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LE MIRACLE DU SYSTEME IMMUNITAIRE - Harun Yahya

LE MIRACLE DU SYSTEME

IMMUNITAIRE




Les Cellules A L'Ceuvre Dans Le Systeme

Si un ennemi surmonte toutes les barrires et russit pntrer dans notre corps, cela ne signifie pas que l'arme de dfense a t vaincue. Au contraire, la vritable guerre vient tout juste de commencer, et les principaux soldats entrent en jeu cette tape. Les premiers soldats rencontrer l'ennemi sont les cellules dvoreuses, c'est--dire les phagocytes, qui circulent en permanence dans notre corps et gardent le contrle sur tout ce qui se passe.

Ce sont des "cellules spciales de nettoyage", qui ingrent les microbes non dsirs qui ont pntr les surfaces intrieures du corps, et alertent le systme immunitaire au besoin.

Certaines cellules du systme immunitaire capturent, dtruisent, digrent et liminent les particules minuscules et les matires liquides trangres qui sont entres dans notre corps. Cet vnement est connu sous le nom de la "phagocytose" (l'engloutissement de cellules).


Phagocytose en cours. Le macrophage (en jaune) digrant des bactries (en bleu).

La phagocytose est l'un des lments les plus importants du systme immunitaire. Elle fournit une protection immdiate et efficace contre les infections.

Les phagocytes, considrs comme les "forces de police du corps", peuvent tre examins sous deux angles diffrents.

1. Les forces de police mobiles: Elles patrouillent dans le sang et font la navette entre les tissus lorsque ncessaire. Ces units cellulaires, qui circulent dans le corps, servent aussi pour le nettoyage.

2. Les forces de police stationnaires: Ce sont des macrophages immobiles, situs dans les espaces entre les tissus. Ils accomplissent la phagocytose de micro-organismes o qu'ils se trouvent, sans avoir se dplacer.

Si les antignes envahisseurs (micro-organismes trangers) sont en nombre faible pour tre pris en charge par les cellules dvoreuses, ils sont dtruits sans que l'alerte ne soit donne. Mais si les microbes envahisseurs sont trop nombreux, les cellules dvoreuses peuvent chouer les maintenir sous leur contrle. Incapables de les digrer, elles s'accroissent en volume. Une fois distendues par les antignes, les cellules clatent, provoquant le dbordement d'une substance liquide (le pus). Cela ne veut pas dire que la guerre est perdue. Jusqu'ici, les cellules dvoreuses ont juste rencontr les microbes, qui ont encore d'autres barrires plus rsistantes passer. La formation de pus active les lymphocytes, qui sont fournis par la moelle osseuse, les ganglions lymphatiques, et notamment, le thymus. La seconde vague de dfense commence avec l'arrive de nouvelles cellules immunitaires, qui attaquent tout ce qu'elles rencontrent, y compris les dbris cellulaires, les antignes libres et mme de vieux globules blancs. Ces cellules immunitaires sont les vritables cellules dvoreuses, c'est--dire les macrophages, un type de phagocyte.

Les premires forces de secours: les macrophages

Quand la guerre s'intensifie, les macrophages entrent en action. Les macrophages oprent d'une manire spcifique qui leur est propre. Ils ne sont pas impliqus dans des combats un contre un comme les anticorps. Contrairement aux anticorps, ils ne travaillent pas avec un systme similaire une bombe visant une seule cible. Comme un fusil plomb, ou une bombe qui peut tre envoye vers plusieurs cibles la fois, les macrophages peuvent dtruire un grand nombre d'ennemis en mme temps.

Comme toutes les autres cellules immunitaires, les macrophages aussi sont fabriqus par la moelle osseuse. Les macrophages, qui ont une grande dure de vie, peuvent vivre des mois, voire des annes. En dpit de leur petite taille (10-15 micromtres), ils sont cruciaux pour la vie humaine. Ils possdent la capacit d'absorber et de digrer de grosses molcules par la phagocytose (ingestion).

Leur capacit d'ingestion fait d'eux les "mnagres" du systme immunitaire. Ils enlvent tous les matriaux qui ont besoin de nettoyage, comme les micro-organismes, les complexes antignes-anticorps, et d'autres substances structurellement similaires aux antignes. A la fin de ces processus, les substances qualifies d'antignes sont digres, et ainsi ne constituent plus la moindre menace envers l'organisme.

- Alerte gnrale

Quand un pays est impliqu dans une guerre, une mobilisation gnrale est dclare. La plupart des ressources naturelles et le budget sont dpenss pour les besoins militaires. L'conomie est rorganise afin de subvenir aux besoins de cette situation extraordinaire et le pays est engag dans un effort de guerre maximum. De la mme faon, le systme immunitaire annoncera une mobilisation de masse, en recrutant tous ses lments pour combattre l'ennemi. Imaginez-vous de quelle manire cela se produit?


Ci-dessus, vous pouvez voir des macrophages essayant d'ingrer des matriaux trangers.

Si l'ennemi est trop important par rapport ce que les macrophages en lutte peuvent grer, une substance spciale est scrte. Le nom de cette substance est "pyrogne" qui est l'quivalent d'un signal d'alarme cellulaire.

Aprs avoir parcouru un long chemin, les substances pyrognes atteignent le cerveau o elles stimulent le centre d'augmentation de la fivre. Une fois alert, le cerveau coupe les alarmes du corps, et la personne dveloppe de la fivre. Le patient souffrant de fivre ressent naturellement le besoin de se reposer. Ainsi, l'nergie dont a besoin l'arme de dfense n'est pas dpense ailleurs. Les pyrognes produits par les macrophages sont conus pour dclencher les mcanismes d'augmentation de la fivre au niveau du cerveau. Par consquent, les macrophages, les pyrognes, le centre d'augmentation de la temprature dans le cerveau et le cerveau lui-mme ont du tre crs en mme temps.

Il est vident qu'il y a l un plan parfait l'ouvrage. Chaque condition est cre, sans dfaut, pour que ce plan russisse; les macrophages, les substances pyrognes et d'autres substances similaires, le centre d'augmentation de la fivre dans le cerveau ainsi que les mcanismes d'augmentation de la fivre dans le corps

En l'absence d'un seul de ces systmes, le systme global ne pourrait pas fonctionner. Ainsi, on ne peut prtendre en aucune faon que ce systme a pu apparatre pas pas travers une volution.

Qui donc a ralis ce plan?

Qui sait que la fivre du corps doit augmenter, et que de cette manire l'nergie ncessaire l'arme de dfense ne sera pas dpense ailleurs?


Le macrophage ingrant des bactries petit petit. Le macrophage s'tend vers l'avant pour capturer des bactries.

Les bactries sont captures et piges dans les extensions de la membrane du macrophage.

Les bactries, piges dans la membrane du macrophage, sont absorbes l'une aprs l'autre.

Est-ce que ce sont les macrophages?

Les macrophages sont des cellules minuscules invisibles l'il nu. Ils n'ont pas la capacit de penser. Ce sont des organismes vivants qui obissent uniquement un ordre tabli suprieur; ils s'acquittent simplement de leurs tches.

Est-ce le cerveau?

Bien sr que non. Le cerveau ne possde pas non plus le pouvoir de crer ou de produire quelque chose. Comme dans tous les autres systmes, il n'est pas en position de donner des ordres, mais obit seulement aux ordres et se soumet eux.

Est-ce l'homme?

Certainement pas. Ce mcanisme protge l'homme d'une mort certaine, bien qu'il ne soit mme pas conscient qu'un tel systme aussi parfait travaille dans son propre corps. Mme si on ordonnait l'homme de dvelopper une arme dans son propre corps, il ne saurait quoi faire.

Aujourd'hui, l'humanit n'est mme pas capable de comprendre tous les dtails de l'ordre prsent dans le systme immunitaire, en dpit de toute la technologie sa disposition, encore moins de l'imiter.

C'est un fait vident que l'homme a t cr avec toutes ses caractristiques dj en place. De gr ou de force, il se soumet son Crateur et aux systmes qu'Il a mis en place. Comme tout le reste Lui est soumis

c'est Lui qu'appartient ce qui est dans les cieux et la terre et c'est Lui que tous obissent. (Sourate El-Baqara, 2: verset 116)

- Transfert d'information

Une autre fonction incroyable des macrophages est de fournir aux lymphocytes, c'est--dire les cellules B et T, qui sont les vrais hros du systme immunitaire, des informations concernant l'ennemi. Aprs la phagocytose des antignes, les cellules prsentant les antignes vont dans les ganglions lymphatiques (tissu lymphatique) travers les canaux lymphatiques.

C'est un dtail trs important. Une cellule n'est capable de fournir et de transmettre de l'information sur l'ennemi, aux centres appropris, que si elle possde une conscience et une raison. Pour que le macrophage sache que cette information sera utilise par les lymphocytes, il doit tre parfaitement inform de la stratgie gnrale du systme immunitaire. Il est trs clair que le macrophage, tout comme toutes les autres cellules, est l'lment obissant d'un systme totalement intgr.

Les plus grands hros: les lymphocytes

Les lymphocytes sont les principales cellules du systme immunitaire. La guerre intense mene dans le corps ne peut tre gagne qu'avec les efforts acharns des lymphocytes. L'histoire de la vie de ces cellules est pleine d'tapes incroyablement intressantes et merveilleuses, chacune d'entre elles tant, elle seule, suffisante pour dmontrer la nature archaque de la thorie de l'volution.


Des lymphocytes en guerre (en jaune), combattant des cellules cancreuses

Ces guerriers courageux sont prsents dans la moelle osseuse, les ganglions lymphatiques, les glandes salivaires, la rate, les amygdales et les articulations. Les lymphocytes sont prsents et produits principalement dans la moelle osseuse.

La formation des lymphocytes dans la moelle osseuse est un des vnements les plus mystrieux de la biologie. Dans ce cas, des cellules souches passent rapidement travers un certain nombre d'tapes biologiques et revtent une structure compltement nouvelle en devenant des lymphocytes (une cellule souche est une cellule non spcialise qui donne naissance une cellule spcialise, comme par exemple une cellule sanguine).

Lorsque l'on considre qu'en dpit des formidables dveloppements de la gntique, la transformation du plus simple microbe en une autre espce similaire est impossible, le mystre de cet vnement, qui a lieu dans la moelle osseuse, est encore plus grand. Ce mystre, non rsolu par la science ce jour, est un processus trs simple pour notre corps. Pour cette raison, plusieurs scientifiques volutionnistes ont reconnu que la slection naturelle ou les mythes des mutations ne peuvent expliquer le mystre d'une telle transformation. Le professeur Ali Demirsoy dclara qu'une cellule complexe comme le lymphocyte, qui transporte pratiquement toute la responsabilit de la guerre, ne peut tre volu d'une simple cellule:

"Les cellules complexes n'ont pas t engendres depuis des cellules primitives travers un processus volutif comme il a t rcemment suggr."7

Ce fait est, en ralit, bien connu des scientifiques de notre poque. Mais, videmment, s'ils acceptent ce fait, ils seront galement obligs d'admettre l'existence d'un Crateur. C'est ce que la plupart d'entre eux sont peu disposs accepter.

Le clbre biochimiste Michael J. Behe, affirme que les volutionnistes ne tiennent aucun compte de certains faits afin de nier l'existence de Dieu:

 

Chez les personnes immunises, les cellules T tueuses attaquent et dtruisent les cellules portant un antigne tranger, comme les cellules infectes par des virus ou les cellules cancreuses. Ces cellules T possdent des vacuoles de stockage qui contiennent une substance chimique appele perforine car elle perfore les membranes cellulaires. Durant le processus de destruction, les vacuoles d'une cellule T fusionnent avec la membrane cellulaire et librent des units de protine perforine. Ces units se combinent pour former des pores dans la membrane cible. Ensuite, du fluide et des sels pntrent dans la cellule cible qui finit par exploser.

"Aussi, et malheureusement, des critiques ont, trop souvent, t cartes par la communaut scientifique par crainte de donner des arguments aux crationnistes. Il est ironique qu'au nom de la protection de la science, des critiques scientifiques vigoureuses de la slection naturelle aient t balayes."8

Les lymphocytes, les produits de cette mystrieuse transformation, qui est l'un des faits ignors, jouent un rle trs intressant dans le systme immunitaire. Ils examinent les cellules du corps plusieurs fois par jour la recherche de cellules malades. S'ils trouvent des cellules malades ou vieilles, ils les dtruisent. Il y a environ 100 trillions de cellules dans notre corps et les lymphocytes n'en reprsentent que 1%.

Maintenant, imaginez un pays avec une population extrmement importante, aux alentours de 100 trillions. Le nombre de travailleurs du corps mdical (lymphocytes) serait alors de 1 trillion. Si nous pensons la population actuelle qui atteint presque 7 milliards, le nombre de personnes vivant dans notre pays imaginaire serait d'environ 14 millions 285 mille fois la population mondiale. Serait-ce possible que tous les habitants de ce pays puisse subir un check-up un par un, et de plus, plusieurs fois par jour?

Vous rpondrez srement par la ngative, mais ce processus est men dans votre corps chaque jour; les lymphocytes parcourent votre corps plusieurs fois par jour pour raliser un contrle de sant.

Est-il possible d'attribuer l'opration extrmement bien organise d'une telle masse d'tres vivants des concidences?

Les concidences peuvent-elles intervenir pour expliquer comment chacun des 1 trillion de lymphocytes accomplissent une tche si ardue et si exigeante?

Certainement pas!

Dieu, Seigneur de tous les mondes, a cr chacun de ces lymphocytes et les chargea de la responsabilit de protger l'homme.

Les lymphocytes jouent un rle trs important face des maladies infectieuses majeures comme le SIDA, le cancer, la rage, la tuberculose, et face des maladies comme l'angine ou les rhumatismes. Bien sr, cela ne signifie pas que les lymphocytes n'ont aucun rle jouer avec d'autres maladies. Mme le rhume n'est rien d'autre qu'un combat men par les lymphocytes pour garder distance les virus trs dangereux du rhume.

Le corps humain peut battre un grand nombre de ses ennemis en utilisant des anticorps. Vous pouvez vous demander alors pourquoi les lymphocytes interviennent directement dans la guerre quand ils y apportent dj une contribution considrable en produisant des anticorps. Cependant, certains microbes sont tellement mortels que des toxines chimiques puissantes sont requises pour leur suppression. Ainsi, certains lymphocytes utilisent ces toxines chimiques et participent directement la guerre.

Comment ce systme immunitaire arrte-t-il ses ennemis?

Tout d'abord, des chimistes et un laboratoire sont ncessaires pour produire la toxine. La structure du matriel requis est trop particulire pour s'tre forme par concidence. Dieu, qui sait que le corps humain doit faire face un tel ennemi, ou plutt, qui a cr un tel ennemi pour avertir l'homme, a aussi donn la capacit aux lymphocytes de synthtiser cette toxine.

Alors, ce matriel chimique est-il satisfaisant?

Non, car cette substance ne peut circuler librement dans le sang car cela signifierait aussi la mort de nos cellules.

Comment donc cette toxine est-elle utilise sans causer de dommages nos cellules?

La rponse cette question gt dans la perfection de la cration des lymphocytes. Les toxines sont places dans des sacs dposs dans la membrane des lymphocytes. Cela facilite l'utilisation de cette arme chimique. Le lymphocyte injecte cette toxine seulement quand il est au contact de la cellule ennemie, avec pour consquence de la tuer.

Les lymphocytes sont de deux types: les cellules B et les cellules T.

Les usines d'armement du corps humain: les cellules B

Certains lymphocytes produits dans la moelle osseuse, une fois arrivs maturit et devenus totalement fonctionnels, sont transports jusqu'aux tissus lymphatiques travers le sang. Ces lymphocytes sont appels les cellules B.

Les cellules B sont les usines d'armement du corps, elles produisent des protines appeles anticorps, qui sont conues pour attaquer l'ennemi.

- Le cheminement vers la cellule B


Une cellule B au cours d'une division cellulaire

Les cellules subissent un processus complexe et laborieux pour devenir des cellules B. Ces cellules doivent passer en premier lieu un test svre afin de devenir les guerriers qui protgeront la sant humaine.

Dans leur phase initiale, les cellules B rarrangent les fragments de gne qui formeront une molcule d'anticorps. Ces gnes sont activement transcrits ds que la rorganisation est acheve. A ce niveau, il est trs important de noter comment une cellule minuscule peut accomplir des tches comme la rorganisation et la transcription. Ce qui est arrang et transcrit est en fait de l'information. Et l'information ne peut tre arrange et organise que par un tre qui possde de l'intelligence. En outre, la consquence de cette rorganisation est extrmement importante: cette information sera utilise par la suite dans la fabrication des anticorps.

La transformation des cellules B s'effectue rapidement. Obissant un ordre venant d'une source inconnue, les cellules produisent des protines appeles "alpha" et "bta", qui viennent entourer la membrane cellulaire. A un niveau plus avanc, une succession de processus compliqus ont lieu dans la cellule afin qu'elle puisse produire les molcules qui lui permettront de se lier aux antignes. A la fin de toutes ces oprations compliques, la cellule devient une usine reconnaissant l'ennemi ds qu'elle rentre en contact avec lui, et est capable de produire des millions d'armes diffrentes.

- Chaque cellule B qui a t fabrique peut-elle rester en vie?

Plus nous approfondissons dans les dtails du systme immunitaire, et plus nous rencontrons de miracles. Comme mentionn prcdemment, les cellules B fabriquent des anticorps. Les anticorps sont des armes fabriques pour causer des dommages aux cellules ennemies. Qu'arrive-t-il donc si les armes produites par les cellules B se trompent de cible et touchent des cellules allies?

Dans ce cas, les autres cellules envoient un signal l'intrieur de la cellule B. Ce signal est en fait un ordre donn la cellule de "se suicider". Et enfin, des enzymes dans le noyau de la cellule sont actives et commencent dcomposer l'ADN de la cellule. Un mcanisme d'autocontrle parfait protge le corps, et en dfinitive, seules les cellules B qui produisent des anticorps causant des dommages l'ennemi peuvent rester en vie.

Initialement compose d'un noyau compact et de trs peu de cytoplasme, les cellules B subissent des changements incroyables lorsqu'elles rencontrent un antigne. Elles se divisent plusieurs fois et construisent des milliers de chanes de montage dans leur cytoplasme pour la fabrication des anticorps, ainsi qu'un vaste systme de conduits pour l'emballage et l'expdition des anticorps. Une cellule B peut jecter plus de 10 millions d'anticorps en une heure.

Voil donc une simple cellule qui se transforme en une usine suffisamment comptente pour produire 10 millions d'armes l'heure ds qu'elle fait face un ennemi. Si l'on se rappelle que cette cellule peut produire diffrentes armes pour chacun de ses millions d'ennemis, on comprendra mieux la porte du miracle dont il est question ici.

Certaines cellules B deviennent des "cellules mmoires". Ces cellules ne participent pas immdiatement la dfense du corps, mais gardent l'enregistrement molculaire des envahisseurs passs afin d'acclrer une guerre potentielle dans le futur. Leur mmoire est trs importante. Quand le corps rencontre de nouveau le mme ennemi, il engage, cette fois-ci, plus rapidement la production approprie d'armes. Ainsi, la dfense est plus rapide et plus efficace.

A ce stade, nous ne pouvons nous empcher de nous demander: "Comment l'homme, qui se considre comme l'tre le plus volu, peut-il avoir une mmoire moins performante que celle d'une cellule minuscule?"

Incapables d'expliquer mme comment la mmoire d'un tre humain normal se forme et fonctionne, les volutionnistes n'ont jamais essay d'expliquer l'existence de la mmoire d'une cellule comme le produit de l'volution.

Si un morceau de chair de la taille d'un centime de millimtre n'avait qu'une seule information, et l'utilisait pour le bnfice de l'humanit de la manire la plus prcise possible, mme cela constituerait un miracle en soi. Cependant, ce dont il est question dpasse de loin tout cela. La cellule stocke des millions d'informations pour le bnfice de l'homme et utilise cette masse d'information dans des combinaisons prcises bien au-del de la comprhension humaine. L'homme est capable de survivre grce la sagesse que ces cellules affichent. Les cellules mmoires sont des cellules spcialement cres pour protger la sant humaine. Dieu les a quips avec de grandes capacits de mmorisation. Autrement, il serait impossible que la cellule dveloppe une stratgie d'elle-mme et se rende responsable du stockage de l'information. De plus, la cellule est inconsciente d'un tel besoin; elle sera donc bien incapable d'employer une telle stratgie d'elle-mme.

On doit aussi rpondre une autre question importante propos des normes capacits de mmorisation des cellules. Chez un tre humain normal, 8 millions de cellules meurent chaque seconde pour tre remplaces par de nouvelles. Par consquent, le mtabolisme se renouvelle sans cesse. Mais la dure de vie des cellules mmoires est plus longue que celle des autres cellules. Cette caractristique les aide protger les gens des maladies grce aux informations qu'elles contiennent. Ces cellules ne sont pourtant pas ternelles. Mme si elles mettent du temps, elles finissent par mourir. Dans ce cas, nous faisons face une situation trs surprenante. Les cellules mmoires transfrent l'information qu'elles possdent la nouvelle gnration, avant de mourir. Les gens sont redevables ces cellules de ne pas tre sans arrt affects par les maladies attrapes dans l'enfance (rougeole, oreillons).

Comment cette cellule sait-elle qu'elle doit transfrer cette information?

Cela ne peut srement pas tre attribu la cellule elle-mme, mais la capacit accorde par son Crateur.

- Comment les cellules B reconnaissent-elles l'ennemi?

Entirement prpares pour aller la guerre, les cellules B apprennent ensuite reconnatre les ennemis des cellules du corps, avant de le dfendre.

Elles n'ont pas besoin de fournir un gros effort pour cela, car ces cellules, ainsi que les anticorps qu'elles fabriquent, sont capables de reconnatre les ennemis directement partir de leurs formes, sans aucune assistance. Un rcepteur leur surface rencontre l'antigne, pour lequel elles ont t programmes, et s'attache plusieurs petites parties de cet ennemi. Ainsi, l'antigne est identifi en tant qu'tranger. De cette manire, les cellules B peuvent facilement reconnatre les antignes, comme les bactries.

- Quelle est la fonction des cellules B?

Les cellules B sont comme des gardes en permanence la recherche de microbes. Lorsqu'elles rencontrent un envahisseur, elles se divisent rapidement et commencent produire des anticorps. Ces anticorps se lient aux microbes de la mme manire que les rcepteurs des cellules B. Les cellules ennemies qui sont identifies par ces anticorps comme tant des trangers sont conduites hors du corps la fin du combat implacable contre les phagocytes et les cellules T. Au moment o les cellules B neutralisent l'ennemi avec les millions d'anticorps qu'elles ont produits, elles le marquent galement pour les cellules tueuses. Nous nous trouvons face un autre lment d'importance, aussi important que la destruction et le marquage de cellules trangres: comment un si grand nombre d'anticorps peuvent-ils tre produits par un nombre aussi limit de gnes?

Comme il est soulign dans la section sur les "anticorps", les cellules B utilisent les gnes du corps humain pour fabriquer des anticorps. Cependant, le nombre de gnes du corps humain est infrieur au nombre d'anticorps produits. Cette situation ne cause aucun problme aux cellules. En dpit de ces limitations, elles arrivent produire quasiment 2 millions de types d'anticorps l'heure.9 Les cellules B associent les gnes disponibles en diffrentes combinaisons pour atteindre la quantit mentionne plus haut. Il est littralement impossible qu'une cellule pense ces associations. Ces cellules inconscientes ont la capacit de s'impliquer dans ces combinaisons par la volont de Dieu. Car "... lorsqu'Il dcide une chose, Il dit seulement 'Sois', et elle est aussitt." (Sourate El-Baqara, 2: verset 117)

Aucune autre force dans les cieux et sur la terre, l'exception de Dieu, n'est capable de dcider de la moindre caractristique des trillions de cellules existantes. Seule la volont de Dieu permet qu'une cellule puisse excuter de telles oprations mathmatiques comme la production de l'arme la plus approprie pour neutraliser tout ennemi ayant envahi le corps.

Des guerriers courageux: les cellules T

Certains lymphocytes migrent vers le thymus aprs avoir t fabriqus dans la moelle osseuse. Ces lymphocytes, qui se multiplient et deviennent matures, sont appels cellules T. Ces cellules deviennent matures en formant deux diffrentes catgories: les cellules T tueuses et les cellules T auxiliaires. Aprs une formation de trois semaines, les cellules T migrent vers la rate, les ganglions lymphatiques et les tissus intestinaux pour attendre l'heure de leur mission.

- Le cheminement vers la cellule T

En comparaison avec les cellules B, les cellules T doivent suivre une route plus complique pour tre prtes commencer leur mission. Tout comme les cellules B, elles sont, elles aussi, de simples cellules au commencement. Ces cellules simples passent une srie de tests difficiles pour devenir des cellules T.

Durant le premier test, la capacit reconnatre l'ennemi est vrifie. Les cellules reconnaissent l'ennemi avec l'assistance du "CMH" (Complexe Majeur d'Histocompatibilit), situ la surface de l'ennemi, qui est une molcule qui soumet l'antigne une srie de processus chimiques et le prsente aux cellules T.

Finalement, seules les cellules capables d'identifier l'ennemi peuvent survivre. Les autres ne sont pas tolres et sont immdiatement dtruites.

La seule reconnaissance des cellules ennemies ne garantit pas la survie des cellules T. Ces cellules doivent aussi possder une trs bonne connaissance des substances inoffensives et des tissus ordinaires du corps humain afin d'empcher tout conflit inutile qui finirait par endommager le corps.

- La diffrentiation des cellules T selon l'ordre qu'elles reoivent

La guerre n'est pas encore finie pour les cellules T. Quelques cellules T en devenir se dtruisent aprs avoir reu un signal spcifique mis par les autres cellules.


Une cellule se dtruisant elle-mme (au centre). Cette autodestruction programme sert remplacer les tissus ou liminer les cellules endommages.

Les signaux qui provoquent la mort programme des cellules, la continuit de leur existence ou leur maturation et leur transformation sont trs peu connus. D'un point de vue scientifique, cela reste encore un mystre non lucid dans le systme immunitaire. Beaucoup d'autres cellules dans notre corps reoivent des signaux de quelque part, et commencent fonctionner selon ce signal. Comment les cellules qui envoient des signaux sont-elles conscientes de la ncessit d'envoyer un signal? Mahlon B. Hoagland pose la mme question dans son livre, The Roots of Life (Les racines de la vie):

"Comment les cellules savent-elles quand s'arrter de grandir? Qui leur dit que les organes qu'elles constituent ne sont pas de la bonne taille?... Quelle est la nature du signal stoppant la division? Nous ne connaissons pas la rponse et nous continuons la chercher."10

En vrit, le mystre de la transmission des signaux entre cellules n'a pas encore t rsolu.

Une cellule souche devrait normalement se diviser pour former deux nouvelles cellules portant les mmes caractristiques. Cependant, un interrupteur cach dans une des cellules est dclench, ce qui provoque une brusque transformation de la cellule. Cette nouvelle cellule est la cellule T qui se battra pour le corps humain. Cela nous amne poser la question suivante:

Pourquoi une cellule se transforme-t-elle en une cellule totalement diffrente?

La science n'a, pour l'instant, aucune rponse. La science peut rpondre la question de savoir comment la cellule se transforme, mais elle ne peut pas expliquer pourquoi la cellule voudrait devenir une cellule combattante. Elle ne peut non plus expliquer qui a programm la cellule devenir une cellule qui dfend le corps quand le besoin s'en fait sentir.

Seuls ceux qui reconnaissent l'existence de Dieu peuvent pleinement comprendre les rponses ces questions.

- Types de cellules T

Les cellules T sont de trois types: les cellules T auxiliaires, les cellules T tueuses et les cellules T rgulatrices. Chaque cellule T possde une molcule CMH spciale lui permettant de reconnatre l'ennemi.


Une cellule T ( gauche) peut recevoir l'ordre de tuer d'une cellule dendritique (en bas gauche, dans le fond) ou d'un macrophage (en bas droite).

Cellules T auxiliaires

Ces cellules peuvent tre considres comme les administrateurs du systme. Durant les premires tapes de la guerre, elles dchiffrent les proprits des cellules trangres absorbes par les macrophages et les autres cellules qui chassent les antignes. Aprs avoir reu le signal appropri, elles poussent les cellules T tueuses et les cellules B se battre. Cette stimulation entrane la production d'armes appeles anticorps par les cellules B.

Les cellules T auxiliaires scrtent une molcule appele lymphokine pour stimuler les autres cellules. Cette molcule allume, d'une faon ou d'une autre, un interrupteur dans les autres cellules et dclenche le signal d'alarme de la guerre.

La capacit qu'ont les cellules T auxiliaires produire une molcule, qui active d'autres cellules, est un processus trs important.

Tout d'abord, la production de cette molcule est lie une stratgie de guerre imminente. Il est vident que les cellules ne peuvent mettre au point cette stratgie d'elles-mmes, tout comme cette stratgie ne peut apparatre par pure concidence.

Mettre au point une stratgie ne sera pas non plus suffisant. La molcule qui dclenchera la production dans une autre cellule doit tre synthtise avec prcision. Pour cela, elle doit avoir une parfaite connaissance de la structure chimique de la cellule cible.

Une erreur dans la production de cette seule molcule paralyserait le systme immunitaire en entier. Car une arme sans communication serait dtruite bien avant qu'elle n'ait lance sa dfense.

L'existence de cette seule molcule suffit prouver l'absurdit de la thorie de l'volution. Car la condition pralable de ce systme est l'existence de cette molcule au commencement. Si les cellules T auxiliaires chouent alerter les autres cellules avec l'aide de cette molcule, le corps humain capitulerait devant les virus.

Cellules T tueuses

Les cellules T tueuses sont les lments les plus efficaces du systme immunitaire. Dans les chapitres prcdents, nous avons tudi comment les virus sont inactivs par les protines appeles anticorps. Il y a des cas, cependant, o les anticorps ne peuvent atteindre un virus qui a envahi une cellule. En de telles occasions, les cellules T tueuses tuent la cellule malade qui est envahie par le virus.

Une tude plus approfondie de la manire dont les cellules T tueuses dtruisent les cellules malades rvlera une grande sagesse et de l'art dans la cration.

Les cellules T tueuses doivent d'abord distinguer les cellules normales de celles dans lesquelles les envahisseurs se cachent. Pour cela, elles s'aident du systme inn (molcules CMH). Lorsqu'elles localisent une cellule envahie, elles scrtent une substance chimique. Ces scrtions coulent dans la membrane de la cellule en formant un trou, s'alignant de chaque ct en formation serre. Puis, le liquide dans la cellule, pleine de pores, commence fuir ce qui provoque la mort de la cellule.

Les cellules T tueuses stockent cette arme chimique sous forme granulaire. De cette manire, l'arme chimique est toujours prte l'emploi. Les scientifiques furent stupfaits de dcouvrir que la cellule produit sa propre arme par elle-mme et la stocke pour une utilisation future. Encore plus stupfiants sont les dtails inimaginables de la manire dont la cellule utilise cette arme chimique.

Quand un ennemi approche de la cellule hte, ces micro-granules se dplacent la priphrie de la cellule dans la direction de l'ennemi. Elles entrent ensuite en contact avec la membrane cellulaire, se fondent en elle, et en s'tendant vers l'extrieur, relchent la substance qu'elles contiennent.

Les cellules tueuses naturelles: "TN"

Les lymphocytes, produits dans la moelle osseuse, se retrouvent aussi dans la rate, les ganglions lymphatiques et le thymus. Leur fonction principale est de tuer les cellules tumorales et les cellules porteuses de virus.

De temps en temps, les cellules "envahisseurs" empruntent une attitude trs menaante. Elles se cachent parfois si bien parmi les cellules du corps que ni les anticorps ni les cellules T ne reconnaissent l'ennemi. Tout semble habituel de l'extrieur. Dans ces cas-l, le systme immunitaire suspecte d'une faon ou d'une autre une anomalie et des cellules "TN" se prcipitent vers cette rgion travers le sang. Des lymphocytes tueurs entourent la cellule et commencent la presser de partout. A ce stade, la cellule ennemie est tue par une substance "toxignique" injecte en elle.

Comment ces cellules identifient l'ennemi est une autre question qui reste sans rponse concernant le systme immunitaire. Les rcepteurs qui doivent exister leur surface pour permettre l'identification des cellules cibles n'ont pas encore t dcouverts. Par consquent, le mcanisme qu'elles emploient pour identifier l'ennemi n'est toujours pas clairement compris.

En dpit de toute la technologie sa disposition, l'humanit n'a toujours pas t capable de saisir les dtails du systme que les cellules utilisent pour identifier l'ennemi. De futures volutions technologiques permettront peut-tre de faire toute la lumire sur ce systme et le mystre sur cette question ne le sera plus. Cela aussi est une preuve de la perfection du systme actuel et du plan compliqu mis en uvre dans sa cration.

Cellules sanguines

Kan Hcreleri

- Thrombocytes: La coagulation du sang est considr comme un vnement ordinaire, largement ignor par les gens. Cependant, si le systme parfait qui la rend possible n'existait pas, les tres humains connatraient des risques importants et saigneraient mme jusqu' la mort ds la moindre blessure. Le thrombocyte, une des cellules sanguines produites dans la moelle osseuse, sert cette fonction. Il contient galement une substance appele srotonine qui joue un rle important dans les ractions allergiques.

- Eosinophiles: Ces cellules sanguines ont la capacit d'effectuer la phagocytose, c'est--dire de dtruire toute cellule trangre pntrant dans le corps.

- Basophile: Une grande cellule rugueuse, un noyau, qui se trouve en petites quantits dans le sang, mais trs abondante dans les tissus du derme, de la rate et des intestins.

- Neutrophiles: Possdant un caractre antibactrien, ces cellules sanguines protgent l'organisme contre les matriaux trangers. De plus, elles aident le systme immunitaire grce leurs capacits de phagocytose.

 

Une cellule T (de forme arrondie) entoure par une cellule cancreuse (avec son cytoplasme parpill et des fibres diffuses). ( gauche)

 

Des cellules T tueuses (les petites) qui ont entour une cellule cancreuse (la grosse).

Les cellules prsentatrices d'antignes: les cellules "CPA"

Le devoir de ces cellules est de prsenter l'antigne (l'ennemi) aux cellules T. Pourquoi une cellule aurait une telle fonction - une importante responsabilit - ncessite une plus grande considration. Elle sait que les cellules T dfendent le corps humain, et donc elle identifie l'ennemi et le capture pour le prsenter aux cellules T afin de leur fournir des informations son sujet.

Pourquoi cette cellule agit-elle ainsi? Selon la thorie de l'volution, elle ne devrait tre concerne que par son propre bien-tre. Cependant, elle sert le systme, bien qu'elle n'en reoive aucun bnfice.

Ce qui est encore plus intressant est que les CPA connaissent trs bien les besoins des cellules T. En se basant sur cela, les CPA casseront la cellule ennemie et ne prsenteront la cellule T que la squence d'acides amins voulue. Cela signifie que la CPA sait que la cellule T extraira l'information requise de cette squence.

A ce stade, il serait utile de se souvenir d'une chose: nous avons mentionn des actions du genre "savoir", "calculer", "penser" et "servir". Indubitablement, ces actions ncessitent un certain niveau de conscience. Il est pratiquement impossible qu'un tre sans conscience ni volont accomplisse ces actions. Cependant, nous parlons de ces capacits comme si elles taient propres ces minuscules entits: des cellules minuscules, ordinaires et inconscientes. Qui donc donne cette conscience, ces capacits et un systme magnifique ces cellules?

La rponse cette question est vidente. C'est Dieu,qui a cr la CPA et la cellule T, tout comme toutes les autres cellules du corps humain, de manire harmonieuse afin qu'ils soient au service du mme systme.

 
    

7. Ali Demirsoy, Kalitim ve Evrim (Hrdit et Evolution), Ankara: Meteksan Yayinlari, p. 79
8. Michael J. Behe, Darwin's Black Box, New York: Free Press, 1996, p. 30
9. Scientific American, septembre 1993, p. 58
10. Mahlon B. Hoagland, Roots Of Life, pp. 106-107

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