) Repousse
le mal avec ce qui est meilleur… (Sourate al-Mu'minun: 96) La
bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui
est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un
ami chaleureux. (Sourate Fussilat: 34)
Dans le Coran, Dieu dit: "Repousse le mal avec ce qui est
meilleur." Savoir garder son sang-froid et rester calme en toutes circonstances
sont des attitudes que Dieu nous recommande dans le Coran. |
Dans un environnement où les gens adhèrent aux préceptes du Coran,
chacun s'efforce de développer les meilleures manières, la paix et la tranquillité
deviennent un mode de vie naturel. La colère, les conflits, les disputes disparaissent
tout simplement. Les croyants ne se permettent jamais de manifester une telle
attitude: ni en famille, ni au travail, ni dans les embouteillages, on ne voit
de tels spectacles. Ces mœurs imparfaites qui sont si facilement tolérées par
les autres sont en effet embarrassantes pour les croyants. Quand la morale
islamique est strictement appliquée dans une société, une atmosphère naturellement
paisible y règne. Dans la situation contraire, les gens souffrent de nombreux
problèmes. Il n'est pas facile d'empêcher une personne qui ne vit pas selon les
enseignements coraniques d'avoir une conduite négative. Il est probable en effet
qu'une telle personne soit en proie à des dispositions d'esprit changeantes puisqu'elle
se laisse conduire par ses désirs; sans crier gare, elle peut se mettre en colère,
réagir de façon dégradante ou même faire preuve de violence. En fait, ressentir
de la fureur est un signe explicite d'une instabilité individuelle et sociale.
Comme on l'a dit plus haut, c'est quelque chose que l'on voit couramment chez
les couples, les amis, dans la vie professionnelle ou familiale. Il y a peu de
gens qui ne sont pas ennuyés quand les choses ne se passent pas bien, quand ils
se sentent sous pression, ou que leurs intérêts sont en jeu. Dans une telle société,
il est vraiment difficile de vivre en paix. Ses membres font peu cas de la réaction
des autres. Peu de gens imaginent que la personne avec qui ils sont pourrait être
épuisée, manquer de sommeil, être malade ou avoir un problème. Les hommes sont
des êtres faillibles et il est humain d'avoir des défaillances. Il est donc insensé
de réagir en les insultant ou en les agressant quand il s'agit de fautes mineures.
Toutefois dans les sociétés mécréantes, un repas brûlé, une chemise tâchée, un
repas commandé qui se fait trop attendre au restaurant sont autant de raisons
de créer des disputes. Inversement, les membres de ces sociétés restent tout simplement
indifférents face à des comportements injustes si ceux-ci ne les affectent pas
directement. La moralité de l'Islam assure à l'homme un
équilibre moral Ceux qui adhèrent aux valeurs de la religion reconnaissent
que tout ce qui arrive est sous le contrôle de Dieu et de ce fait se soumettent
à Lui. Cette conscience leur apporte un équilibre spirituel. Bon ou mauvais, aucun
incident ne leur fait perdre cette maîtrise, ils ne tombent jamais dans des réactions
excessives car ils ne se laissent pas conduire par leurs émotions mais par la
raison en toutes circonstances. C'est pour cette raison que ce sont des gens dignes
de confiance. Surtout dans les périodes de problèmes, ils prennent toutes les
précautions possibles pour réduire les désagréments dont leur entourage ainsi
qu'eux-mêmes souffrent. Instruits des préceptes du Coran, le guide révélé par
Dieu à l'humanité, les croyants reflètent la morale coranique dans leurs actes
et leurs mœurs. En appliquant scrupuleusement les injonctions divines et en ayant
une grande crainte de Dieu ils élèvent sensiblement leur conscience et leur compréhension.
Ils sont ainsi dotés de capacités de jugement et réflexion qui leur permettent
d'avoir la meilleure conduite et les bons mécanismes de décision.

La peur, l'agitation, l'anxiété affectent particulièrement
ceux qui ne vivent pas conformément à la religion. Ces troubles finissent souvent
par rendre de tels individus instables psychologiquement. | Il
est certain qu'un croyant disposant de ces qualités ne connaît pas la panique,
le chagrin ou le désespoir. Il ne se sent pas non plus concerné par les évènements
qui lui semblent défavorables et se conduit toujours rationnellement. Il résiste
aux difficultés et ne renonce jamais. Même dans l'adversité, il se montre courtois
envers autrui et fait preuve de patience, ce qui est le signe d'un caractère intègre
et mature. Conscient que tout est placé sous le contrôle de Dieu, un croyant garde
toujours ce verset à l'esprit: Nul malheur n'atteint la
terre ni vos personnes, qui ne soit enregistré dans un Livre avant que Nous ne
l'ayons créé; et cela est certes facile à Allah, afin que vous ne vous tourmentiez
pas au sujet de ce qui vous a échappé, ni n'exultiez pour ce qu'Il vous a donné.
Et Allah n'aime point tout présomptueux plein de gloriole. (Sourate al-Hadid:
22-23) Incapables de comprendre cela, ceux qui vivent en dehors des limites
de la religion se sentent toujours préoccupés, ils ressentent peur et agitation
et sont victimes d'une détresse profonde. Le stress les rend émotionnellement
et mentalement instables. Pour quiconque les observe de l'extérieur, leur façon
d'être est troublante. Ce genre de personne change sans cesse d'humeur. Alors
qu'ils semblent heureux, ils éclatent soudainement en sanglots. Ce qui les rend
tristes ou joyeux est la plus part du temps imprévisible. Parfois ils se rappellent
un souvenir déplaisant et tombent dans la tristesse. Ils font facilement une dépression
et n'hésitent pas à dire qu'ils sont dans un état de totale dépression. De temps
à autre, ils pensent au suicide et parfois s'y essaient. Ce type de personne ne
pose pas de limite dans son comportement. Elle n'a aucune idée de ce qui est juste
et ce qui ne l'est pas, du comportement adéquat et de celui qui ne l'est pas,
de ce qui est sensé et ce qui ne l'est pas, du fait qu'elle est ignorante des
critères donnés par la religion authentique. Ces gens ne placent pas leur
confiance en Dieu puisqu'ils ne connaissent pas la religion. Ils ne sont pas conscients
du fait que ce que Dieu crée fait partie de notre foi, que toute chose, bonne
ou mauvaise, arrive par Sa volonté, et que tout ceci n'est qu'un test créé pour
mettre l'homme à l'épreuve. Parce qu'ils ne sont pas en possession des enseignements
de la religion, ils ne comprennent jamais la vraie finalité qui sous-tend les
évènements qui les frappent. C'est pourquoi ils ne les accueillent pas comme ils
devraient. Attribuant tout cela au hasard, ils se sentent en danger, préoccupés,
accablés. C'est pour cela qu'ils prennent de mauvaises décisions et ont des réactions
inadéquates. Ils éprouvent du regret pour leurs actions.
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Ils ne peuvent établir de critères valables pour aucun sujet. Ils sont
contents et deviennent impulsifs quand les choses vont comme ils le souhaitent.
Puis soudain, ils deviennent insolents et arrogants. Quand ils se réjouissent,
ils perdent tout contrôle, se comportent de façon humiliante et affichent des
manières frustes. Ils peuvent faire des choses imprévisibles, crier ou pleurer
de joie. Quand ils sont irrités, ils parlent sèchement ou deviennent agressifs. Ces
attitudes ne sont pas confinées à certaines catégories de la société. Dans les
civilisations dépourvues de l'esprit de la religion, les personnes les plus mûres,
les plus éduquées et les plus raisonnables, sont enclines à perdre leur maîtrise
d'eux-mêmes et à gâcher leurs talents par de mauvais desseins. On voit souvent
ces gens s'abaisser à de viles actions ou devenir agressifs quand leurs intérêts
sont en jeu ou que les choses ne vont pas conformément à leurs souhaits. Les
hommes qui adhèrent à la religion ont un caractère ferme et résolu Dans
de telles sociétés, même si les gens semblent être forts individuellement, ils
sont astreints à certaines limites. Face à certaines circonstances, ils ne peuvent
surmonter leurs faiblesses. Même la personne connue pour la fermeté de ses principes
peut les remettre en question si ses intérêts sont menacés. Sous la pression,
dans l'adversité, en cas de difficulté ou de maladie, ou quand ils pensent qu'il
n'y a personne à l'entour pour les condamner, il est probable que les gens n'observent
pas de limites. Ils peuvent accepter de bon cœur les propositions attrayantes
puisqu'il n'y a aucune raison de ne pas sacrifier leurs principes pour assouvir
leurs désirs. Comme nous l'avons vu, ce qui importe, ce n'est pas que l'on
ait commis ou non ce genre de méfaits. Ce qui compte c'est qu'il n'y a rien qui
empêche une personne qui néglige les valeurs de la religion de ne pas s'adonner
à ses désirs égoïstes. Comme elle ne craint pas Dieu, une telle personne n'a pas
la force de se conformer strictement à Sa volonté. La situation est tout
autre pour celui qui a une parfaite compréhension des principes islamiques. Rien
ne brise sa résolution de faire ce qu'il pense être vrai. La principale raison
en est sa profonde certitude de l'existence de Dieu. Il est conscient que Dieu
voit, entend et sait tout ce qu'il cache dans son cœur et sent qu'il est toujours
en présence de Dieu. Celui qui croit vraiment en Dieu a une personnalité et une
volonté fortes, et observe scrupuleusement les lois divines. Il n'ose jamais commettre
ce qui Lui déplait. Peu importe ce qui arrive, il montre une volonté inébranlable
de se rapprocher de Dieu. Comme l'attestent ces versets: Dans
des maisons [des mosquées] qu'Allah a permis que l'on élève, et où Son Nom est
invoqué; Le glorifient en elles matin et après-midi, des hommes que ni le négoce,
ni le troc ne distraient de l'invocation d'Allah, de l'accomplissement de la Salat
et de l'acquittement de la Zakat, et qui redoutent un jour où les cœurs seront
bouleversés ainsi que les regards. Afin qu'Allah les récompense de la meilleure
façon pour ce qu'ils ont fait [de bien]. Et Il leur ajoutera de Sa grâce. Allah
attribue à qui Il veut sans compter. (Sourate an-Nur: 36-38) La
morale islamique purifie l'homme de l'égoïsme Il n'est pas surprenant de
constater que celui qui n'adhère pas aux valeurs de la religion ne pense souvent
qu'à lui. C'est en réalité la condition sine qua non de la philosophie qu'il suit
dans la vie. Le sens du sacrifice, la pitié et la bonne moralité sont des valeurs
introduites par la religion; seule la religion veille à ce qu'on les prenne à
cœur. Seuls ceux qui croient en Dieu et en la vie future et sont conscients qu'ils
devront rendre compte de leurs actes peuvent faire preuve de cette perfection
morale décrite par le Coran. C'est pour cela que dans le cas d'un mécréant il
est improbable qu'il puisse avoir une attitude aussi exemplaire. De plus il ne
serait pas juste qu'un mécréant dise: "Il y a tant de gens égoïstes sur terre,
mais je n'en suis pas un." Car lorsqu'on n'adhère pas aux valeurs religieuses,
on n'a pas d'autre choix que d'être égoïste. La raison de cet état de fait n'est
pas différente de celle qui explique les autres types d'attitudes immorales: ne
pas croire en l'existence de la vie future, ne pas croire que nos méfaits seront
punis dans l'au-delà, et n'avoir aucune crainte de Dieu.
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C'est ce qui explique que ceux qui vivent hors des limites de la religion
poursuivent leurs seuls intérêts et ne se soucient pas des autres. Leurs principaux
souhaits dans la vie sont d'être plus riches, de gravir les échelons, d'avoir
un meilleur mode de vie… Pourvoir aux besoins des nécessiteux, des pauvres, des
vieux ou agir pour le bien de la société sont les moindres de leurs soucis. Leur
conception de la vie n'inclut pas le sens du sacrifice ou la vocation de faire
le bien. L'attitude des gens autour d'eux n'est pas très différente de la leur,
puisque l'indifférence est monnaie courante dans la société. Cette tendance générale
soulage la conscience individuelle. En bref, dans une société où les valeurs
religieuses sont négligées, l'égoïsme est une réalité inévitable. Dieu attire
notre attention sur ce penchant de l'homme dans le verset suivant: …
les âmes sont portées à la ladrerie. Mais si vous agissez en bien et vous êtes
pieux... Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. (Sourate
an-Nisa': 128) Les gens égoïstes mettent en avant le bien-fondé de leur
conception même dans les choses les plus banales. Peu importe ce dont les autres
ont besoin, ou ce qu'ils veulent. Prenons l'exemple d'un voyageur debout dans
un autobus: se sentant épuisé, l'égoïste cherchera coûte que coûte à prendre un
siège abandonné, sans s'assurer qu'il n'y a pas à côté de lui une personne âgée
ou malade, ou une femme qui aura besoin de se reposer. Malgré la présence d'autrui,
le premier souci de l'égoïste consiste à prendre avantage de toutes les situations.
Gagner son confort au détriment de celui des autres ne le dérange en rien. Il
exige le calme quand il travaille, mais ne montre pas de respect pour le travail
des autres. Son égoïsme se manifeste de diverses façons, aussi bien en privé qu'au
travail. Dans les sociétés mécréantes également, il y a des gens connus
pour leur bon caractère. Ils peuvent être généreux envers les gens qui les entourent
par exemple. Mais s'ils se comportent bien, ce n'est pas pour gagner l'approbation
de Dieu mais pour avoir une réputation de vertu. Être loués, appréciés et avoir
une bonne réputation autour d'eux, voilà en réalité ce qu'ils recherchent. Par
ailleurs, les dons que ces gens accordent aux pauvres sont le plus souvent dérisoires
par rapport à leurs revenus. Les idéalistes aussi ont souvent le désir d'avoir
des responsabilités ou de prendre la direction des affaires. Le but n'est pas
d'obtenir l'agrément de Dieu ou de servir autrui. Ils se bornent à rechercher
l'assouvissement de leurs désirs égoïstes, cherchant le moyen de gagner plus de
prestige, une meilleure réputation et de consolider leur statut social. La plupart
du temps, dès que leurs intérêts sont en danger, ils montrent leur vrai visage. Dans
les sociétés où les valeurs religieuses sont bafouées, ceux que l'on qualifie
de généreux seront considérés comme des égoïstes si on compare leurs actions aux
sacrifices consentis par les croyants. La notion d'abnégation chez les croyants
revêt une signification totalement différente de celle que lui donnent les mécréants.
Les croyants préfèrent pourvoir aux besoins d'autrui avant les leurs. Au plus
profond d'eux-mêmes, ils souhaitent les meilleures choses à leurs frères et sœurs.
Voici un passage qui décrit de façon éloquente la morale du Coran: Ils
donnent de la nourriture, malgré leur amour pour elle, aux pauvres, aux orphelins
et aux captives. (Sourate al-Insan: 8) Au nom de cette morale, les croyants
combattent dans la voie de Dieu pour les hommes, les femmes et les enfants qui
sont opprimés. (Sourate an-Nisa': 75) Au lieu de penser seulement à leurs
besoins, les croyants prennent en charge ceux d'autrui et se soucient du bien
de tous. Cette parole du Prophète (pssl), "Par Celui qui détient mon âme entre
Ses mains, un homme n'est pas croyant tant qu'il ne veut pas pour son frère ce
qu'il veut pour lui-même." (Al-Bukhari, Muslim), reflète totalement la mentalité
des croyants. Chaque fois que les valeurs religieuses sont respectées,
les relations sociales reposent sur l'abnégation, ce qui fait disparaître de nombreux
problèmes. La morale islamique entrave l'ambition mondaine Seule
la religion enseigne les concepts d'amour, de fraternité et de partage dans leur
sens authentique, et c'est aussi la religion qui seule peut perpétuer ces notions.
Cela est dû au fait que l'âme humaine est encline à l'avidité et aux désirs égoïstes.
Puisqu'ils ne font pas de la vie future leur objectif premier, les gens qui sont
étrangers aux valeurs religieuses s'efforcent de satisfaire leurs désirs insatiables
tout au long de leur vie. Dieu fait le portrait d'un homme de ce genre dans ce
verset: … à qui J'ai donné des biens étendus, et des enfants
qui lui tiennent toujours compagnie, pour qui aussi J'ai aplani toutes difficultés.
Cependant, il convoite [de Moi] que Je lui donne davantage. (Sourate al-Muddaththir:
12-15) Dans un environnement où les gens ne vivent pas selon les enseignements
de la religion, les ambitions se résument à l'acquisition de biens et de l'argent.
Une âpre compétition existe toujours entre les membres d'une telle société où
chacun veut être le plus riche, le plus brillant, le plus beau, le plus populaire,
le plus aimé. Ils ne peuvent pas supporter qu'un autre possède de belles et bonnes
choses. Bien plus ils envient autrui et veulent posséder ce qu'ils ont. Même le
fait de voir les autres perdre leurs biens suffit à les rendre heureux. Cette
avidité s'accompagne d'une philosophie de vie rudimentaire: ces gens ne voient
pas en autrui un être créé par Dieu, doté d'une âme, mais une de ces créatures
ordinaires dérivées des premiers primates et qui finira en un monceau de poussière.
Selon cette même logique, puisque l'homme ne vit qu'une fois, il doit obtenir
le meilleur de la vie et poursuivre cette ambition. Selon ce raisonnement pervers,
il est insensé de vouloir aider autrui et exaucer leurs désirs. Il est certain
que cette vision des choses entraîne l'homme dans un état dépressif. Cette
situation semble tristement banale et inévitable pour celui qui ignore les valeurs
de la religion. Le fait est que cela plonge l'homme dans une vie de stress et
de difficultés qui porte préjudice à l'âme humaine. C'est pourquoi les mécréants
ne trouvent jamais la paix et le bonheur. Bien que légitimes, les désirs et les
aspirations de l'homme sont sans fin car l'homme est créé pour la vie éternelle.
Cette vie n'est qu'une épreuve spécialement conçue pour ne pas répondre à ces
aspirations. Ceux qui n'arrivent pas à comprendre le secret essentiel de ce test,
s'obstinent à assouvir leurs désirs dans ce monde et ressentent pour cette raison
une insatisfaction constante. Sans jamais parvenir à un réel état de satisfaction,
leur vie devient un cauchemar. Même dans l'aisance, ils souffrent de pauvreté.
Ils ne trouvent aucun plaisir dans ce qu'ils possèdent et ils sont livrés au désespoir
de ne pas posséder le reste. Cette torture spirituelle en un sens n'est que le
prélude d'un supplice éternel. La religion exhorte l'homme au partage. Les
croyants sont frères et sœurs (Sourate at-Tawba: 71) et voir son frère posséder
de belles choses rend le croyant heureux. Puisque chacun utilise ses dons et compétences
pour la cause de Dieu, il règne entre eux un esprit de coopération, et de partage.
Les individus conscients que l'homme est une création de Dieu, s'estiment les
uns les autres et se traitent avec respect et bienveillance. Dans une telle société,
on ne peut pas parler d'injustice sociale, de conflit, de désordre. Le propos
suivant du Prophète (pssl), "La richesse ne consiste pas en l'abondance de biens,
mais dans le contentement de ce qu'on a" (Al Bukhari, Muslim), explique l'origine
de la paix qui habite le cœur des croyants.
Sachez que la vie présente n'est que jeu, amusement, vaine
parure, une course à l'orgueil entre vous et une rivalité dans l'acquisition des
richesses et des enfants. (Sourate al-Hadid: 20) |
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