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CHAPITRE VIII Les elements de la vie concus avec un but Il
y a un esprit et un but derrière l'univers. Il y a des conseils de cette présence
divine dans la façon dont les mathématiques abstraites peuvent pénétrer les secrets
de l'univers, et qui suggère qu'un esprit rationnel ait créé le monde. La nature
est accordée avec finesse pour permettre à la vie et à la conscience de se former.
John Polkinghorne, physicien anglais84 Jusqu'ici,
nous avons examiné comment les équilibres physiques de l'univers ont été conçus
de sorte à ce que nous puissions y vivre. Nous avons vu comment la structure générale
de cet univers, la position de la Terre ainsi que des facteurs tels que l'air,
la lumière et l'eau, ont été conçus avec telle précision, qu'ils possèdent les
attributs exacts que nous exigeons. Cependant, en plus de tout cela, nous devons
également jeter un coup d'œil aux éléments qui composent notre corps. Ces éléments
chimiques, cette "ossature" de laquelle proviennent nos mains, nos yeux, nos cheveux,
nos organes ainsi que toutes les espèces vivantes (animale et végétale) -qui sont
du reste notre source de nourriture- ont tous été créés pour incarner spécialement
leur fonction. Le physicien Robert E. D. Clark se réfère à cette conception
supérieure des éléments qui constituent la base de la vie quand il dit : "Le créateur
nous a donné un kit de pièces préfabriquées prêtes à l'utilisation."85
Le plus important des ces éléments constitutifs
de base est le carbone. La conception et les caractéristiques du
carbone Dans les chapitres précédents, nous avons décrit le processus extraordinaire
par lequel le carbone, l'élément qui occupe la sixième position dans la table
périodique, a été créé aux cœurs des énormes étoiles appelées "géants rouges".
Nous avons également vu que Fred Hoyle, en découvrant ce processus merveilleux,
a souligné que "Les lois de la physique nucléaire ont été délibérément conçues
quand il s'agit des conséquences qu'elles produisent à l'intérieur des étoiles."86
Quand nous examinons le carbone d'une manière plus
approfondie, nous pouvons voir que non seulement la formation physique de cet
élément mais également ses propriétés chimiques ont été délibérément arrangées
pour devenir ce qu'elles sont. Le carbone pur se produit à l'état naturel
sous deux formes : Le graphite et les diamants. De plus, le carbone se trouve
mélangé au sein de composés dont le résultat peut produire plusieurs différents
genres de substances. Une incroyable variété de matériaux organiques de la vie
dont, entre autres, la cellule et l'écorce d'un arbre, la pupille d'un œil et
la corne d'un cerf, le blanc d'œuf et le poison d'un serpent, se composent tous
à partir de composés à base de carbone. Le carbone, combiné de différentes manières
(quantité et agencements géométriques) avec de l'hydrogène, de l'oxygène et de
l'azote, résulte en un vaste assortiment de matériaux aux propriétés fortement
différentes.

Une des formes naturelles du carbone pur se nomme le graphite.
Cet élément est capable de transformer une variété extraordinaire de substances
différentes quand il se combine avec des atomes d'autres éléments. La structure
principale du corps humain est le résultat de différentes liaisons chimiques dans
lesquelles le carbone a pu entrer. | Certaines molécules
de certains composés de carbone se composent de quelques atomes ; d'autres en
contiennent des milliers ou même des millions. En outre, aucun autre élément n'est
aussi versatile que le carbone pour la formation de molécules d'une telle longévité
et stabilité. David Burnie en parle ainsi dans son livre Life : Le carbone
est un élément très peu commun. Sans la présence du carbone et de ses propriétés
peu communes, il est peu probable qu'il y aurait vie sur Terre.87
Le chimiste britannique Nevil Sidgwick écrivit le
suivant concernant le carbone dans Chemical Elements and their Compounds : Le
carbone a un statut unique parmi les éléments en ce qui concerne son nombre et
la variété de composés qu'il peut former. Plus d'un quart de millions ont déjà
été isolés et décrits, mais ceci donne une idée très imparfaite de son pouvoir,
puisqu'il est la base de toutes les formes de matière vivante.88
Pour des raisons physiques et chimiques, la vie ne
peut être basée sur aucun autre élément que le carbone. A un certain moment, on
a avancé l'hypothèse que le silicium, parmi tant d'autres, pourrait être à la
base de la vie. Cependant, nous savons maintenant que cette conjecture est impossible.
Citons Sidgwick à nouveau : Maintenant, nous en savons assez pour être
sûrs que l'idée d'un monde basé sur le silicium à la place du carbone est impossible...89
Liens Covalents
La structure du méthane : Quatre atomes d'hydrogène partagent
un électron chacun avec un seul atome de carbone. | Les
liaisons chimiques grâce auxquelles le carbone forme les composés organiques s'appellent
"les liens covalents". On dit communément qu'il existe un lien covalent lorsque
deux atomes partagent leurs électrons. Les électrons d'un atome se trouvent
dans des orbites spécifiques qui sont centrés sur le noyau. L'orbite la plus proche
du noyau ne peut pas être occupée par plus de deux électrons. Dans l'orbite suivante,
un maximum de huit électrons est possible. Dans la troisième orbite, il peut y
avoir jusqu'à dix-huit électrons. Le nombre d'électrons continue à augmenter plus
il existe d'orbites. Un aspect intéressant de cet arrangement est que les atomes
semblent "vouloir" compléter le nombre d'électrons au sein de leurs orbites spécifiques.
L'oxygène, par exemple, a six électrons dans sa deuxième (et extérieure) orbite.
Ceci le rend "désireux" d'entrer dans des combinaisons avec d'autres atomes qui
fourniront les deux électrons supplémentaires nécessaires pour augmenter ce nombre
à huit. (La raison pour laquelle les atomes se comportent de cette manière est
toujours sans réponse. Mais ce qu'ils font est bénéfique car sinon la vie serait
impossible.) Les liens covalents sont le résultat de cette tendance que
les atomes ont à compléter leurs orbites spécifiques. Deux atomes ou plus peuvent
souvent combler le déficit de leurs orbites en partageant des électrons entre
eux. Un bon exemple est celui de la molécule d'eau (H2O), dont les éléments de
base (deux atomes d'hydrogène et un atome d'oxygène) forment un lien covalent.
Dans ce composé, l'oxygène complète le nombre d'électrons manquant de sa deuxième
orbite (de 6 à 8) en partageant les deux électrons (un pour chacun) dans les orbites
spécifiques des deux atomes d'hydrogène ; de la même manière, chaque atome d'hydrogène
"emprunte" un électron à l'oxygène pour compléter ses propres orbites spécifiques.
Comme le carbone est propice à la formation de liens covalents avec d'autres
atomes (y compris les atomes de carbone), il en résulte un grand nombre de différents
composés. Un des composés les plus simples est le méthane : Un gaz banal qui est
formé suite à la liaison covalente de quatre atomes d'hydrogène et d'un atome
de carbone. Avec seulement six électrons, l'orbite spécifique externe du carbone
a besoin de quatre électrons supplémentaires (au lieu de deux lorsqu'il s'agit
de l'oxygène) pour atteindre huit. Nous avons dit que le carbone était
particulièrement versatile pour former des liens avec d'autres atomes et que cette
versatilité rend possible un énorme nombre de différents composés. La classe des
composés formée exclusivement à base de carbone et d'hydrogène s'appelle les "hydrocarbures".
Cette grande famille de composés inclut le gaz naturel, le pétrole liquide, le
kérosène et les huiles de graissage. Les hydrocarbures comme l'éthylène et le
propylène sont l'ossature sur laquelle l'industrie pétrochimique moderne a été
érigée. Les hydrocarbures comme le benzène, le toluène et la térébenthine sont
bien connues de tous ceux qui utilisent de la peinture. La naphtaline qui protège
nos vêtements contre les mites est un autre hydrocarbure. En ajoutant du chlore
à leur composition, quelques hydrocarbures peuvent devenir des anesthésiques ;
en ajoutant du fluor, nous obtenons du Fréon, un gaz très répandu dans la réfrigération.
 
L'huile de l'olive et le sucre brun : Tout ce que nous mangeons
est composé de différents arrangements de l'hydrogène, de l'oxygène et du carbone.
| Il existe une autre famille importante de composés
dans lesquels le carbone, l'hydrogène et l'oxygène forment des liens covalents
entre eux. Au sein de cette famille, nous trouvons des alcools comme l'éthanol,
le propane, les cétones, les aldéhydes et les acides gras parmi tant d'autres.
Un autre groupe de composés formés à base de carbone, d'hydrogène et d'oxygène
sont les sucres, y compris le glucose et le fructose. La cellulose, qui compose
le squelette du bois et qui sert de matière première pour le papier, est un hydrate
de carbone. Le vinaigre en est aussi un. Le sont aussi la cire d'abeille et l'acide
formique. Chacune de la panoplie incroyablement riche de substances et de matériaux
qui est produite sur Terre n'est rien d'autre qu'un différent agencement de carbone,
d'hydrogène et d'oxygène reliés par des liens covalents. Lorsque le carbone,
l'hydrogène, l'oxygène et le nitrogène forment de tels liens, il en résulte une
classe des molécules qui constitue la base même de la structure de la vie : Les
acides aminés qui sont à l'origine des protéines. Les nucléotides qui composent
l'ADN sont également des molécules formées à base de carbone, d'hydrogène, d'oxygène
et d'azote. En bref, les liens covalents composés du carbone sont essentiels
à l'existence de la vie. Si l'hydrogène, le carbone, l'azote et l'oxygène n'étaient
pas aussi "désireux" de se partager des électrons entre eux, la vie serait impossible.
La "substance" qui permet au carbone de former ces liens est une propriété que
les chimistes appellent la "métastabilité" : Elle détient la caractéristique d'avoir
seulement une légère marge de stabilité. Le biochimiste J. B. S. Haldane décrit
ainsi la métastabilité :
L'EAU
ET LE METHANE :DEUX EXEMPLES DIFFERENTS DES LIENS COVALENTS Dans la molécule
de l'eau (au-dessus), il y a un lien covalent entre les deux atomes d'hydrogène
et l'atome d'oxygène. Dans la molécule du méthane au-dessous, quatre atomes d'hydrogène
forment des liens covalents avec un seul atome du carbone. |
Une molécule métastable est une molécule qui peut libérer de l'énergie
libre par une transformation, mais qui est assez stable pour durer longtemps à
moins qu'elle soit activée par la chaleur, le rayonnement, ou l'union par le biais
d'un catalyseur.90 Cette définition
technique veut simplement dire que le carbone a une structure unique, grâce à
laquelle il est tout à fait facile pour lui de créer des liens covalents sous
des conditions normales. Mais c'est précisément ici que la situation commence
à devenir intéressante, car le carbone n'est métastable qu'à l'intérieur d'une
marge de température très étroite. En d'autres termes, les composés de carbone
deviennent très instables dès que la température dépasse les 100°C. C'est
un fait si banal de nos vies quotidiennes, que nous pouvons souvent l'observer.
Quand par exemple nous faisons cuire de la viande, nous changeons la structure
de ses composés de carbone. Cependant, à ce stade, il nous faut souligner un point
: La viande cuite est devenue complètement "morte" ; en d'autres mots, sa structure
chimique est totalement différente que quand elle faisait partie d'un organisme
vivant. En effet la plupart des composés de carbone "se dénaturent" à des températures
supérieures à 100°C : La majorité des vitamines se désintègrent à cette température
; les sucres subissent également des changements structurels et détruisent une
partie de leur valeur nutritive ; et à environ 150°C, les composés de carbone
commenceront à brûler. En d'autres termes, si les atomes de carbone rentrent en
des liens covalents avec d'autres atomes et si les composés résultants veulent
rester stables, la température ambiante ne doit pas dépasser 100°C. D'autre part,
la limite inférieure se situe autour de 0°C : Si la température descend au-dessous,
la biochimie organique devient impossible. Dans le cas d'autres composés,
ce n'est généralement pas le cas. La plupart des composés inorganiques ne sont
pas métastables ; en d'autres mots, leur stabilité n'est pas vraiment affectée
par des changements de température. Pour s'en rendre compte, faisons une expérience.
Collez un morceau de viande sur l'extrémité d'un long et mince morceau de métal
comme le fer, et chauffez-les les deux ensemble au-dessus du feu. Aussi longtemps
que la température augmentera, la viande s'obscurcira et brûlera bien avant le
métal. La même chose serait vraie si vous substituiez la pierre ou le verre au
métal. Il vous faudrait augmenter la température de plusieurs centaines de degrés
avant que les structures de tels matériaux commencent à changer.
Les liens covalents : Les atomes sont fortement liés les
uns aux autres
Les liens faibles : Un composé organique est maintenu dans
une forme unique tridimensionnelle au moyen des liens (les lignes brisées) faibles
(non-covalents) | Si vous faites bien attention,
vous verrez que la température ambiante nécessaire aux composés de carbone à la
fois pour former des liens covalents et pour rester stable est en fait l'intervalle
de température qui règne sur notre planète. Comme nous l'avons déjà dit d'ailleurs,
et ceci dans l'univers entier, la température ambiante peut varier de millions
de degrés, des cœurs des étoiles jusqu'au zéro absolu (-273.15°C). Mais la Terre,
ayant été créée pour que l'humanité puisse y vivre, possède l'intervalle de température
ambiante essentielle à la formation des composés de carbone qui font parties des
éléments constitutifs de la vie. Mais ces étranges "coïncidences" ne s'arrêtent
pas ici. Ce même intervalle de température est le seul dans lequel l'eau puisse
rester liquide. Comme nous l'avons vu dans le chapitre précédent, l'eau liquide
est l'une des conditions fondamentales à la vie et, afin de rester liquide, elle
a besoin précisément des mêmes températures que les composés de carbone. Il n'existe
aucune "loi" naturelle ou physique expliquant cet état de fait, ce qui prouve
que les propriétés physiques de l'eau et du carbone et les conditions de la planète
Terre ont été créées afin d'être en harmonie. Liens
faibles Les liens covalents ne sont pas les seuls types de liaison chimique
qui gardent stables les composés de la vie. Il existe une autre catégorie de liens,
connue sous le nom de "liens faibles". Ces liens sont environ vingt fois
plus faibles que les liens covalents, d'où leur nom ; mais ils ne sont pas moins
cruciaux aux processus de la chimie organique. C'est grâce à cette liaison faible
que les protéines qui constituent les éléments de base des espèces vivantes peuvent
remettre à jour leur structures tridimensionnelles complexes et vitales pour la
vie. Pour expliquer ceci, nous devons parler brièvement de la structure des protéines.
Les protéines sont habituellement expliquées comme étant une "chaîne" d'acides
aminés. Bien que cette métaphore soit relativement correcte, elle est cependant
incomplète. Elle est incomplète car pour la plupart des personnes, une "chaîne
des acides aminés" représente quelque chose comme un collier de perles alors que
les acides aminés qui composent les protéines ont en fait une structure tridimensionnelle
ressemblant davantage à un arbre aux branches feuillues. Les liens covalents
sont ce qui tiennent les atomes des acides aminés ensemble. Les liens covalents
faibles sont ce qui remettent à jour la structure tridimensionnelle essentielle
de ces acides. Aucune protéine ne pourrait exister sans ces liens faibles. Et
il est évident que sans protéines la vie ne pourrait pas exister. Ce qui
est plus intéressant est que la température ambiante à laquelle les liens faibles
peuvent exécuter leur fonction est identique à celle qui règne sur la Terre. Ceci
est d'autant plus étrange car les natures physiques et chimiques des liens covalents
versus les liens faibles sont entièrement différentes et sont indépendantes les
unes des autres. En d'autres termes, il n'existe aucune raison intrinsèque à ce
qu'elles exigent toutes deux la même température ambiante. Malgré cela, les deux
types de liens peuvent être formés et rester stables seulement dans cet intervalle
de température ambiante. Si ce n'était pas le cas -si les liens covalents exigeaient
un intervalle de température très différent de celui des liens faibles- il serait
alors impossible de construire les structures complexes tridimensionnelles des
protéines. Tout ce que nous avons vu au sujet des propriétés chimiques
extraordinaires de l'atome de carbone prouve qu'il existe une grande harmonie
entre cet élément, l'eau, qui constituent tous deux des éléments de base fondamentaux
de la vie, et la terre, qui constitue l'abri pour cette vie. Dans Nature's Destiny,
Michael Denton souligne ce phénomène : De tout l'énorme intervalle de températures
du cosmos, il existe seulement une minuscule bande de température dans laquelle
nous trouvons (1) l'eau liquide, (2) une incroyable plénitude de composés organiques
métastables, et (3) les liens faibles pour stabiliser les formes en trois dimensions
des molécules complexes.91 Parmi tous
les corps céléstes qui ont été observés, cette "minuscule bande de température"
existe seulement sur la Terre. D'ailleurs, c'est seulement sur la Terre que les
deux éléments fondamentaux pour la vie -le carbone et l'eau- existent en de telles
quantités. Tout cela indique que l'atome de carbone et ses propriétés extraordinaires
ont été particulièrement bien conçus pour la vie et que notre planète a été particulièrement
bien créée pour avoir la fonction de maison pour abriter les formes de vie à base
de carbone. La conception et les caractéristiques
de l'oxygène Nous avons vu pour quelle raison le carbone est l'élément
constitutif le plus important de la matière organique et également comment il
fut particulièrement bien conçu pour remplir sa fonction. L'existence même de
toute forme de vie à base de carbone est cependant dépendante d'un deuxième impératif
: L'énergie. L'énergie est une condition indispensable pour la vie. Les
plantes vertes obtiennent leur énergie du Soleil par le biais de la photosynthèse.
Pour les autres espèces vivantes sur Terre -nous inclus- la seule source d'énergie
provient de "l'oxydation", un processus qui est synonyme de "brûler". Le fait
de "brûler" la nourriture provenant des plantes et des animaux crée l'énergie
nécessaire aux organismes respirant de l'oxygène. Comme vous pouvez le deviner
du terme "oxydation", cette action de brûler est une réaction chimique pendant
laquelle les substances sont oxydées - soit qu'elles sont combinées avec de l'oxygène.
C'est pourquoi l'oxygène, comme le carbone et l'hydrogène, est également d'une
importance vitale. Une formule générale de l'oxydation (brûlement) ressemble à
la formule ci-dessous : Composé de carbone + oxygène > eau + dioxyde de
carbone + énergie Quand les composés de carbone et d'oxygène se combinent
(sous des conditions naturelles bien sûr), une réaction produisant de l'eau et
du dioxyde de carbone et qui libère une quantité d'énergie considérable a lieu.
Cette réaction est plus fréquente au sein des hydrocarbures (composés d'hydrogène
et de carbone). Le glucose (un sucre et également un hydrocarbure) est l'élément
qui est constamment oxydé afin de maintenir un certain niveau d'énergie dans votre
corps. Les éléments d'hydrogène et de carbone qui composent les hydrocarbures
sont les plus appropriés pour que l'oxydation ait lieu. Parmi tous les autres
atomes, l'hydrogène se combine le plus aisément avec l'oxygène et libère la plus
d'énergie dans le processus. Il n'existe du reste aucun meilleur carburant que
l'hydrogène pour libérer l'énergie contenue dans l'oxygène. Le carbone est le
troisième meilleur carburant, juste après l'hydrogène et le bore. Dans The Fitness
of the Environment, Lauwrence Henderson présente ses observations sur cette perfection
physique extraordinaire : Les changements chimiques qui pour tant d'autres
raisons semblent être les mieux adaptés pour devenir les processus de la physiologie,
sont ceux qui peuvent détourner de la meilleure façon la plus grande quantité
d'énergie dans le cours de la vie.92 La
conception et les caractéristiques du feu (ou pourquoi vous ne vous enflammez
pas) Comme nous l'avons déjà vu, la réaction fondamentale qui libère l'énergie
nécessaire pour la survie des organismes respirant l'oxygène est l'oxydation des
hydrocarbures. Mais, ce fait simple soulève une question préoccupante : Si nos
corps sont composés essentiellement d'hydrocarbures, pourquoi ne sont-ils pas
également oxydés ? Autrement dit, pourquoi ne brûlons-nous pas comme une simple
allumette ? Nos corps sont constamment en contact avec l'oxygène contenu
dans l'air mais ils ne s'oxydent pas ; en d'autres mots, ils ne s'allument pas.
Mais pourquoi donc ? La
raison de ce paradoxe est que sous des conditions de température et de pression
normales, la forme moléculaire (O2) de l'oxygène comporte un degré substantiel
d'inertie ou de "noblesse". (Dans le sens utilisé par les chimistes, la "noblesse"
est l'hésitation (ou l'incapacité) d'une substance à entrer en réaction chimique
avec d'autres substances.) Ceci cependant soulève d'autres questions : Si l'oxygène
moléculaire est bel et bien "noble", comment se fait-il que cette même molécule
soit créée de façon à pouvoir entrer dans des réactions chimiques à l'intérieur
de nos corps ?
La réponse à cette question, qui rendit perplexes les chimistes
au milieu du 19ème siècle, ne fut pas trouvée avant la deuxième moitié du 20ème
siècle. Après la deuxième guerre mondiale, les chercheurs de biochimie ont découvert
l'existence d'enzymes dans le corps humain dont l'unique fonction est de forcer
l'O2 contenu dans l'atmosphère à entrer en réaction chimique. Suite à une série
d'étapes extrêmement complexes, ces enzymes utilisent les atomes de fer et de
cuivre contenus dans nos corps comme catalyseurs. Un catalyseur est une substance
qui lance une réaction chimique et qui lui permet de procéder sous des conditions
(comme à température plus basse etc.) qui seraient autrement possibles.93
En d'autres termes, nous avons ici une situation
très intéressante : L'oxygène est l'élément qui permet l'oxydation et la combustion,
et est donc le potentiel "brûleur" de notre corps. Pour empêcher ceci, la forme
moléculaire (O2) de l'oxygène qui existe dans l'atmosphère a été rendue "noble"
chimiquement. Soit qu'elle n'entre pas facilement en réactions. Mais, d'un autre
côté, nos corps dépendent pour leur besoin en énergie de la propriété d'oxydation
de l'oxygène. C'est donc pour cette raison que nos cellules ont été équipées d'un
système d'enzymes extrêmement complexe qui rend ce gaz noble très actif. A
ce stade, nous devrions également préciser que ce système d'enzymes est le parfait
exemple de cette merveilleuse conception que la théorie de l'évolution prétend
être le résultat de pures coïncidences.94 Il
existe encore une autre précaution qui a été prise pour empêcher que notre corps
s'enflamme soudainement : Celle-ci est ce que le chimiste britannique Nevil Sidgwick
appelle "l'inertie caractéristique du carbone".95 Cela signifie
simplement que l'atome de carbone n'entre pas facilement en réaction avec de l'oxygène
sous des conditions de pression et de température normales. Cette caractéristique,
exprimée en langage chimique, peut nous paraître des plus compliquées alors que
ce phénomène est en fait souvent observé dans notre vie quotidienne. La difficulté
d'allumer du bois ou du charbon pendant un jour d'hiver est en réalité cette "noblesse
caractéristique" du carbone. Afin que le feu puisse brûler, il vous faut tenir
compte de plusieurs préliminaires (allumeur, démarreur, etc.) pour que la température
du carburant augmente à un degré très élevé. Mais une fois que le carburant commence
à brûler, le carbone qu'il contient entre rapidement en réaction avec l'oxygène
et une grande quantité d'énergie est ainsi libérée. C'est pourquoi il est si difficile
d'obtenir du feu à l'aide d'une autre source de chaleur. Mais, après la combustion,
une quantité telle de chaleur se dégage qu'elle peut facilement se propager à
d'autres composés de carbone qui se trouvent aux alentours. En examinant
cette matière plus soigneusement, nous remarquerons que le feu même est conçu
d'une manière très intéressante. Les propriétés chimiques de l'oxygène et du carbone
ont été arrangées de telle sorte à ce que ces deux éléments n'entrent ensemble
en réaction (combustion) que lorsqu'une grande quantité de chaleur est déjà présente.
Ceci est bien car si cela n'était pas le cas, la vie sur cette planète serait
très désagréable, voire complètement impossible. Si l'oxygène et le carbone étaient
juste un peu plus disposés à réagir entre eux, la combustion spontanée des personnes,
des arbres et des animaux deviendrait un événement banal à chaque fois que la
température augmenterait un peu. Quelqu'un qui marcherait dans un désert, par
exemple, pourrait soudainement prendre feu à midi, quand la température est à
son degré le plus élevé ; de plus, les plantes et les animaux seraient exposés
au même risque. Dans un tel monde, il serait difficile de parler de vie. D'autre
part, si le carbone et l'oxygène étaient légèrement plus nobles (c'est-à-dire,
légèrement moins réactifs) qu'ils ne le sont, il serait beaucoup plus difficile
voire impossible d'allumer un feu dans ce monde. Et sans feu, nous ne pourrions
pas nous réchauffer. Il est de plus tout à fait probable que sans chaleur, il
n'y aurait jamais eu de progrès technologique sur notre planète, car ces progrès
dépendent largement de notre capacité à pouvoir travailler des matériaux tels
que le métal. Et sans la chaleur du feu, le purifier et le travailler est presque
totalement impossible. Tout ceci démontre que les propriétés chimiques du carbone
et de l'oxygène ont été arrangées afin d'être le mieux adaptées aux besoins de
l'humanité. A ce sujet, Michael Denton déclara : Cette étrange non-réactivité
du carbone et des atomes d'oxygène aux températures ambiantes, combinée avec les
énergies inhérentes énormes qui se dégagent suite à leur combinaison, a une grande
importance pour la vie terrestre. C'est cette étrange combinaison de carbone et
d'oxygène qui assure aux êtres vivants complexes de l'énergie d'une manière contrôlée
et régulière et aussi, qui rend l'utilisation du feu et des énergies massives
de la combustion possible pour l'humanité.96 Autrement
dit, le carbone et l'oxygène sont tous les deux créés de façon à être le mieux
adapté à la vie humaine. Les propriétés de ces deux éléments nous permettent d'allumer
un feu et de nous servir du feu de la manière la plus commode possible. En outre,
le monde comporte de nombreuses sources de carbone (telles que le bois des arbres)
qui sont adaptées pour la combustion. Tout cela est une indication qui montre
que le feu et les matériaux qui lui sont nécessaires ont été créés de la façon
la plus adaptée à la vie humaine. Dans le Coran, nous pouvons lire : C'est
Lui qui, de l'arbre vert, a fait pour vous du feu, duquel vous allumez (vos foyers).
(Sourate Ya-sîn : 80) La solubilité idéale
de l'oxygène L'utilisation de l'oxygène par le corps est fortement dépendante
de sa capacité à se dissoudre dans l'eau. L'oxygène qui entre dans nos poumons
quand nous respirons se dissout immédiatement dans le sang. La protéine appelée
hémoglobine capture ces molécules d'oxygène et les transporte aux autres cellules
du corps où, grâce au système d'enzymes spécial décrit ci-dessus, l'oxygène est
employé pour oxyder les composés de carbone appelés ATP afin qu'ils libèrent leur
énergie. Tous les organismes vivants complexes dérivent leur énergie de
cette façon. Cependant, la réalisation de ce système dépend en particulier de
la solubilité de l'oxygène. Si l'oxygène n'était pas suffisamment soluble, celui
qui entrerait au sein de la circulation sanguine ne le serait pas suffisant et
les cellules ne pourraient pas produire l'énergie dont elles ont besoin ; si,
d'autre part, l'oxygène était trop soluble, il y aurait un excès d'oxygène dans
le sang qui aurait pour résultat une situation connue sous le nom de toxicité
de l'oxygène. La différence de solubilité dans l'eau des différents gaz
varie d'un facteur d'un million. En d'autres termes, le gaz le plus soluble est
un million de fois plus soluble dans l'eau que l'est le gaz le moins soluble.
De plus, aucun gaz ne comporte la même solubilité. Par exemple, le dioxyde de
carbone est environ vingt fois plus soluble dans l'eau que l'est l'oxygène. Parmi
tous les différents degrés de solubilités potentielles, l'oxygène détient celui
qui est le plus propice pour la vie humaine. Que se produirait-il si la
capacité de solubilité dans l'eau de l'oxygène était différente : Un peu plus
ou un peu moins ? Jetons un coup d'œil à la première situation. Si l'oxygène était
moins soluble dans l'eau (ainsi que dans le sang), moins d'oxygène entrerait dans
la circulation sanguine et les cellules de corps seraient en manque d'oxygène.
Ceci rendrait la vie beaucoup plus difficile pour des organismes métaboliquement
actifs tels que les êtres humains. Même si vous essayez de respirer le plus possible,
vous seriez constamment confrontés au danger de suffocation créé par le manque
d'oxygène atteignant vos cellules. Si, par contre, le degré de solubilité de l'oxygène
dans l'eau était plus élevé, vous seriez constamment confrontés à la menace de
toxicité de l'oxygène, mentionnée brièvement ci-dessus. L'oxygène est en fait
une substance plutôt dangereuse : Si un organisme en ingurgite trop, cela peut
être mortel. Une partie de l'oxygène contenu dans le sang entre en réaction chimique
avec l'eau contenue dans le sang. Si la quantité d'oxygène dissous est trop élevée,
il en résulte une production de sous-produits fortement réactifs et préjudiciables.
L'une des fonctions du système complexe des enzymes du sang est d'empêcher ceci
de se produire. Mais, si la quantité d'oxygène dissous devient trop importante,
les enzymes ne peuvent pas faire leur travail. Dans un tel cas, chaque respiration
supplémentaire nous empoisonnerait un peu plus et nous mènerait rapidement à la
mort. Le chimiste Irwin Fridovich présente ses observations sur cette question
: Tous les organismes qui respirent sont pris dans un piège cruel. L'oxygène
qui leur permet de vivre est toxique pour eux et ils ne peuvent survivre que grâce
à certains mécanismes de défense très élaborés.97 Ce
qui nous empêche d'être empoisonné par un surplus d'oxygène ou de suffoquer dû
à une insuffisance est la solubilité de l'oxygène et le système enzymatique complexe
du corps. Tous deux ont été soigneusement conçus et créés pour avoir la fonction
qu'ils détiennent actuellement. Plus clairement, Allah a créé non seulement l'air
que nous respirons mais également les systèmes qui permettent d'utiliser cet air
en harmonie parfaite. Les autres éléments Le
carbone et l'oxygène ne sont évidemment pas les seuls éléments qui ont été délibérément
conçus pour rendre la vie possible. Les éléments comme l'hydrogène et l'azote,
qui composent une grande partie des corps des espèces vivantes, possèdent également
les attributs rendant la vie possible. En fait, tous les éléments qui se trouvent
dans le tableau périodique des éléments sont dotés, d'une certaine manière, de
fonctions particulières pour entretenir la vie. Le tableau périodique des
éléments comporte quatre-vingt-douze éléments qui s'étendent de l'hydrogène (le
plus léger) à l'uranium (le plus lourd). (Il y a naturellement d'autres éléments
au-delà de l'uranium, mais ceux-ci n'ont pas été produits d'une manière naturelle
mais artificiellement dans des laboratoires. Aucun d'entre eux n'est stable.)
Parmi ces quatre-vingt-douze éléments, vingt-cinq sont essentiels pour la vie
et, parmi ceux-ci, les onze premiers, soit l'hydrogène, le carbone, l'oxygène,
l'azote, le sodium, le magnésium, le phosphore, le soufre, le chlore, le potassium
et le calcium, composent à peu près 99% du poids corporel de presque toutes les
espèces vivantes. Les quatorze éléments restants, soit le vanadium, le chrome,
le manganèse, le fer, le cobalt, le nickel, le cuivre, le zinc, le molybdène,
le bore, le silicium, le sélénium, le fluor et l'iode, ne sont présents dans la
matière organique qu'en très petites quantités mais ont également des fonctions
extrêmement importantes. Trois autres éléments, soit l'arsenic, l'étain et le
tungstène, se trouvent également dans les espèces vivantes mais leurs fonctions
ne sont pas complètement comprises. Finalement, nous savons que trois autres éléments
encore, soit le brome, le strontium et le baryum, sont présents dans la plupart
des organismes mais nous ignorons totalement leurs fonctions.98
Ce large éventail contient les atomes de différentes
séries du tableau périodique, dont les éléments sont groupés selon les attributs
de leurs atomes. Ceci indique que tous les groupes d'éléments du tableau périodique
sont, d'une manière ou d'une autre, nécessaires pour la vie. Dans The Biological
Chemistry of the Elements, J. J. R Frausto da Silva et R. J. P Williams s'expriment
ainsi : Les éléments biologiques semblent avoir été choisis de pratiquement
tous les groupes et sous-groupes du tableau périodique... et ceci signifie que
pratiquement toutes les sortes de propriétés chimiques sont associées aux processus
de la vie dans les limites imposées par les contraintes environnementales.99
Même les éléments lourds et radioactifs qui se situent
à la fin du tableau périodique ont été mis au service de la vie humaine. Dans
Nature's Destiny, Michael Denton décrit en détail le rôle essentiel que jouent
ces éléments radioactifs, tels que l'uranium, dans la formation de la structure
géologique de la Terre. La radioactivité naturelle est étroitement associée au
fait que le noyau de la Terre puisse retenir sa chaleur. Cette chaleur est ce
qui permet au noyau, composé de fer et de nickel, de rester liquide. Ce noyau
liquide est la source du champ magnétique de la Terre qui aide, comme nous l'avons
vu ailleurs, à protéger la planète des particules et des rayonnements dangereux
de l'espace tout en exécutant également d'autres fonctions. Même les gaz inertes
et les éléments tels que les métaux qui sont rares sur Terre, qui paraissent inutiles
pour la vie, sont des étapes nécessaires pour s'assurer que la variété des éléments
naturels puisse s'étendre jusqu'à l'uranium.100 En
bref, il est certain que tous les éléments dont nous connaissons l'existence ont
une fonction spécifique pour la vie humaine. Aucun d'entre eux n'est superflu
ou sans but. Cette situation prouve à nouveau que l'univers a été créé pour l'humanité
par Allah. Conclusion Chaque propriété
physique et chimique de l'univers que nous avons examiné s'avère être ce dont
la Terre a besoin pour exister. Mais, dans ce livre, nous avons seulement "gratté"
la surface de cette preuve accablante. Cependant, même si vous fouillez plus en
détail ou si vous élargissez votre recherche, cette observation générale demeurera
toujours vraie : dans chaque détail de l'univers, il y a un but qui sert la vie
humaine et ces détails sont parfaitement conçus, équilibrés et harmonisés pour
réaliser ce but. Ceci est assurément la preuve indéniable de l'existence
d'un créateur supérieur qui a permis à l'univers de parvenir à cette fin. Dans
n'importe quelle propriété de la matière que nous puissions examiner, nous trouvons
la connaissance, la sagesse, et la puissance infinies d'Allah, Celui qui l'a créée
du néant. Chaque chose est soumise à Sa volonté et c'est pourquoi toute chose
est en harmonie parfaite. C'est la conclusion que la science du 20ème siècle
a finalement atteinte. Pourtant, ce n'est que la reconnaissance d'un fait qui
a été énoncé à l'humanité dans le Coran plus de quatorze siècles auparavant :
Allah a créé chaque détail de l'univers pour indiquer la perfection de Sa propre
création : Exalté soit (Allah) Celui dans la Main de qui
est la royauté, et Il est Omnipotent. Celui qui a créé la mort et la vie afin
de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en œuvre, et c'est
Lui le tout Puissant, le Pardonneur. Celui qui a créé sept cieux superposés sans
que tu voies de disproportion en la création du Tout Miséricordieux. Ramène (sur
elle) le regard. Y vois-tu une brèche quelconque ? Puis, retourne ton regard par
deux fois : le regard te reviendra humilié et frustré. (Sourate Al-Moulk : 1-4) |