| Exemples de la mauvaise interprétation
du Coran
Le vin du paradis
Un
des sujets que les incrédules présentent comme incarnant une contradiction
dans le Coran est: comment le vin peut-il être servi au paradis alors
qu'il est interdit dans ce monde? Le verset auquel ils se réfèrent est
le suivant:
(En voici) le portail du paradis dont la promesse a été faite aux dévots:
il s'y trouve des ruisseaux d'eau jamais croupie, des ruisseaux de lait
au goût inaltérable, des ruisseaux de vin, un délice pour les buveurs,
et des ruisseaux de miel épuré. Ils y ont de tous les fruits, en plus
du pardon de leur Seigneur. (Serait-ce pareil à) ceux qui sont éternisés
dans le Feu et qu'on abreuve d'une eau bouillante qui leur déchire les
entrailles? (Coran, Muhammad - 47/15)
Comme déjà expliqué, ce type d'erreur de perception se produit lorsque
quelqu'un part de préjugés, ou lorsqu'il est délibérément pervers, ou
lorsqu'il est incapable de raisonner, ou encore lorsqu'il n'a pas saisi
le Coran dans son ensemble. Examinons maintenant pourquoi une telle prétention
aussi irréfléchie est illogique et sans fondement à plusieurs points de
vue:
Tout d'abord, nous pouvons constater qu'il existe une différence entre
la boisson servie au paradis et celle de ce monde grâce aux versets suivants:
... Avec des coupes, des aiguières et un verre (d'une liqueur) de source
qui ne leur cause migraine ni délire. (Coran, Al-Wâqi'ah - 56/18-19)
Comme on peut le voir, la boisson servie au paradis n'a aucun des effets
et des attributs négatifs qu'a la boisson alcoolique dans ce monde. Comme
mentionné dans le verset, elle ne cause pas de maux de tête et n'embrouille
pas l'esprit. Autrement dit, bien qu'elle procure du plaisir, cette boisson
n'occasionne en aucun cas l'ivresse ou la maladie. Par conséquent, le
fait qu'une telle boisson soit offerte au paradis n'implique pas la moindre
incohérence dans le Coran.
D'autre part, la boisson alcoolique de ce monde est toujours décrite
dans le Coran en association avec ses nombreux caractères nocifs et nuisibles.
Parmi les versets qui décrivent sa nature destructive et négative:
Ô vous qui avez la foi, l'alcool, le jeu de hasard, les bétyles et les
flèches divinatoires ne sont que souillure de l'œuvre de Satan. Ecartez-vous-en
donc, ainsi vous aurez le succès. Satan ne veut en effet que susciter
parmi vous l'animosité et la haine à travers l'alcool et les jeux de hasard,
ainsi que vous détourner d'invoquer Allâh et de la prière. Allez-vous
donc en finir? (Coran, Al-Mâ'idah - 5/90-91)
Ils t'interrogent sur l'alcool et le
jeu de hasard. Dis: "Dans les deux résident un péché énorme et quelques
utilités pour l'homme, mais le péché y est plus grand que l'utilité."
Ils t'interrogent aussi sur quoi ils doivent faire dépense. Dis: "L'excès".4
Ainsi Allâh vous explicite Ses versets dans l'attente que vous méditiez.
(Coran, Al-Baqarah - 2/219)
Evidemment, on ne peut pas s'attendre à ce que les caractéristiques de
la boisson interdite dans ce monde puissent exister dans le monde de l'au-delà.
Lorsque Dieu décrit la boisson donnée dans la vie ultérieure, Il souligne
une fois de plus qu'elle n'est pas nocive comme celle de ce monde:
... On fera circuler parmi eux un verre (d'une liqueur) de source, blanc
délice pour les buveurs, dont ils ne craignent rien pour leur raison et
qui n'est point pour eux source de délire. (Coran, As-Sâffât - 37/45-47)
C'est donc la logique de celui qui voit dans ce sujet quelque contradiction,
alors que Dieu l'a expliqué dans les termes les plus clairs, qui doit
être sérieusement remise en cause. En effet, c'est l'un des miracles du
Coran que, lorsqu'une personne l'approche avec ignorance ou avec des arrière-pensées,
elle s'avère incapable de comprendre ne serait-ce que le sujet le plus
évident. Dieu décrit le cas d'une telle personne dans un verset du Coran:
Il n'est au pouvoir de nulle âme d'avoir la foi si ce n'est avec l'approbation
d'Allâh qui jette le courroux sur ceux qui ne viennent pas à la raison.
(Coran, Yûnus - 10/100)
Par ailleurs, le mot Khamr, tel que dans le texte original arabe, qu'on
traduit par "vin" ou toute autre boisson alcoolisée que l'on connaît,
n'est mentionné comme boisson servie au paradis que dans le verset 15
suscité de la sourate Muhammad. Dans tous les autres versets du Coran,
c'est le mot Sharâb qui est utilisé pour les boissons merveilleuses, lequel
signifie en arabe n'importe quelle boisson. Dans quelques traductions
du Coran en français, le mot Sharâb est traduit par "vin", tandis qu'en
arabe il dérive du verbe Shariba, qui signifie "boire", et peut donc être
utilisé pour signifier n'importe quelle boisson, y compris sans alcool.
Parmi les versets coraniques dans lesquels ce mot est mentionné pour signifier
toute boisson:
Accoudés, ils y demandent des fruits multiples et de la boisson (Sharâb)...
(Coran, Sâd - 38/51)
Ils ont par-dessus eux des vêtements verts de satin et
de brocart, ils sont parés de bracelets d'argent et leur Seigneur les
abreuve d'une boisson (Sharâb) de vraie pureté. (Coran, Al-Insân - 76/21)
Une autre fausse interprétation au sujet du vin
Dieu énonce dans la sourate An-Nahl:
Des
fruits des palmiers et des vignes vous prélevez boisson enivrante5
et attribution agréable. Il y a là un signe certain pour des gens qui
raisonnent. (Coran, An-Nahl - 16/67)
Certaines personnes à la compréhension limitée supposent que ce verset
fait l'éloge du vin, en disant qu'il est contradictoire qu'une boisson
interdite soit louée. Tout d'abord, si l'on regarde à deux fois, on verra
qu'il n'y a dans le verset aucun éloge de ce genre. L'éloge fait dans
le verset concerne plutôt le "fruit du palmier dattier et de la vigne",
ces plantes qui fournissent aux humains une alimentation saine. La boisson
enivrante mentionnée dans la première partie du verset est ce que les
gens extraient des fruits des plantes pour en faire, après une certaine
préparation, un liquide qui cause l'ivresse. Or cette boisson est mentionnée
dans plusieurs parties du Coran comme nocive et mauvaise. Si quelqu'un
se permet de tirer la conclusion que ce verset félicite ou encourage l'ivresse,
on ne peut que dire qu'il part d'arrière-pensées, ou encore qu'il affiche
simplement une immense confusion dans sa compréhension et dans ses opinions.
Ce verset attire l'attention sur un fait très important. N'importe quelle
nourriture donnée par Dieu comme telle, peut être utilisée, si on le désire,
d'une façon positive et bénéfique, tout comme elle peut être utilisée
à des fins nocives. De même, une bénédiction donnée peut, selon l'intention,
être utilisée à des fins licites (Halâl) ou à des fins illicites (Harâm).
Ici, ce fait basique du monde, qui est un terrain d'épreuves, est bien
éclairci dans la polémique à propos du raisin et du vin. Le raisin, une
nourriture pleine de bienfaits, nutritive et délicieuse peut être distillé
pour donner une substance véritablement nocive avec des effets toujours
négatifs. Le même principe est vrai pour d'autres dons de Dieu, tels les
biens, la beauté, l'intelligence, le bon poste, la position, la puissance
et la domination. Il est possible d'utiliser tout cela d'une façon qui
satisfera Dieu, ou dans des buts nuisibles et destructifs pour Le contrarier.
Comme on vient de le voir, Dieu peut transformer n'importe quel don,
pour différentes raisons, en différentes créatures. Il peut rendre ceci
clair dans un seul verset avec la même sagesse supérieure. Ceux qui peuvent
raisonner verront la logique dans les versets de Dieu et les comprendront.
D'ailleurs, la suite du verset "Il y a là un signe
certain pour des gens qui raisonnent" (Coran, An-Nahl - 16/67)
répand plus de lumière à ce sujet.
Bref, quand le verset est lu avec conscience et attention, on peut remarquer
qu'il n'est pas du tout contradictoire et qu'il n'est contradictoire avec
aucun autre verset. La tentative des dénégateurs de trouver des contradictions
dans de tels sujets si évidents ne montre que clairement leur situation
désespérée face au Coran.
La prétention que "le porc produit dans les conditions
hygiéniques rigoureuses d'aujourd'hui puisse être consommé"
Le porc
avait, durant la période de la révélation du Coran, beaucoup de qualités
nocives, et, en réalité, il les a toujours. Premièrement, quelle que soit
l'hygiène de l'environnement dans lequel il est élevé, le porc reste toujours
un animal qui consomme ses propres excréments. Comparé au métabolisme
des autres animaux, celui du porc produit beaucoup d'anticorps, parce
qu'il mange ses propres excréments, mais aussi en raison de sa structure
biologique. Son métabolisme produit aussi, si on le compare aux autres
animaux ou aux êtres humains, de grandes quantités d'hormones de croissance.
Naturellement, ces anticorps et ces hormones de croissance s'accumulent
dans les muscles du porc durant la circulation du sang. En outre, le porc
a de grandes quantités de cholestérol et de lipides. Ainsi, il est scientifiquement
démontré que tous ces anticorps, hormones, cholestérol et lipides en grande
quantité qui se trouvent dans le porc constituent une menace pour la santé
humaine.
Aujourd'hui, dans des pays comme les Etats-Unis et l'Allemagne où la
viande de porc est consommée dans une large mesure, l'obésité est devenue
un problème de société largement répandu. Quiconque ayant un régime alimentaire
contenant du porc est en effet exposé à de grandes quantités d'hormones
de croissance. Il commence par la prise du poids excessif, puis son corps
continue de se déformer et de se défigurer.
Un autre élément nocif qu'a souvent le porc est la trichine, un petit
ver parasite. Lequel parasite affecte les muscles du cœur lorsqu'il entre
dans le corps de l'être humain pour ainsi représenter un risque mortel.
Quoiqu'il soit possible, avec la technologie d'aujourd'hui, de repérer
les porcs atteints de ce parasite, cela ne l'est que depuis peu. Dans
le passé, les gens couraient toujours le danger d'une infection aussi
mortelle.
Comme on peut le constater, la sagesse de la prohibition islamique du
porc est évidente. On la voit à travers une mesure profondément enracinée
et bien définie contre la consommation de cet animal qui demeure, dans
toutes les conditions, un risque pour la santé, et qui est mortel à moins
qu'il ne soit produit sous haute surveillance, ce qui n'est pas donné
à tout le monde.
Au demeurant, il y a un point important à rappeler. Il n'est pas indispensable
qu'une chose soit malsaine ou nocive aux êtres humains pour qu'elle soit
interdite. C'est un sujet qui échappe à beaucoup de monde et qui est souvent
évoqué par ceux agissant sous l'effet d'arrière-pensées pour tirer profit
du manque de connaissance des gens qu'ils veulent troubler. C'est-à-dire
que les prétentions ignorantes qu'ils n'arrêtent pas de formuler, du genre:
"Pourquoi ceci ou cela est encore interdit dans le Coran? Il n'y a rien
de mal à cela!...", ne sont que le résultat de leur manque de réflexion
ou du fait qu'ils ne réalisent pas la sagesse et le but des commandements
coraniques. Les incrédules perçoivent souvent des notions à travers un
objectif trop étroit et excessivement limité. Par conséquent, ils ne voient
jamais leurs causes et leur logique dans leur ensemble.
Dieu peut interdire n'importe quoi pour une quelconque raison, mais Il
peut également interdire quelque chose qui n'est pas nocive afin de tester
ceux qui Le craignent sincèrement, ceux qui L'aiment et ceux qui Lui obéissent,
aussi bien que pour démasquer les simulateurs. D'ailleurs, quelque chose
peut être interdite à des fins de punition ou d'avertissement, ou simplement
pour le rappel des bénédictions de Dieu et en tant que moyen pour que
les gens puissent montrer leur gratitude.
Dans le Coran, Dieu - exalté soit-Il - interdit également la consommation
de tout animal sacrifié pour autre que Lui.
Il vous a certes proscrit la chair morte,
le sang, la viande de porc et ce qui fut dédié (lors de son abattage)
à autre qu'Allâh. Qui, toutefois, se trouve dans la nécessité (d'en consommer)
sans qu'il ne l'ait voulu et sans qu'il n'ait transgressé,6
il n'y a point de péché sur lui. Allâh est Tout pardon, Miséricordieux.
(Coran, Al-Baqarah - 2/173)
Il est évident que manger de la viande d'un animal qui n'a pas été dédié
à Dieu ne menace pas notre santé. Cependant, si l'un de deux bœufs paissant
dans le même champ est consacré à Dieu, sa consommation est "licite" (Halâl)
et, réciproquement, si l'autre est consacré à autre que Dieu, sa consommation
est alors "illicite" (Harâm). Une des raisons de ce commandement
est de tester les gens.
Par exemple, la prohibition imposée aux Juifs dans le passé de "ne pas
travailler le jour du sabbat (samedi)" a été faite pour les tester, comme
énoncé dans le Coran:
Interroges-les encore au sujet de la
cité qui donnait sur la mer, quand ils transgressaient le sabbat* lorsque
du poisson venait à eux le jour de leur sabbat7
faisant surface, alors que, le jour où ils n'observaient pas le sabbat,
il n'en venait pas. Ainsi les éprouvions-Nous à raison de leur perversité.
(Coran, Al-A'râf - 7/163)
Cette prohibition du travail le samedi qui a été imposée aux Juifs dans
le passé n'a pas été imposée aux Musulmans. Ceci montre que l'interdiction
n'a pas été imposée en raison d'une menace sociale ou parce que les poissons
qui affluaient vers la ville ce jour-là étaient dangereux de quelque manière
que ce soit. Une telle interdiction n'avait été donc imposée que pour
tester les Juifs. En plus, le même verset déclare qu'ils ont désobéi à
l'interdiction et qu'ils ont ainsi échoué dans cette épreuve. C'est-à-dire
que ladite interdiction a permis de montrer la faiblesse de la foi de
cette nation et le fait qu'elle ne craignait pas Dieu.
Il est une interdiction semblable mentionnée dans le Coran qui vise un
but similaire, celui de servir de moyen d'évaluation des vrais croyants:
Vous qui avez la foi, Allâh vous éprouvera
certes par quelque gibier que peuvent atteindre vos mains et vos lances.
(C'est) pour qu'Allâh sache qui Le craint dans le secret. Quiconque, par
la suite, outrepasse (cet avertissement), il subira un châtiment douloureux.
Vous qui avez la foi, ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en état
de Ihrâm.8 Quiconque parmi vous en tue
délibérément, il doit, en tant que compensation, l'équivalent, en bêtes
de troupeau, de ce qu'il aura tué, suivant le jugement de deux justes
parmi vous, sous forme d'offrande destinée à (ceux des pauvres de) la
Ka'bah; ou bien une expiation, à savoir la nourriture de quelques pauvres;
ou encore l'équivalent de cela en jeûne. C'est pour qu'il goûte aux tristes
effets de son acte. Allâh pardonne alors ce qui a précédé. Qui, en revanche,
récidive, Allâh se vengera de lui. Allâh est Tout-Puissant, Maître de
vengeance. Il vous est rendu licite le gibier de mer et la nourriture
(qu'on y trouve) en tant qu'acquêt pour vous et pour les voyageurs. Mais
ils vous est proscrit le gibier de terre tant que vous êtes en état de
Ihrâm. Craignez Allâh vers qui vous serez rassemblés. (Coran, Al-Mâ'idah
- 5/94-96)
Le but de cette interdiction est clairement énoncé dans le verset:
... Pour que Dieu sache qui Le craint dans le secret.
La facilité avec laquelle les mains et les lances atteignent leur cible
fait partie du test.
Un autre but de la mise des nations à l'épreuve est de les punir lorsqu'elles
affichent leur mauvaise conduite ou leur perversité, ainsi que de les
appeler à se repentir et à reprendre de nouveau le droit chemin. Certaines
des interdictions faites aux Juifs dans le passé sont des exemples à ce
propos:
Aux Juifs Nous avons interdit toute
bête à sabot.9 Des bovins et des ovins
Nous leurs avons interdit la graisse, sauf ce que portent le dos, les
entrailles, ou ce qui se mêle à un os. Ainsi les avons-Nous pénalisés
pour leur outrage. Nous disons (là-dessus) la stricte vérité. (Coran,
Al-An'âm - 6/146)
Aussi, nous pouvons conclure qu'il y a une profonde sagesse dans la prohibition
des choses que Dieu a déclarées illicites. Mais, si nous limitions cette
raison à ce qui est nocif ou malsain, cela ne fera que dénoter notre méconnaissance
et notre incompréhension du Coran.
L'interdiction du porc a d'autres raisons. Il n'y a point de doute que
cet animal a depuis toujours été dangereux pour la santé humaine et qu'il
l'est encore aujourd'hui. Les mesures prises contre le risque en question,
qu'on vient enfin de découvrir grâce à l'équipement médical moderne et
aux expériences biologiques menées ces derniers temps, figurent dans le
Coran depuis désormais 1400 ans, c'est-à-dire lorsque le monde ignorait
complètement les notions de microbe, bactérie, trichine, hormones, anticorps,
etc. C'est tout simplement l'un des miracles de ce Livre divin. On sait
aujourd'hui que, même après toutes les inspections et les précautions
prises pendant la production du porc, il reste toujours impropre à la
consommation et demeure constamment un type de viande qui occasionne des
risques sanitaires pour les humains. Néanmoins, la production du porc
est rentable et c'est l'une des raisons pour lesquelles il est mondialement
populaire. Ce facteur de tentation que nous pouvons noter, ressemble en
quelque sorte à l'afflux des poissons pendant le sabbat des Juifs. Quand
il y a tant de sources de viande comestible et délicieuse telles que le
mouton, le poulet, la vache, les innombrables variétés d'oiseaux, les
animaux de proie et encore d'autres, convoiter la viande de porc quand
bien même Dieu l'interdit serait tout simplement un acte décidément voulu.
Comme le Coran est valide jusqu'au Jour du Jugement, n'importe quelle
forme de consommation du porc est interdite, sinon dans les situations
spéciales indiquées dans le Livre. Si en effet dans 100 ans le porc est
complètement traité et ne porte donc plus aucun risque sanitaire, éviter
d'en consommer la viande restera toujours une forme d'adoration pour les
vrais hommes de foi. Même alors, la question d'en manger ou de ne pas
en manger restera toujours une épreuve pour nos insouciants protestataires.
La prise de la narration coranique pour des fables
Un élément
important dans le style coranique est qu'il explique divers sujets à travers
des exemples ou des comparaisons. Lesquels exemples et comparaisons sont
souvent puisés dans la vie des prophètes/messagers précédents ou dans
des événements qui s'étaient produits avant la révélation du Coran. Par
conséquent, ce genre de narration coranique incarne beaucoup d'avertissements,
d'exemples, de signes et de messages pour les humains.
Le Coran publie le langage peu scrupuleux de ceux qui ne peuvent pas
réaliser cette sainte sagesse:
Lorsque Nos versets leur sont récités ils disent: "Nous avons bien entendu,
si nous voulions, nous en dirions pareil. Ce ne sont en effet que des
légendes d'anciens." (Coran, Al-Anfâl - 8/31)
Lorsqu'il leur est dit: "Qu'a fait descendre votre Seigneur?", ils disent:
"Des légendes d'anciens!" (Coran, An-Nahl - 16/24)
L'incrédule considère ces narrations comme des mythes et des légendes,
même lorsqu'elles contiennent des informations et des explications à l'intention
des gens de foi. En réalité, Dieu explique à travers ces narrations tout
ce qui peut avoir lieu dans tous les temps et les lois qui régissent tout
cela en donnant des exemples et des illustrations d'après la vie des prophètes
et des nations antérieurs.
Toutefois, il est évident que la présentation d'informations historiques
n'est pas le seul but de ces narrations ou exemples coraniques, car lesdites
narrations ont de nombreux autres objectifs augustes. Nous pouvons d'ailleurs
en énumérer quelques-uns:
- Afficher les lois de Dieu qui existaient depuis la création de l'univers
et qui régissaient aussi bien les hommes de foi que les non-croyants.
- Préparer les croyants de tous les temps à tous les événements, tests,
ou difficultés qu'ils pourraient rencontrer et leur expliquer la façon
dont ils devraient se comporter et réagir, l'état d'esprit et de conscience
qu'ils devraient avoir et le comportement qu'ils devraient manifester
envers Dieu. En d'autres termes, montrer aux croyants la bonne attitude
relativement à chaque péripétie.
- Accroître l'enthousiasme des vrais hommes de foi.
- Inviter les gens hargneux au droit chemin et rappeler à ceux qui n'acceptent
pas cette invitation les conséquences de leur action.
- Annoncer aux gens qui observent le Coran la bonne nouvelle de la fin
heureuse qui les attend dans ce monde et dans l'autre monde.
Ceux qui manquent d'intelligence et de sens de perception de telles choses
soutiendront à l'évidence que le Coran est un livre d'histoire et ne verront
pas la sagesse que recèlent les narrations coraniques. Le cas de ces gens
sourds et insensibles à toutes les explications et conseils est mentionné
dans un verset du Coran:
Il est parmi eux qui t'écoutent, sauf que Nous avons mis sur leur cœur
des voiles, afin qu'ils ne le comprennent pas, et dans leurs oreilles
une surdité. Quand bien même ils verraient tous les signes, ils n'y auront
point la foi, tellement que, venant à toi pour controverser, les mécréants
disent: "Ceci n'est en effet que les légendes des anciens." (Coran, Al-An'âm
- 6/25)
Les gens qui agissent ainsi ne constituent aucune menace pour l'Islam
ou pour le Coran. Peu importe la manière dont ils essaient de faire du
mal au Coran ou d'éloigner les autres de leur foi, ils ne pourront faire
de mal qu'à eux-mêmes sans même s'en apercevoir. La suite du verset précédent
le dit:
Ils jettent l'interdit sur lui et s'en écartent eux-mêmes, alors qu'en
vérité ils ne font que se détruire eux-mêmes sans qu'ils ne s'en rendent
compte. (Coran, Al-An'âm - 6/26)
Mais lorsqu'ils réalisent finalement le tort de ce qu'ils ont fait, cela
sera inutile, car trop tardif. Ils n'auront alors aucun moyen de réparer
les dommages qu'ils avaient causés à eux-mêmes:
Si tu les voyais lorsque, bloqués sur le Feu, ils diront:
"Ah, si nous pouvions être ramenés (à la vie première), nous ne démentirions
plus les versets de notre Seigneur, nous ferions partie de ceux qui ont
la foi!" (Coran, Al-An'âm - 6/27)
L'hypothèse que le Coran n'est qu'une copie ou un plagiat d'autres livres
saints
Le Coran est le seul Livre divin que Dieu a révélé à l'intention de toute
l'humanité, tant pour l'avertir que pour l'inspirer. Il est donc valable
pour tous les temps et ce jusqu'au Jour du Jugement. L'humanité a falsifié
les autres livres saints qui avaient été révélés avant le Coran, mais
Dieu a protégé le Coran. Ce fait est mentionné dans ce verset de la sourate
Al-Hijr:
C'est Nous, certes, qui faisons descendre le Coran et Nous en assurerons
aussi la garde. (Coran, Al-Hijr - 15/9)
Or, l'une des prétentions peu solides qui sont toutefois largement diffusées
par les incrédules est que le Prophète Muhammad (psl) s'était inspiré
de la Bible (la Torah et l'Evangile) pour écrire par la suite le Coran.
A la source de cette prétention absolument imaginaire et infondée se trouvent
quelques similitudes entre le Coran et la Bible.
Tout d'abord, il est tout à fait normal que de telles similitudes existent,
parce que, finalement - si nous écartions les parties falsifiées de la
Torah et de l'Evangile - tous ces livres portent la parole de Dieu, donc
le même message. Des sujets importants comme l'existence de Dieu, Son
unicité, Ses attributs, la foi en l'au-delà, les traits caractéristiques
des gens de foi, ceux des hypocrites et des athées, l'existence des nations
précédentes, les obligations, les interdictions, les valeurs morales,
etc. sont tous des faits universels qui ne doivent pas changer avec le
temps. En d'autres termes, il n'y a rien de surprenant à ce que des sujets
mentionnés dans les anciens livres saints soient évoqués à nouveau dans
le Coran et d'une façon plus ou moins similaire. Il n'y a, en effet, rien
dans le Coran qui affirme que "l'Islam" est une religion diamétralement
différente des anciens messages divins. L'idée de la conformité de tous
ces messages est d'ailleurs retracée par les versets mêmes du Coran:
Il en est fait, certes, mention dans les Ecrits des anciens. N'est-ce
donc pas pour eux un signe que les savants parmi les Enfants d'Israël
le connaissent? (Coran, Ash-Shu'arâ' - 26/196-197)
A Allâh (appartient) tout ce qui est dans les cieux et sur la terre.
Nous avons, certes, enjoint à ceux qui avaient reçu le Livre avant vous,
ainsi qu'à vous-mêmes, de craindre Allâh. Si vous déniez, à Allâh appartient
tout de même tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Allâh est
suffisant à Soi, très digne de louange. (Coran, An-Nisâ' - 4/131)
En outre, Dieu énonce dans le Coran que celui-ci vient confirmer la Torah
et l'Evangile originaux:
Nous avons par la suite fait descendre sur toi le Livre, avec le Vrai,
pour ainsi confirmer les Livres qui l'avaient précédé, comme pour les
dominer. Juge donc parmi eux en fonction de ce qu'Allâh a fait descendre
et ne cède pas à leurs passions au lieu de ce qui t'est venu du Vrai.
A chacun de vous Nous avons établi une voie et une ligne de conduite…
(Coran, Al-Mâ'idah - 5/48)
Qui plus est, le mérite de confirmer ses prédécesseurs n'est pas propre
au Coran, puisque tous les livres divins faisaient ainsi. L'Evangile,
qui avait été révélé au Prophète 'Îsâ (Jésus), avait en effet confirmé
son prédécesseur la Torah qui avait été révélée plus tôt au Prophète Mûsâ
(Moïse). Cette réalité est indiquée par le Coran:
Nous dépêchâmes après eux 'Îsâ fils de Maryam (Marie) confirmant la Torah
qui était là avant lui et lui donnâmes l'Evangile où résident guide et
lumière et qui vient confirmer la Torah qui l'avait précédé, ainsi que
guide et exhortation pour les dévots. (Coran, Al-Mâ'idah - 5/46)
Il s'agit en réalité d'une loi divine et, naturellement, elle s'applique
également au Coran. Certains sujets déjà évoqués dans les autres livres
divins sont aussi mentionnés dans le Coran: le début du Hajj
(pèlerinage) avec le Prophète Ibrâhîm (Abraham) dans les versets 26 et
27 de la sourate Al-Hajj; l'existence des prières obligatoires
et de la Zakât (impôt purificateur) avant l'époque de notre Prophète dans
les versets 72 et 73 de la sourate Al-Anbiyâ'; le bon comportement
demandé à tous les messagers dans le verset 51 de la sourate Al-Mu'minûn;
etc. Ces sujets sont communs à toutes les religions divines:
Lors Nous disposâmes pour Ibrâhîm (Abraham) l'emplacement de la Maison
(La Ka'bah): "Ne M'associe rien; purifie Ma Maison pour ceux qui viendront
tourner (autour d'elle), ceux qui s'y tiendront debout (en prière) et
ceux qui, (en prière), s'y inclineront et s'y prosterneront. Lance parmi
les gens l'appel au Hajj (pèlerinage), ils te viendront à pied ou sur
quelque bête amaigrie, arrivant de tout défilé profond. (Coran, Al-Hajj
- 22/26-27)
Puis, Nous lui fîmes don d'Ishâq (Isaac) et de Ya'qûb (Jacob) en supplément
et, de tous, Nous fîmes des justes. Nous en fîmes des guides qui orientaient
(les gens) suivant Notre ordre et Nous leur inspirâmes la pratique du
bien, l'accomplissement de la prière et l'acquittement de la Zakât. Ils
Nous étaient en effet adorants. (Coran, Al-Anbiyâ' - 21/72-73)
Ô messagers, mangez des bonnes attributions et faites du bien, Je suis
de ce que vous faites parfaitement Connaissant. (Coran, Al-Mu'minûn -
23/51)
Il est donc évident qu'il existe des similitudes entre les normes coraniques
et celles des autres livres divins et qu'une telle corrélation n'est pas
seulement normale, mais surtout logique. Par conséquent, la présence de
ces similitudes ne montre en aucun cas que c'est notre Prophète qui aurait
écrit le Coran. En réalité, elle prouve tout le contraire, dans ce sens
qu'elle montre que toutes les religions divines et la vérité qu'incarne
la religion en général viennent d'une même source: Dieu. C'est une réalité
que signale le Coran et que confirment aussi bien la raison que la logique.
Dieu indique dans le Coran que ce Livre incarne la vérité et que c'est
Lui qui l'a révélé. Il y décrit aussi la réaction de ceux qui n'en ont
pas foi, notamment face au défi que leur lance ce Livre:
Ce Coran eut certes été impossible, en dehors d'Allâh, à forger. C'est
plutôt la confirmation des (messages) précédents et l'exposé détaillé
des Livres (anciens). Il émane, sans nul doute, du Seigneur des univers.
Diront-ils: "Il l'a inventé?" Dis alors: "Apportez donc une sourate pareille
et invoquez qui vous pouvez, en dehors d'Allâh, si vous étiez véridiques."
Pourtant ils démentent ce qu'ils n'ont pu embrasser de leur savoir et
dont l'interprétation ne leur est pas encore parvenue. Ainsi avaient démenti
ceux qui étaient (de ce monde) avant eux, or regarde quelle fut la fin
des iniques. (Coran, Yûnus - 10/37-39,)
Ce sujet a, par ailleurs, une autre dimension. Le Prophète Muhammad (psl)
ne fut pas l'homme qui, à un moment de sa vie, avait rassemblé des informations
ou mené des recherches sur la Torah ou sur l'Evangile. Les gens qui l'avaient
connu de près et ceux qui l'avaient suivi témoignaient du fait qu'il n'avait
jamais lu, ni transcrit, ni entrepris des recherches sur n'importe lequel
de ces livres. Personne n'avait de doute à ce sujet. Lequel trait de la
vie du Prophète était tellement connu des mécréants qu'il fut repris par
le Coran en tant qu'argument contre eux:
Tu ne récitais aucun livre auparavant, ni ne le copiais de ta droite.
Autrement, les tenants du faux en auraient douté. (Coran, Al-'Ankabût
- 29/48)
Le terme Ummî, par lequel on désigne une personne qui n'a aucune connaissance
des précédents livres divins et qui n'est donc pas adepte de l'une des
anciennes religions, est employé dans le verset suivant du Coran à propos
du Prophète Muhammad (psl):
Ceux qui suivent le Messager, le Prophète
Ummî (gentil),10 qu'ils trouvent inscrit
chez eux dans la Torah et l'Evangile... (Coran, Al-A'râf - 7/157)
Le contexte dans lequel le terme Ummî est employé pour faire référence
à ceux qui ne sont ni Chrétiens, ni Juifs, est identifiable à travers
le verset suivant:
Mais s'ils argumentent contre toi, alors dis: "Je soumets ma face à Allâh,
et (ainsi) ceux qui me suivent." Et dis à ceux à qui reçurent le Livre
et aux Ummî (Gentils): "Vous conformez-vous donc?" S'ils se conforment,
c'est qu'ils ont trouvé la bonne voie; s'ils se détournent, seule t'incombe
la communication. Allâh est Clairvoyant sur Ses serviteurs. (Coran, Âl
'Imrân - 3/20)
Comme nous pouvons en déduire, sont visés par l'adjectif Ummî (gentil)
les gens qui n'avaient pas reçu des livres divins. Autrement dit, il est
bien clair que ce terme n'est pas employé dans le Coran pour viser sa
signification classique: l'homme "illettré".
Incompatibilités et différences
Nous
avons jusqu'ici expliqué la logique des similitudes entre le Coran et
les autres livres divins modifiés. Au demeurant, quiconque en fait un
examen assez minutieux ne tarde pas à se rendre compte qu'il existe entre
ces livres beaucoup plus d'incompatibilités et de différences. En effet,
outre les ressemblances évidentes, la dissemblance entre le Coran et les
parties apocryphes des autres livres divins, de même que la manière dont
le Coran corrige ces altérations, sont la preuve qu'il est intégralement
la parole de Dieu.
Comme les anciens livres avaient subi de nombreux changements introduits
par l'homme et avaient donc perdu une bonne partie du message divin qu'ils
véhiculaient initialement, ils renferment des références et une logique
contradictoires et sont parfois totalement l'opposé du contenu du Coran.
Comparées à celles du Coran, leurs narrations recèlent également des différences
à bien des égards.
Ces livres avaient été profondément altérés, au point que ni leur contenu,
ni leur style, ni leur esprit, ni même leur structure n'avaient échappé
à la dénaturation. En effet, ils avaient été transformés en textes d'histoire
religieuse et mystique qui ne correspondent point aux livres divins. A
titre d'exemple, le premier livre de la Torah, la Genèse, raconte l'histoire
des Enfants d'Israël du début de la création jusqu'à la mort du Prophète
Yûsuf (Joseph). Le même style de narration historique domine tous les
autres livres de la Torah.
De même, les parties initiales des quatre Evangiles officiels (Mathieu,
Marc, Luc et Jean) traitent essentiellement de la vie du Prophète 'Îsâ
(Jésus), leur sujet principal n'étant en fait rien d'autre que sa vie,
ses paroles et ses actions.
Quant au Coran, il est très différent pour ce qui est de son style. Il
s'y trouve, en effet, une invitation ouverte, qu'on ne peut que bien constater,
à la foi en Dieu, et ce dès le début de sa première sourate, Al-Fâtiha.
Le sujet principal de ce Livre est la déclaration de l'unicité et de la
perfection de Dieu, suivie d'une invitation à l'intention de tout le monde
à délaisser l'idolâtrie et à se remettre au vrai Créateur.
Dans la version modifiée de la Torah que l'on détient aujourd'hui, plusieurs
imperfections sont attribuées à Dieu, voire des attributs humains (à Dieu
ne plaise!). L'histoire du Prophète Nûh (Noé), par exemple, renferme beaucoup
d'absurdités tirées par les cheveux au sujet des attributs de Dieu. Des
qualificatifs humains tels que le sentiment de fatigue, de regret, de
sérénité, et beaucoup d'autres épithètes qu'il n'est pas approprié de
mentionner ici y sont en effet attribués à Dieu. La Torah, on ne peut
que le constater, outrage Dieu grossièrement lorsqu'elle le décrit comme
une entité humaine qui marche et qui combat, ou qui se voit emportée par
la colère (Dieu nous en préserve!).
C'est la raison pour laquelle le Coran renferme des avertissements clairs
contre les calomnies et les mensonges des Juifs. Une de leurs offenses
au Créateur est, par exemple, de l'avoir qualifié de parcimonieux (Dieu
nous en préserve!):
Les Juifs disent: "La main d'Allâh est fermée." Que leurs mains soient
fermées et qu'ils soient maudits pour ce qu'ils dirent. Bien au contraire,
Ses deux mains sont largement ouvertes, Il prodigue comme Il l'entend...
(Coran, Al-Mâ'idah - 5/64)
Dans l'ensemble de sa tissure, le Coran diffère également de la Torah
dans ce sens qu'il ne s'adresse pas qu'à une nation, mais plutôt à toutes
les communautés, lorsqu'elles sont à l'apogée de leur progrès comme lorsqu'elles
sont en chute. Tout le monde est à son égard digne de considération, qu'il
s'agisse de la communauté qui a reçu la Révélation initialement ou de
celles, voire de tous les individus, qui suivront la voie qu'il trace.
C'est déjà assez pour qu'il soit unique et universel, puisque les autres
livres avaient été modifiés par l'homme à travers l'histoire et avaient
ainsi perdu leur originalité. Autant dire, ils ne sont ni originaux, ni
universels. Par ailleurs, certains des principes de base du Christianisme
mentionnés dans la Bible qui, prétendent certains, fut la source d'inspiration
du Coran, sont ouvertement rejetés par le Coran. En tête de ces allégations
figure celle qui soutient que le Prophète 'Îsâ (Jésus) est le fils de
Dieu, laquelle étant considérée dans le Coran comme un mensonge contre
le Créateur:
Ils disent: "Le Tout Miséricordieux s'est donné un enfant!" Vous vous
portez là à un aspect abominable; dont risquent les cieux de se fendre,
la terre de se gercer et les montagnes de choir en décombres; du fait
qu'ils aient attribué au Tout Miséricordieux un enfant; alors qu'il est
inconcevable que le Tout Miséricordieux se donne un enfant; puisque quiconque
aux cieux et sur la terre se rendra au Miséricordieux en serviteur… (Coran,
Maryam - 19/88-93)
Un autre genre de prétentions que le Coran expose et fronde est la crucifixion
du Prophète 'Îsâ (Jésus) par les Juifs. Le Coran affirme, au contraire,
que les Juifs n'ont pas tué 'Îsâ (psl), bien qu'il leur ait semblé que
son meurtre eut effectivement lieu, en ajoutant que Dieu l'a élevé vers
Lui.
En conclusion, le principe/vérité le plus important que le Coran vient
annoncer et auquel il invite les humains, tous les humains, est l'unicité
de Dieu, c'est-à-dire qu'en dehors de Lui il n'est point de déité et qu'en
Lui il n'est aucune imperfection, aucun défaut, aucun attribut négatif.
C'est ce que l'on comprend des informations, des narrations, voire de
tous les versets du Coran dont on trouve à la fois conseil et avertissement.
Si nous faisions une comparaison entre le Coran et les autres livres "divins",
nous verrons que rien qu'à ce propos, la différence est évidente et que,
par conséquent, si l'on peut mettre en doute le caractère "divin" des
anciens livres, tout étaye et confirme, en revanche, que le Coran est
une révélation divine.
L'idée que les informations scientifiques évoquées dans
le Coran soient empruntées aux anciennes civilisations
Nous
devons également mentionner cette autre prétention irrationnelle que soutiennent
certains au sujet du Coran. En effet, nous avons vu dans la section précédente
que les informations scientifiques que l'on trouve dans le Coran ne pouvaient
être connues d'après les connaissances disponibles à l'époque de sa révélation.
Néanmoins, ceux qui s'opposent à ce fait évident argumentent, dans un
effort effréné visant à obstruer le miracle, que le Prophète Muhammad
(psl) s'était inspiré des civilisations connues de son époque dont il
avait recueilli ses informations.
D'après cette allégation, notre Prophète aurait trouvé des informations
sur des concepts tels que l'astronomie, l'embryologie et la médecine dans
les civilisations antiques. A titre d'exemple, il aurait trouvé, prétendent-ils,
des données sur l'astronomie grâce aux Sumériens et sur la médecine dans
des collections de papyrus appartenant aux anciens Egyptiens. Il aurait
par la suite enregistré toutes ces données dans le Coran.
L'inanité de cette hypothèse est évidente et est visible de plusieurs
points de vue. On sait en particulier que le Prophète Muhammad (psl) n'a
jamais de sa vie effectué de pareilles recherches. Personne n'a prétendu
jusqu'ici le contraire. En outre, il est bien connu que le Prophète n'avait
aucune connaissance des langues de ces civilisations.
Qui plus est, quiconque, souhaitant effectuer de telles recherches à
cette période, aurait dû surmonter de nombreuses difficultés. Evidemment,
au 7ème siècle, l'Arabie ne connaissait aucun de nos outils
contemporains de recherche tels que les grandes bibliothèques, la presse,
les librairies ou Internet. Même avec la technologie actuelle, ce n'est
pas une tâche aisée que de chercher et d'étudier les documents égyptiens
antiques sur l'embryologie. L'établissement de cette civilisation remonte
en effet à environ 5000 ans. Par ailleurs, le nombre de documents écrits
qui ont survécu au passage du temps est très limité, le tout en plus du
fait que ces documents n'avaient pas été tous traduit. Il est également
impératif d'avoir une connaissance détaillée de l'histoire afin d'évaluer
et de comprendre entièrement ces traductions.
Bref, une telle étude est excessivement difficile, même dans les conditions
plus favorables de notre époque.
D'ailleurs, il n'y a aucune raison de penser que les informations que
nous avons héritées des civilisations antiques soient totalement correctes
et saines. Les informations incorrectes, les superstitions et les dogmes
irréfléchis n'étaient que trop communs dans ces sociétés antiques. Si,
comme le prétendent les incrédules, les données scientifiques du Coran
avaient été recueillies des cultures des civilisations antiques, elles
devraient alors contenir les mêmes erreurs ou incohérences. Or le Coran
est exempt de toutes les lacunes, de toutes les insuffisances. La science
moderne montre, au contraire, que tous les versets du Coran ayant un contenu
scientifique sont à cent pour cent exacts. C'est là une vérité que souligne
le verset suivant:
Ne méditent-ils donc pas sur le Coran? S'il venait d'autre qu'Allâh,
ils y trouveraient certes maintes discordances. (Coran, An-Nisâ' - 4/82)
C'est pourquoi l'assertion que le Prophète Muhammad (psl) aurait recueilli
le contenu des versets du Coran ayant un apport scientifique des anciennes
civilisations est totalement infondée, tout comme les autres prétentions
dont nous avons démontré l'inanité. Les allégations de tels dénégateurs,
de même que la réponse qui devrait leur être donnée, sont énoncées dans
le verset suivant:
Les dénégateurs disent: "Ce n'est en effet qu'une mystification qu'il
avait combinée, un groupe d'autres gens l'ayant aidé à son propos." Ils
commettent là injustice et calomnie. Ils disent encore: "Ce ne sont que
des mythes des anciens qu'il se fait écrire, on les lui dicte de bon matin
et au soir." Dis: "(Il) le fit descendre Celui qui connaît le secret dans
les cieux et dans la terre. Il est Tout pardon, Miséricordieux." (Coran,
Al-Furqân - 25/4-6)
L'assertion que le Coran aurait été révélé aux Arabes exclusivement
Les dénégateurs mettent en avant un autre moyen à travers lequel ils
visent à séparer et à distancer les gens du Coran: l'allégation que ce
Livre aurait été révélé aux Arabes uniquement et que ceux-ci sont les
seuls à devoir observer ses injonctions. Or, quiconque lit le Coran, ne
serait-ce qu'une seule fois, se rend compte qu'il s'agit d'une assertion
infondée et absurde.
Beaucoup de versets coraniques indiquent en effet que le Prophète Muhammad
(psl) est un messager envoyé à toute l'humanité et que tout le monde est
destinataire des commandements du Coran auxquels chaque individu, depuis
la révélation du premier verset de ce Livre et jusqu'au Jour du Jugement,
doit obéir. Nous citons ici quelques versets plus que suffisants pour
appuyer nos propos:
Nous ne t'avons envoyé qu'en porteur d'annonce et en donneur d'alarme
à tous les humains, mais la plupart des gens ne savent pas. (Coran, Saba'
- 34/28)
Dis: "Ô humains, je suis le messager d'Allâh à vous tous ensemble, Lui
qui possède le royaume des cieux et de la terre." (Coran, Al-A'râf - 7/158)
Quant à ceux qui contestent, dans l'intention et avec l'espoir de confondre
les gens non informés et de semer des troubles, il s'appuient sur le verset
coranique suivant:
Nous n'avons envoyé de messager que dans la langue de son peuple, afin
qu'il leur explicitât (le message). Aussi, Allâh égare qui Il veut et
éclaire qui Il veut. C'est Lui le Tout-Puissant, le Sage. (Coran, Ibrâhîm
- 14/4)
Le verset est très clair: un messager parle absolument la même langue
que le peuple auquel il est envoyé. Ce fut d'ailleurs le cas à travers
toute l'histoire. Seuls en fait des hommes qui comprennent et parlent
la langue du public qui les entoure peuvent lui rapporter la révélation
de Dieu d'une façon intégrale et parfaite. C'est pourquoi tout livre révélé
à un messager est dans le même langage que celui du messager lui-même
et de son peuple. Il ne peut y avoir rien de plus naturel.
Néanmoins, les contestataires discutent tout de même de ce sujet, on
dirait qu'il fallait à tout prix s'opposer à l'Islam. Leur mentalité est,
au reste, clarifiée dans le Coran:
Si Nous en avions fait un Coran en
langue autre que l'arabe, ils auraient dit: "Si les versets en étaient
articulés11! Est-ce (un Coran) non arabe
et (un messager) arabe?" Dis: "Il est, pour ceux qui ont la foi, lumière
et guérison. Quant à ceux qui n'ont pas la foi, ils ont dans les oreilles
une surdité et il est sur eux cécité. Ceux-là n'en perçoivent plus qu'un
appel lointain." (Coran, Fussilat - 41/44)
Il est impératif de former une telle unité entre le prophète, son peuple
et le livre qu'il présente, tant pour que la révélation divine se fasse
transmettre intégralement et parfaitement à l'humanité, que pour éluder
tout problème de transmission qui gênerait l'établissement des bases saines
de la foi. Evidemment, ceci ne sous-entend aucunement que les autres peuples
ne sont pas destinataires du Coran. D'autant plus que les significations
et les commandements de ce Livre peuvent être facilement interprétés et
expliqués dans n'importe quelle langue. D'ailleurs, c'est ce qui se passe
exactement dans la réalité et, de toute façon, le problème de la langue
n'a jamais été un obstacle devant quiconque veut apprendre les normes
de l'Islam ou les appliquer.
La mauvaise interprétation du pronom "Nous" employé dans
le Coran pour faire référence à Dieu
Dans
plusieurs versets du Coran, Dieu emploie le terme "Nous" pour faire référence
à Lui-même. En voici quelques exemples:
Nous avons, certes, donné le Livre à Mûsâ et, après lui, Nous avons dépêché
sur ses traces les messagers. Nous avons donné à 'Îsâ fils de Mariam les
preuves et l'avons conforté de l'Esprit de sainteté. Est-ce donc à chaque
fois que vous vient un messager avec ce à quoi vos passions ne se livrent
pas vous vous enflez d'orgueil et ainsi vous démentez les uns et tuez
les autres? (Coran, Al-Baqarah - 2/87)
Qui donc renoncerait à la doctrine d'Ibrâhîm, sinon celui qui se dédaigne
soi-même? Nous l'avons, en effet, élu dans ce monde et, dans la vie dernière,
il sera certainement du nombre des justes. (Coran, Al-Baqarah - 2/130)
Les incrédules soutiennent que le pronom "Nous" que Dieu utilise dans
le Coran pour faire allusion à Lui-même est une forme plurielle. Ils insinuent
que l'utilisation de ce mot contredit le fait qu'il n'y a aucune autre
déité en dehors de Dieu. Ils pensent surtout qu'ils ont ainsi fait une
découverte décisive. En fait, l'explication de cette fausse interprétation
qui résulte d'une approche très superficielle et extrêmement stupide est
très simple. En arabe, on emploie le pronom "Nous" non seulement comme
forme plurielle, mais aussi au singulier pour accentuer la grandeur, la
splendeur, la majesté, la gloire, le grade et la position. C'est effectivement
dans ce contexte qu'il est employé dans le Coran pour faire renvoi à Dieu.
L'esprit dans lequel le terme "Nous" est utilisé en arabe est identique
à celui de l'utilisation polie de la forme plurielle du pronom "Vous"
en langue française et dans quelques autres langues étrangères lorsqu'on
s'adresse à quelqu'un.
Le cœur et l'essence du message coranique sont qu'il n'y a aucune déité
en dehors de Dieu, seul à qui l'on doit dévouement et obéissance absolus.
Le fait qu'il n'existe aucune autre déité en dehors de Dieu est souligné
dans de nombreux versets du Coran, dont les suivants:
Ceci est, certes, le récit véridique. Il n'est point de dieu sinon Allâh.
Allâh est, sûrement, le Tout-Puissant, le Sage. (Coran, Âl 'Imrân - 3/62)
Il n'y a point de dieu sinon Allâh, l'Unique, l'Irrésistible. (Coran,
Sâd - 38/65)
Sache donc qu'il n'y a point de dieu sinon Allâh et implore le pardon
de ton péché, ainsi que pour ceux et celles qui ont la foi. Allâh connaît
votre activité (du jour) et votre retour aux couches (de nuit). (Coran,
Muhammad - 47/19)
Aussi, il est évident que le pronom "Nous" employé dans divers versets
du Coran pour faire référence à Dieu. Lui-même n'est pas utilisé dans
sa forme plurielle. Il est en revanche destiné à exprimer la magnificence,
le pouvoir et la puissance.
En fait, il n'est même pas nécessaire de se représenter cette utilisation
spéciale du terme en arabe pour ainsi saisir sa visée, car quiconque ayant
la moindre capacité de raisonnement peut apprécier la délicatesse de ce
mot. Ceux qui perçoivent cet aspect comme une preuve de contradiction
ou de déficience dans la tissure du Coran ne font que donner un bel aperçu
de leur intelligence, de leur compréhension et de l'aptitude qu'ils affichent.
La mauvaise interprétation des exemples donnés dans le Coran
Le
Coran est un livre que seuls peuvent bien comprendre les gens sagaces
et sincères. Les ignorants, quant à eux, de même que les gens incapables
de raisonner ou qui partent d'arrière-pensées, ne pourront jamais le comprendre,
ni découvrir ses mystères et ses points les plus fins. Ceci est également
vrai pour ce qui est des exemples cités dans le Coran pour donner des
conseils et des instructions. Il est un verset du Coran qui décrit comment
les gens sceptiques ne peuvent pas saisir les exemples donnés dans le
Coran, voire comment ces exemples peuvent les désorienter.
Allâh ne répugne pas à donner un quelconque exemple, (ne serait-ce qu'un)
cousin ou plus important. Quant à ceux qui ont la foi, ils savent bien
que c'est la vérité, venant de leur Seigneur. Quant aux dénégateurs, ils
se demandent: "Que veut Allâh à travers un tel exemple?" Il égare ainsi
une multitude et Il éclaire une multitude, mais Il n'égare en effet par
cela que les pervers. (Coran, Al-Baqarah - 2/26)
Un croyant peut facilement comprendre que l'exemple du cousin mentionné
dans le verset vise à prouver la supériorité et la puissance de Dieu.
Cet insecte minuscule, d'environ un centimètre de longueur, est, en effet,
un exemple de l'unique et parfaite création de Dieu. Il possède des systèmes,
des mécanismes et une structure bien plus complexe que celle de tous les
équipements et ordinateurs les plus avancés. Il n'a pas évolué depuis
sa création et voilà qu'il survit à notre temps. Dans le Coran, Dieu donne
cette créature miraculeuse comme exemple pour ainsi souligner la supériorité
de Sa création. Les vrais hommes de foi peuvent alors déduire de cet exemple
qu'un simple cousin peut ouvrir la voie au sentiment et à la compréhension
de l'infinité de la connaissance et de la puissance de Dieu. En revanche,
au lieu d'apprendre à envisager chaque créature autour d'eux avec le même
regard méditatif, les gens n'ayant pas la foi, comme les gens sceptiques
et imprudents, ne cessent de se demander avec étonnement: "Mais, qu'est
ce que Dieu veut dire à travers cet exemple?"
La mauvaise interprétation des répétitions dans le Coran
Les répétitions dans le Coran génèrent une grande confusion chez les
incrédules qui ne peuvent pas comprendre leur logique. En effet, certains
sujets et le contenu de quelques versets sont répétés dans différentes
parties du Coran. Dans maints exemples, différentes narrations et suggestions
coraniques, la référence est constamment faite aux principes fondamentaux
de la foi tels que l'existence et l'unicité de Dieu, l'appel à se remettre
à Lui, la sagesse du désaveu de soi-même, l'importance de la prière, le
caractère éphémère de ce monde, la gratitude envers le Créateur, le bien-fondé
de la vie pieuse, etc. Il y a même des cas où un verset est répété mot
pour mot dans un autre endroit du Coran.
Ceci a beaucoup de raisons pertinentes. C'est afin de graver les sujets
essentiels de la foi dans l'esprit et le cœur des gens que ces sujets
sont souvent répétés. En outre, chaque aspect de ces sujets fondamentaux
devient plus facile à comprendre lorsqu'on le découvre dans différents
exemples et narrations.
Une des répétitions les plus connues du Coran est le verset "Lequel
donc des bienfaits de votre Seigneur démentez-vous?" de la sourate
Ar-Rahmân. Il est en effet mentionné 31 fois parmi les 78 versets
de cette sourate. Néanmoins, c'est une répétition très sage, puisqu'elle
prépare l'atmosphère essentielle pour placer les gens dans un état de
reconnaissance et de méditation, plutôt que de les laisser indifférents
dans un contexte où l'on est plutôt appelé à considérer comment les beautés
du paradis énumérées par Dieu sont véritablement des faveurs et des bénédictions
magnifiques. L'admiration et la splendeur présentes dans le cœur de l'homme
de foi ne peuvent que se renforcer à chaque réitération du verset et ainsi
le sentiment de crainte révérencielle est fourni au cœur de l'homme de
foi, sincère et consciencieux, de la meilleure façon.
La mauvaise interprétation du style du Coran
(Les invocations de l'homme de foi, les mots des anges...)
Chaque
verset du Coran est un exemple de la sagesse sempiternelle de Dieu. Par
conséquent, tout sujet que contient le Coran est expliqué dans le style
le plus substantiel et le plus parfait. Aussi, alors que dans certaines
parties du Livre le sujet en question est expliqué de la façon la plus
complète et la plus détaillée qui soit, il est, dans d'autres parties,
rendu compréhensible grâce à une approche courte et simple. Par exemple,
dans certains versets, les déclarations ou les prières des gens de foi,
des anges etc., sont données directement sans aucune introduction. Mais
les hommes ayant une foi profonde peuvent facilement saisir la raison
pour laquelle ces déclarations ont été données de cette manière.
En revanche, ceux qui ont des capacités limitées de contemplation éprouvent
des difficultés à comprendre le style du Coran. Ils soutiennent que, si
le Coran contient et véhicule la parole de Dieu, il serait paradoxal qu'il
contienne des déclarations d'autres que Lui. En réalité, ces mots tiennent
lieu d'exemples et de sermons à l'intention des vrais hommes de foi, car
celui qui communique ces déclarations dans le Coran n'est autre que Dieu.
Autrement dit, tout ce qu'il y a dans le Coran est Sa parole.
A titre d'exemple, les quatre derniers versets de la sourate Al-Fâtiha
sont des invocations d'hommes de foi:
C'est Toi que nous adorons et c'est de Toi que nous implorons le secours.
Guide-nous vers la voie droite; la voie de ceux que Tu as gratifiés, non
pas celle de ceux qui encourent Ta colère, ni de ceux qui sont égarés.
(Coran, Al-Fâtihah - 1/5-7,)
Ainsi Dieu informe les gens de foi sur le style qu'ils doivent adopter
dans leur prière dès le début. Il n'y a, en fait, aucune déclaration préliminaire
au début de cette prière qui affirme: "Priez comme mentionné ci-dessous",
parce que la situation est tout à fait évidente.
Un autre exemple de ce genre est l'invocation mentionnée dans le dernier
verset de la sourate Al-Baqarah:
Allâh n'impose à toute âme qu'une charge en sa capacité. En sa faveur
ce qu'elle aura acquis (de bien) et à sa charge ce qu'elle aura commis
(de mal). Notre Seigneur, ne nous en veuille pas si nous oublions ou commettons
une erreur. Notre Seigneur, ne nous fais pas porter de faix lourd comme
Tu en avais fait porter à ceux qui nous devancèrent. Notre Seigneur, ne
nous fais pas porter ce que nous ne pouvons supporter, passe sur nos fautes,
pardonne-nous et accorde-nous (Ta) miséricorde. Tu es notre Maître, donne-nous
la victoire sur le peuple impie. (Coran, Al-Baqarah - 2/286)
Tout humain sensible peut facilement constater que, à travers ces versets,
Dieu donne aux vrais hommes de foi un exemple de prière. Il ne peut en
conséquence que prier ainsi. Quant aux incrédules, ils ne verront jamais
la vraie nature de tels versets, car ils seront toujours égarés par Satan.
Le sujet de la création du monde en six jours
Il
est stipulé dans plusieurs versets du Coran que l'univers a été créé en
six jours. Toutefois, la question de ce nombre précisément requiert une
attention particulière, car si l'on étudie séparément les versets mentionnant
les différentes étapes de la création, il semble que le nombre de ces
jours est plutôt de huit. Par conséquent, ceux qui ne peuvent pas saisir
la logique évidente de ces versets prétendent qu'ils entrent en conflit
avec les autres versets qui énoncent directement que la création de l'univers
a été produite en six jours.
Les versets traitant des différentes étapes de la création sont les suivants:
Dis: "Oseriez-vous renier Celui qui créa la terre en deux jours et Lui
supposer des égaux? Il est le Seigneur des univers. Il y posa d'en haut
des ancrages, y mit la bénédiction et en proportionna les nourritures
en quatre jours d'égale durée pour qui interroge. Puis, Il s'adressa au
ciel qui était alors fumée et lui dit, ainsi qu'à la terre: "Venez tous
deux, bon gré, mal gré." Tous deux dirent: "Nous venons obéissants." Il
institua sept cieux en deux jours et révéla à chaque ciel sa fonction.
Nous avons décoré le ciel inférieur de lustres et c'était aussi pour la
protection. Tel est l'ordre établi par le Tout-Puissant, l'Omniscient.
(Coran, Fussilat - 41/9-12)
En effet, si les jours mentionnés dans lesdits versets sont additionnés,
ils donnent un total de huit, alors que le verset 3 de la sourate Yûnus,
de même que d'autres versets, annoncent que la terre, les cieux et tout
ce qui est compris entre ces univers différents, ont été créés en six
jours. C'est donc une situation qui pourrait sembler incompréhensible
pour un lecteur superficiel qui s'abstient de réfléchir sérieusement ou
de raisonner logiquement. D'ailleurs, ceux qui approchent le Coran dans
l'intention de découvrir "des défauts et des contradictions" citent fréquemment
ces versets.
Il suffit pourtant d'un peu de concentration et de sagesse pour voir
aisément qu'il n'y a là aucun paradoxe. Car, si nous prêtons attention
aux périodes indiquées dans les versets, nous arriverons aux calculs suivants:
- La phase allant du moment où l'existence de l'univers a débuté jusqu'à
ce que la nourriture ait été préparée, ou plutôt jusqu'à ce que l'environnement
nécessaire aux choses vivantes ait été aménagé, avec la création des plantes
et des animaux, a pris quatre jours.
- La première partie de cette phase, à savoir la formation de la terre
et de l'univers, ou en bref la création du monde, a pris les deux premiers
de ces quatre jours. Aussi, ces deux jours ne sont pas une tranche de
temps séparée des quatre premiers jours. Ils sont, pour être plus précis,
les deux premiers des quatre jours mentionnés dans le verset qui suit.
- Il est ensuite expliqué dans les deux autres versets que le ciel a
été formé en deux jours. Somme toute, la création de tout l'univers a
pris au total six et non huit jours.
En d'autres termes, ces versets ne font qu'expliquer séparément les tranches
de temps qui avaient été réservées à chacun des événements qui ont eu
lieu dans les six jours de la création.
Enfin, il est impératif de clarifier que le terme "jour" mentionné dans
ces versets n'est pas utilisé dans le même sens que celui des 24 heures
que nous connaissons, mais pour indiquer des périodes et des phases que
seul connaît le Créateur - exalté soit-Il.
La spéculation au sujet du nom de "Hâmân"
Les
gens qui s'occupent perpétuellement à rechercher des "incohérences" dans
le Coran évoquent le nom de "Hâmân", un homme mentionné dans le Coran
en tant que l'un des hommes de Pharaon.
Alors que la Torah n'évoque pas ce nom de Hâmân lorsque la vie du Prophète
Mûsâ (Moïse) est rappelée, on le trouve, en revanche, mentionné dans l'Evangile,
mais pour faire référence à un homme qui aida le roi babylonien venu au
pouvoir 1100 ans après le Prophète Mûsâ et qui persécuta les Juifs.
Ceux qui prétendent que le Prophète Muhammad (psl) aurait écrit le Coran
à la lumière de la Torah et de l'Evangile soutiennent également, avec
beaucoup de sophisme, qu'il y aurait copié incorrectement certains sujets.
Le ridicule de cette assertion est devenu évident il y a de cela 200
ans maintenant, lorsque les hiéroglyphes égyptiens avaient été déchiffrés
et le nom "Hâmân" découvert.
Jusqu'alors il n'était pas possible de lire les écritures ou les tablettes
écrites en ancien égyptien. La langue et les hiéroglyphes égyptiens antiques
existaient en effet depuis des milliers d'années. Cependant, avec la diffusion
du Christianisme et de ses influences culturelles pendant le 2ème et le
3ème siècles, les anciens Egyptiens avaient oublié leur religion ainsi
que leur langue et ainsi l'utilisation des hiéroglyphes est peu à peu
tombée dans l'oubli. L'année 394 est le dernier moment connu où un hiéroglyphe
avait été utilisé. Ensuite ce langage avait été oublié et, depuis, il
n'y avait personne qui pouvait le lire ou le comprendre. Cette situation
dura jusqu'à il y a environ 200 ans.
La langue égyptienne antique a été déchiffrée en 1799 avec la découverte
d'une tablette datant de 196 avant Jésus-Christ appelée la "Pierre de
Rosette". La spécificité de cette tablette réside dans le fait qu'elle
a été écrite sous trois formes différentes: hiéroglyphes, démotique (une
forme simplifiée de l'écriture hiératique égyptienne antique) et grec.
Le dialecte égyptien antique a été décodé à l'aide de la version grecque.
Un Français nommé Jean-François Champollion termina le déchiffrement de
toute la tablette et ainsi, un langage oublié et l'histoire qu'il véhicule
sont revenus à la vie. Cette découverte a permis d'effectuer des recherches
sur la civilisation des anciens Egyptiens, leurs croyances et leur vie
sociale.
Il a également permis de saisir l'information essentielle dont nous discutons
ici. Le nom de "Hâmân" a en fait été mentionné dans de vieilles tablettes
égyptiennes. Il figure sur un monument qui se tient maintenant dans le
musée de Hof à Vienne et dans lequel la proximité de Hâmân et de Pharaon
a été soulignée. (Walter Wreszinski, Ägyptische Inschriften aus dem
K. K. Hof Museum in Wien, 1906, J. C. Hinrichs' sche Buchhandlung)
Le dictionnaire Les Personnes dans le Nouveau Royaume mentionne
Hâmân comme "tête des ouvriers de carrière". (Hermanne Ranke, Die
Ägyptischen Personennamen, Verzeichnis der Namen, Verlag Von J J
Augustin in Glückstadt, Bande I, 1935; Bande II, 1952)
Cette découverte a mis en évidence un fait véritablement étonnant. En
fait, contrairement à ce que clament ceux qui s'opposent au Coran, Hâmân
était réellement un homme qui habitait en Egypte du temps du Prophète
Mûsâ et, exactement comme indiqué dans le Coran, il était proche de Pharaon
et avait traité de la construction des classifications.
Le verset coranique qui rapporte comment Pharaon a invité Hâmân à construire
une tour est en parfait accord avec cette conclusion archéologique:
Pharaon dit: "Ô notabilités, je ne
connais pas de Dieu pour vous, sinon moi. Hâmân, allume donc du feu sous
l'argile12 et bâtis-moi une tour afin
que je puisse avoir vue sur le dieu de Mûsâ. Je pense au demeurant qu'il
est l'un des menteurs." (Coran, Al-Qasas - 28/38)
En conclusion, la découverte du nom de Hâmân sur les tablettes égyptiennes
antiques a discrédité une autre assertion de ceux qui tâchent de trouver
des incohérences dans les versets du Coran. D'autre part, la vérité indéniable
que le Coran est, sans nul doute, révélé par Dieu est à nouveau établie,
puisque le Coran a miraculeusement donné l'information historique qui
ne pouvait être trouvée et déchiffrée du temps du Prophète (psl) autrement.
La spéculation au sujet du Déluge
Le
sujet du Déluge et de Nûh (Noé) est l'un des sujets que les dénégateurs
ne peuvent rationaliser et c'est pourquoi ils s'y opposent. Les gens qui
contestent l'idée que le Déluge avait eu lieu arguent du fait qu'il est
techniquement impossible qu'une inondation mondiale ait pu se produire.
Par conséquent, disent-ils, comme le Coran mentionne pareil événement,
il est improbable qu'il incarne la parole de Dieu.
En réalité, de telles allégations sont incorrectes lorsqu'il s'agit du
saint Coran, étant donné que c'est le seul Livre révélé par Dieu qui est
resté inchangé. D'ailleurs, la mention du Déluge dans le Coran est racontée
d'une manière très différente si on la compare à la version de la Torah
et d'autres cultures.
Dans la Torah modifiée, le Déluge est énoncé comme ayant été universel
et ayant couvert le monde entier. Le Coran, de son côté, ne fait aucune
référence à une inondation universelle. Il soutient, au contraire, l'opposé,
car ses versets expliquent que l'inondation n'était pas mondiale mais
plutôt régionale et que seule la nation qui contestait la prophétie de
Nûh (psl) avait été punie.
Le Prophète Nûh avait été envoyé à sa propre nation seulement, juste
comme le Prophète Hûd avait été envoyé au peuple de 'Âd (Sourate Hûd -
11/50) et le Prophète Sâlih aux Thamûd (Sourate Hûd - 11/61), et l'inondation
n'a donc détruit que son peuple:
Nous avons envoyé Nûh à son peuple: "Je suis pour vous un donneur d'alarme
explicite. Que vous n'adoriez qu'Allâh, je crains pour vous le châtiment
d'un jour douloureux". (Coran, Hûd - 11/25-26)
Ceux qui furent détruits étaient ceux qui avaient dénié le message et
persisté dans l'opposition aux révélations que transmettait le Prophète
Nûh. Les versets coraniques qui traitent de ce sujet ne laissent planer
aucun doute:
Mais ils le démentirent, et alors Nous le sauvâmes, ainsi que ceux qui
étaient avec lui, dans l'arche et Nous engloutîmes ceux qui avaient démenti
Nos signes. C'était un peuple aveugle. (Coran, Al-A'râf - 7/64)
Aussi, Nous le sauvâmes, ainsi que ceux qui étaient avec lui, par miséricorde
de Notre part, et Nous exterminâmes ceux qui avaient démenti Nos signes
et qui n'avaient pas la foi. (Coran, Al-A'râf - 7/72)
Le Coran déclare, nous ne pouvons que le constater, que le peuple du
Prophète Nûh avait été détruit, certes, mais pas le monde entier. Quand
les versets coraniques sont si évidents, arguer du fait que l'inondation
du peuple de Nûh mentionnée dans le Coran était universelle, ne peut avoir
aucun autre but, sinon de confondre et de duper les gens mal informés.
Le fait que les erreurs et les superstitions qui existent dans les versions
courantes de la Torah et de l'Evangile n'existent pas dans le Coran, mais
y sont au contraire corrigées, ne peut être qu'une autre preuve que ce
Livre avait été révélé par Dieu.
Par ailleurs, il n'est pas possible que le Coran parle du Déluge comme
un événement universel pour une autre raison: Dieu déclare qu'une nation
ne peut être anéantie tant qu'un message ne lui avait été envoyé. Autant
dire, la destruction aura lieu si le peuple en question a reçu un messager
venant l'avertir et le guider mais il l'a rejeté. C'est ce qui est énoncé
dans la sourate Al-Qasas:
Ton Seigneur n'aura point anéanti les cités avant d'avoir envoyé dans
leur cité mère un messager qui récite aux hommes Nos versets. Nous n'aurons
anéanti les cités que lorsque leur peuple eut fait preuve d'iniquité.
(Coran, Al-Qasas - 28/59)
Un autre verset énonce également:
Quiconque suit la bonne voie, il la suit pour son propre intérêt; quiconque
s'égare, il s'égare à son propre dam. Nulle (âme) pécheresse ne portera
la charge d'une autre. Nous n'aurons point châtié tant que Nous n'eûmes
envoyé un messager. (Coran, Al-Isrâ' - 17/15)
Comme on peut l'avérer à travers les versets ci-dessus mentionnés, la
destruction d'un peuple auquel aucun messager n'avait été envoyé ne concorde
pas avec les normes établies par Dieu. Or le Prophète Nûh n'avait été
envoyé qu'à son peuple pour lui rappeler la parole de Dieu. C'est pourquoi
Dieu a détruit le peuple du Prophète Nûh, mais non les autres nations
qui n'avaient pas encore reçu de messagers.
L'autre sujet prêtant à débat concernant le Déluge est de savoir si la
montée des eaux fut assez haute pour couvrir toutes les crêtes et les
montagnes de la région. Le Coran affirme qu'après l'inondation le bateau
de Nûh s'est posé sur le Mont de "Jûdîyy". Le terme "Jûdîyy" indique une
montagne particulière, mais, en arabe, il signifie en réalité "un point
élevé ou un endroit". Ainsi nous pouvons conclure à partir du Coran que
le Déluge n'a pas envahi le monde entier et toutes les montagnes, comme
l'indique la Torah falsifiée, mais il a plutôt couvert une région particulière.
D'ailleurs, les excavations archéologiques effectuées dans les régions
dont on pense qu'elles avaient été affectées par l'inondation indiquent
que ce n'était pas un événement universel couvrant le monde entier, mais
en fait une catastrophe régionale ayant couvert une grande partie de la
Mésopotamie. (Pour plus d'informations, voir
Les nations disparues de Harun Yahya) |