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Le Point De Depart De L'equilibre Ponctue

Les successeurs de Darwin firent d'énormes efforts pour détecter dans les archives fossiles des exemples de l'évolution lente et graduelle qu'il prévoyait. Darwin avait justifié leur absence par l'"insuffisance des fossiles archivés". Les fossiles – qui fournissaient en fait déjà une vaste gamme de spécimens à son époque et qui montrent l'existence de toutes les formes de vie complexes depuis l'explosion cambrienne – continuaient à être le sujet de recherche des évolutionnistes espérant découvrir un miracle. Leur objectif était de prouver que Darwin avait raison, de démontrer que les fossiles de son époque étaient réellement insuffisants et de dénicher des exemples de formes intermédiaires, preuves de l'évolution des êtres vivants.

Or, les fossiles ont constamment produit des résultats différents des attentes de Darwin. Puisque la quasi-totalité de la terre fut passée au crible, les nouveaux fossiles exhumés n'étaient plus "insuffisants". Darwin avait tort lorsqu'il pensait que ses successeurs finiraient par trouver les formes intermédiaires. Au contraire, les faits révélèrent que d'innombrables êtres vivants n'avaient subi aucun processus d'évolution, qu'ils étaient restés identiques pendant des millions d'années, conservant leurs nombreuses caractéristiques complexes. Les archives fossiles s'opposent aux propos de Darwin. Le manque de formes intermédiaires et la stagnation n'appuient en rien la conception d'évolution graduelle.

Certains évolutionnistes clairvoyants admirent que le modèle d'évolution progressive de Darwin ne tenait pas la route face à la réalité de la stagnation. Ils suggérèrent alors que l'évolution "avait opéré de manière différente". En 1970, Stephen Jay Gould, paléontologue de l'Université d'Harvard et Niles Eldredge du Musée Américain d'histoire naturelle développèrent une théorie alternative, qu'ils publièrent en 1972 sous le nom d'"évolution ponctuée". Leur unique objectif était d'expliquer le phénomène de stagnation.

Les formes intermédiaires

UNE ILLUSTRATION FACTICE

"Les formes intermédiaires" sensées porter les caractéristiques de deux espèces différentes n'ont jamais existé à aucun moment.

En fait, cette théorie n'est rien moins qu'une adaptation de la théorie du "monstre prometteur" avancée dans les années trente par le paléontologue européen Otto Schindewolf. Il suggérait que les êtres vivants avaient évolué suite à des mutations soudaines et spectaculaires plutôt que par l'accumulation progressive de petits changements. En citant un exemple hypothétique de sa théorie, Schindewolf supposait que le premier oiseau de l'histoire naquit d'un œuf de reptile, à travers une "mutation brute", en d'autres termes, une énorme mais aléatoire modification dans la structure génétique.34 Selon la même théorie, les mammifères terrestres ont pu se transformer soudain en baleines suite à une altération soudaine et globale.

Ces affirmations violent toutes les lois connues de la génétique, de la biophysique et de la biochimie et ne sont pas plus scientifiques que les contes de fées où le crapaud se transforme en un beau prince. Pourtant, cette théorie du "monstre prometteur" fut adoptée et défendue dans les années 1940 par le généticien Richard Goldschmidt de l'Université de Californie, Berkeley. Mais la théorie était si peu cohérente qu'elle fut vite abandonnée.

L'impulsion qui obligea Gould et Eldredge à reprendre cette théorie est née de l'absence de formes intermédiaires dans les archives fossiles. La stagnation et l'apparition soudaine dans les données fossiles étaient si évidentes que ces deux chercheurs furent forcés de remodeler la théorie du "monstre prometteur" pour expliquer la situation. Le célèbre article de Gould intitulé "Le retour des monstres prometteurs" était une expression de ce revirement forcé.35

stephen Jay Gould et Niles Eldredge

Niles Eldredge

Stephen Jay Gould

Naturellement, Eldredge et Gould ne répétèrent pas la théorie de Schindewolf mot à mot. Afin de lui donner une allure plus scientifique, ils cherchèrent à développer une sorte de mécanisme au "saut évolutionniste soudain" qu'ils proposaient. (La notion intéressante de "équilibre ponctué" qu'ils donnèrent à leur théorie était une expression de cette tentative scientifique.) Leur théorie fut adoptée et étayée par d'autres paléontologues durant les années suivantes. Cependant, cette théorie ponctuée de l'évolution était au moins tout autant affaiblie par les incohérences et l'absence de logique que la théorie originale de l'évolution progressive de Darwin.

Les défenseurs de l'évolution progressive ignoraient la stagnation. Néanmoins la stagnation est constamment manifeste dans les archives fossiles, prouvant ainsi que les êtres vivants sont identiques depuis des millions d'années. La seule différence entre Gould et Eldredge et les autres darwinistes se situe dans le fait que les deux scientifiques avaient compris que la stagnation dans les archives fossiles était un élément incontestable qu'il n'était plus possible de continuer à ignorer. Aussi au lieu d'admettre le fait de la création, ils se sentirent contraints de développer un nouveau concept d'évolution.

Stephen Jay Gould disait à ce sujet :

Mais comment l'imperfection peut-elle expliquer la stagnation (l'équilibre de l'équilibre ponctué) ? L'apparition brusque peut enregistrer une absence d'information, mais la stagnation est une donnée. Eldredge et moi-même étions si frustrés par l'échec de nombreux collègues à saisir ce point évident – bien qu'un quart de siècle de débat subséquent ait fini par faire accepter nos hypothèses (alors que beaucoup d'autres points de l'équilibre ponctué restent controversés) – que nous avons incité à l'incorporation de cette petite phrase comme un mantra ou une devise. Répétez-là dix fois chaque jour avant le petit-déjeuner pendant une semaine et l'argument s'infiltrera par osmose : "la stagnation est une donnée, la stagnation est une donnée… 36

Gould, Eldredge et les autres avocats de l'évolution ponctuée critiquèrent avec virulence les défenseurs de l'évolution graduelle parce qu'ils ne prenaient pas en compte la réalité de la stagnation. Mais en réalité, leur manière d'agir ne variait pas de celle des autres darwinistes. Puisque les archives fossiles ne produisaient pas les résultats escomptés, ils changèrent la forme de la soi-disant évolution pour en élaborer une autre de manière très détaillée. La raison principale de leur colère et de leurs critiques intenses à l'égard des adhérents de l'évolution progressive tient au fait que tant que leurs collègues professionnels n'acceptaient pas la stagnation dans les archives fossiles, ils feraient perdre toute crédibilité de la théorie aux yeux du public. C'est pourquoi, ils tentèrent de donner l'impression qu'ils avaient découvert une vérité dans les faits clairs révélés par les fossiles.

Le fait est, cependant, que le modèle d'évolution ponctuée est au moins aussi dépourvu de base et de preuves, et discrédité que la théorie de l'évolution graduelle.

Quant à "la perspective erronée dans le passé", Gould reconnaît qu'il s'agit de critiques à l'intention des défenseurs de l'évolution graduelle :

Nous avions depuis longtemps connaissance de la stagnation et de l'apparition abrupte, mais avions choisi de nous en débarrasser sous le motif d'archives fossiles insuffisantes.37

Comme le décrit Niles Eldredge, les avocats de l'évolution graduelle ignoraient un point très important:

Les paléontologues depuis Darwin ont cherché (principalement en vain) les séquences de fossiles progressant insensiblement qui serviraient d'exemple de la transformation de gros des espèces que Darwin avait envisagée comme le produit naturel du processus évolutionniste. Peu virent des raisons de soulever des objections – alors qu'il est un fait renversant que … la plupart des espèces restent bien identiques, quasiment inchangées à travers leur occurrence dans les sédiments géologiques des diverses ères.38
fossile de tortue

Ce fossile de tortue de 120 millions d'années est la preuve que les tortues ne descendent pas d'autres êtres vivants, qu'elles n'ont jamais subi des étapes intermédiaires de transformation et qu'elles présentent la même structure depuis des millions d'années.

Niles Eldredge et l'archéologue Ian Tattershall du Musée Américain d'histoire naturelle soulignèrent comment l'idée de l'évolution de Darwin avait été réfutée par la stagnation dans les archives fossiles :

La prédiction de Darwin du changement rampant, bien que graduel, affectant toutes les lignées à travers le temps est réfutée. Les données sont là, et les données parlent d'une conservation anatomique formidable. Le changement à la manière escomptée par Darwin n'existe tout simplement pas dans les archives fossiles.39

Ailleurs, Stephen Jay Gould décrivit comment la stagnation, preuve de la non-évolution, était ignorée par les adhérents de l'évolution :

La stagnation, ou l'absence de changement, de la plupart des espèces de fossiles sur de longues durées géologiques était tacitement reconnue par tous les paléontologues, mais presque jamais étudiée explicitement, parce que la théorie prévalant traitait la stagnation comme une non-preuve inintéressante de la non-évolution. … La domination écrasante de la stagnation devint une caractéristique embarrassante des fossiles, qu'il valait mieux ignorer comme une manifestation de rien (c'est-à-dire la non-évolution).40

Tous les efforts de Gould et Eldredge consistaient à adapter le concept théorique de l'évolution aux archives fossiles réelles. Pour cette raison, ils suggérèrent que la stagnation elle-même était la preuve la plus importante de leurs positions évolutionnistes. D'une certaine manière, ils considéraient la nature stable des fossiles comme une preuve de changement ! Puisqu'ils ne pouvaient pas réconcilier les fossiles avec la théorie de l'évolution, ils adaptèrent la théorie aux fossiles. C'était l'état d'esprit lancé par le modèle de l'évolution ponctuée.

Dans un article dans le New Scientist, Tom S. Kemp, conservateur des collections zoologiques du musée de l'Université d'Oxford, décrivit comment les découvertes avaient été transformées en preuve en faveur de la théorie de l'évolution, comme c'est précisément le cas de l'évolution ponctuée :

En d'autres termes, lorsque les processus supposés de l'évolution ne concordèrent pas avec le schéma des fossiles qu'ils étaient supposés avoir générés, le schéma fut jugé faux. Un argument circulaire surgit : interpréter les fossiles en termes d'une théorie de l'évolution particulière, inspecter l'interprétation et remarquer qu'elle confirme la théorie. Elle allait effectivement la confirmer, n'est-ce pas ?41

D'après les défenseurs du modèle ponctué de l'évolution, la stagnation chez les fossiles représentaient l'"équilibre" dans la théorie définie comme l'équilibre ponctué. La théorie soutient que sous des pressions environnementales, une espèce peut avoir évolué en un laps de temps aussi court que quelques milliers d'années. Elle serait ensuite entrée dans une période de stagnation et serait restée inchangée pendant des millions d'années.

Par conséquent, les défenseurs croyaient que cette idée expliquerait la stagnation chez une grande partie des êtres vivants. De cette manière, ils pensaient avoir relevé le défi posé à l'évolution par les fossiles. Mais il s'agissait plutôt d'une sérieuse duperie.

Le Mécanisme De Ponctuation

évolution

Dans son état actuel, la théorie ponctuée de l'évolution explique les populations vivantes ne présentant aucun changement sur de très longues périodes comme étant restées dans une sorte d'"équilibre". Selon cette idée, les changements de l'évolution ont lieu sur de toutes petites populations à de très courts intervalles qui interrompent – ou en d'autres termes, "ponctuent" l'équilibre. Puisque la population est si étroite, la sélection naturelle favorise largement les mutations et l'émergence d'une nouvelle espèce est ainsi rendue possible.

Selon cette théorie, une espèce de reptiles, par exemple, peut rester inchangée pendant des millions d'années. Cependant, un petit groupe de reptiles se séparant de son espèce est soumis à une série de mutations intenses inexpliquées. Ces mutations octroient à ces individus certains avantages (alors qu'il n'existe aucun exemple de mutation bénéfique). Ils sont rapidement sélectionnés. Le groupe de reptiles évolue rapidement et peut même se transformer en mammifères. Puisque ce processus entier se produit si rapidement chez un nombre relativement petit de créatures au cours d'une période courte, peu voire aucune trace fossile ne demeure.

Comme le révèle un examen minutieux, cette théorie fut proposée en réponse à la question : "Comment un processus d'évolution peut-il se produire si rapidement qu'il ne laisse aucune trace fossile ?" En réponse, la théorie énonce deux hypothèses fondamentales :

1. Les macromutations – en d'autres termes les mutations à grande échelle causant des changements majeurs dans l'information génétique des êtres vivants – confèrent un avantage et produisent également de nouvelles données génétiques.

2. Les populations animales étroites ont un avantage génétique.

Or, ces deux hypothèses sont en contradiction avec les données scientifiques.

L'erreur Des Macromutations

Comme nous venons de le voir, le modèle ponctué de l'évolution suppose que des mutations conduisant à des spéciations se produisent à une très vaste échelle ou que certaines espèces individuelles soient exposées à une succession de mutations séquentielles. Cependant, cette hypothèse s'oppose à toutes les données observées en génétique.

adn

R. A. Fischer, l'un des plus célèbres généticiens de ce siècle, établit une règle basée sur l'expérience et l'observation qui invalide cette hypothèse. Dans son livre The genetical theory of natural selection (La théorie génétique de la selection naturelle), Fischer rapporte que toute capacité des mutations à survivre chez une population est inversement proportionnelle à son effet sur le phénotype.42 Autrement dit, plus la mutation est grande, moins elle a de possibilité d'être permanente dans une communauté.

La raison n'est pas difficile à voir. Les mutations représentent des changements aléatoires dans les données génétiques d'un être vivant. Elles n'ont jamais pour effet d'améliorer l'information génétique. Au contraire, les individus mutants souffrent toujours de maladies et de handicaps graves. Par conséquent, plus un individu est affecté par la mutation, moindre seront ses probabilités de survie.

Ernst Mayr, biologiste évolutionniste de l'Université d'Harvard et l'un des avocats les plus passionnés du darwinisme, formule le commentaire suivant :

L'occurrence de monstruosités génétiques par la mutation… est bien établie, mais il s'agit de monstres si évidents que ceux-ci ne peuvent qu'être qualifiés de "désespérés". Ils sont si complètement déséquilibrés qu'ils n'auraient pas la moindre chance d'échapper à l'élimination par la sélection de stabilisation… plus une mutation affecte le phénotype de manière drastique, plus il y a de chance qu'elle réduise l'adaptation. Croire qu'une telle mutation drastique puisse produire un nouveau type viable, capable d'occuper une nouvelle zone adaptative équivaut à croire aux miracles… La découverte d'un partenaire convenable à ce "monstre désespéré" et l'établissement d'une isolation reproductive des membres normaux de la population parentale me semblent être des difficultés insurmontables.43
mutations

Evidemment, les mutations n'engendrent pas le développement évolutionnaire – qui se pose en obstacle insurmontable pour la théorie ponctuée de l'évolution. Puisque la mutation est destructrice, les êtres subissant les macromutations proposées par les défenseurs de l'évolution souffriraient d'effets "macrodestructeurs". Certains évolutionnistes sont convaincus des mutations se produisant dans les gènes régulateurs dans l'ADN. Mais l'effet destructeur qui s'applique aux autres mutations s'applique également dans ce cas-ci. Le problème se situe dans le caractère aléatoire de la mutation et tout changement génétique dans une structure aussi complexe que l'information génétique aura des conséquences dommageables.

Dans leur ouvrage The natural limits to genetic change (Les limites naturelles dans le changement génétique), le généticien Lanes Lester et le généticien de population Raymond Bohlin décrivent le dilemme de la mutation :

Le facteur global qui revient encore et encore est que la mutation reste la source ultime de toutes les variations génétiques dans tous les modèles évolutionnistes. Insatisfaits des perspectives de l'accumulation de petites mutations, nombreux sont ceux qui se tournent vers les macromutations pour expliquer l'origine des nouveautés évolutionnaires. Les monstres prometteurs de Goldschmidt sont, en effet, de retour. Cependant, bien que les macromutations de nombreuses espèces produisent des changements drastiques, la grande majorité sera incapable de survivre, sans parler de laisser des marques d'une complexité croissante. Si les mutations structurelles des gènes sont inadéquates à cause de leur incapacité à produire suffisamment de changements significatifs, alors les mutations régulatrices et de développement semblent encore moins utiles à cause de la probabilité supérieure de conséquences non adaptatives voire destructrices… Mais une chose semble sûre : actuellement, la thèse selon laquelle les mutations, grandes ou petites, sont capables de produire des changements biologiques illimités est plus un article de foi qu'un fait.44

L'observation et l'expérience montrent que les mutations peuvent altérer, et non pas améliorer, les informations génétiques et qu'elles causent des dommages chez les êtres vivants. Il est incohérent pour les défenseurs de l'évolution ponctuée d'en attendre un quelconque "succès".

L'erreur Des Populations Étroites

L'erreur Des Populations ÉtroitesLe second concept sur lequel insistent les défenseurs de l'évolution ponctuée est celui de "populations étroites". Ils affirment qu'une nouvelle espèce se forme seulement chez les communautés avec un nombre très restreint de membres (animaux ou végétaux). D'après cette hypothèse, les grandes populations d'animaux ne présentent aucun développement évolutionnaire et peuvent maintenir leur stagnation. Or, si de petits groupes quittent ces populations, ils s'isolent (généralement on suppose que c'est pour des raisons géographiques) et peuvent se reproduire uniquement entre eux. Les macromutations affecteraient alors ces petits groupes parce que justement ils ne reproduisent qu'entre eux, et c'est ainsi qu'une spéciation rapide a lieu.

Pourquoi les défenseurs de l'évolution ponctuée insistent-ils sur le concept de populations étroites ? La réponse est évidente : leur objectif est "d'expliquer" le manque de formes intermédiaires dans les archives fossiles. C'est pourquoi ils insistent sur le fait que "les changements liés à l'évolution ont eu lieu chez des populations très étroites et très rapidement, c'est pourquoi des traces insuffisantes ont été laissées dans les archives fossiles."

En réalité, les expériences et les observations scientifiques récentes ont démontré qu'en termes génétiques, les populations étroites sont un désavantage pour l'évolution. Au lieu de se développer de sorte à donner naissance à une espèce robuste, les populations étroites génèrent, en fait, de sérieux défauts génétiques. Cela tient au fait que chez les petites populations, les individus se croisent continuellement, se reproduisant au sein d'un bassin génétique étroit. Aussi, les individus hétérozygotes deviennent-ils de plus en plus "homozygotiques". Leurs gènes défectifs normalement récessifs deviennent dominants et les défauts et les maladies génétiques apparaissent au sein de la population.45

Dans le cadre d'une étude sur la question, des poules furent observées pendant 35 ans. Les observations établirent que les poules restées dans une population étroite devenaient de plus en plus faibles en termes génétiques. La production descendit de 100% à 80% ; les taux de reproduction chutèrent de 93% à 74%. Mais à travers l'intervention consciente de l'homme – avec l'intégration de poules d'autres populations – cette contradiction génétique fut renversée de sorte que la population de base de poules ait recommencé à aller vers la normalité.46

populations étroites

Ces données et d'autres du même genre montrent qu'il n'est nullement prouvé scientifiquement que les populations étroites sont la source de développement évolutionniste, derrière lequel les adhérents de l'évolution ponctuée cherchent refuge. James W. Valentine et Douglas H. Erwin ont souligné l'impossibilité de la formation de nouvelles espèces suite à des mécanismes d'évolution ponctuée :

La rapidité requise des changements implique soit quelques grandes étapes soit de plus petites étapes excessivement rapides. Les grandes étapes équivalent à des saltations et soulèvent le problème de barrières d'adaptation ; les petites étapes peuvent être nombreuses et entraînent les problèmes discutés sous la microévolution. Les périodes de stagnation augmentent la possibilité que la lignée entre dans les archives fossiles, et nous réitérons que nous ne pouvons identifier aucune de ces formes intermédiaires postulées. Finalement, le grand nombre d'espèces qui doit être généré pour former un bassin, à partir duquel la lignée efficace est sélectionnée n'existe nulle part. Nous concluons que la probabilité que la sélection d'espèces soit une solution générale à l'origine de taxons supérieurs n'est pas grande et qu'aucune des théories concourantes du changement évolutionnaire au niveau des espèces, le gradualisme phylétique ou l'équilibre ponctué ne semble applicable à l'origine des plans d'un nouveau corps.47

L'équilibre Ponctué Est Une Déception Majeure Pour Les Évolutionnistes

Aujourd'hui, le mécanisme fictif de l'équilibre ponctué a totalement été discrédité en termes scientifiques. Il fut prouvé que les êtres vivants ne peuvent pas évoluer à travers les mécanismes en question. Comme l'a affirmé Jeffrey Levinton de l'Université d'état de New York, il n'y a aucun moyen de tester la théorie de la formation des espèces en question, si elle n'est pas clairement visible dans les archives fossiles. Sur cette base, Levinton conclut que "la totalité des preuves montre qu'il est inutile de donner suite à cette théorie".48

Ce point est évidemment juste. Le postulat constituant la base de la théorie a été réfuté scientifiquement. Mais plus importante encore est l'absence totale dans les archives fossiles de la moindre preuve d'équilibre ponctué ; au contraire, elle démolit le concept. Des millions de fossiles sont en état d'"équilibre" que les évolutionnistes disent durer depuis des millions d'années, comme le suggère l'équilibre ponctué. Pourtant, mystérieusement, il n'existe absolument aucune trace de l'intervention de l'évolution qui – encore une fois selon la théorie – aurait dû durer des milliers d'années, au moins. Les archives fossiles ne fournissent pas le moindre exemple des innombrables créatures vivantes ayant subi l'évolution attendue. Ni la moindre preuve laissant entendre comment l'équilibre ponctué fonctionne. En raison de leur situation désespérée, les évolutionnistes tentent d'utiliser l'une des plus grandes preuves de la création comme base de l'évolution. Cela démontre clairement la précarité de leur position ! Comment une théorie aussi peu cohérente a-t-elle pu devenir si populaire ? En fait, presque tous les défenseurs de l'équilibre ponctué sont des paléontologues, clairvoyants dans la réfutation de la théorie darwiniste par les archives fossiles.

fossiles

I. Un fossile d'ophiure de 150 millions d'années montrant que les échinodermes n'ont absolument pas changé depuis des millions d'années.

II. Ce fossile d'omiscos de 50 millions d'années ne présente pas la moindre différence avec les spécimens vivant aujourd'hui.

III: Il n'y a pas de différence entre les homards d'aujourd'hui et ce fossile de 208 à 146 millions d'années.

C'est pourquoi ils sont littéralement dans un état de panique, essayant de rendre leur théorie viable à tout prix.

D'autre part, les généticiens, les zoologues et les anatomistes reconnaissent qu'aucun mécanisme dans la nature ne peut engendrer des "ponctuations", aussi continuent-ils à défendre la théorie graduelle de l'évolution. Richard Dawkins, zoologiste à l'Université d'Oxford critique sévèrement les adhérents du modèle ponctué de l'évolution et les accuse de détruire la crédibilité de la théorie dans son ensemble.

Ce dialogue peu concluant entre les deux parties illustre la crise scientifique dans laquelle la théorie de l'évolution est tombée. Nous avons là un mythe qui ne peut être réconcilié par aucune observation, aucune découverte expérimentale ni paléontologique. Tous les théoriciens évolutionnistes cherchent des raisons de soutenir ce mythe, selon leur propre domaine de spécialisation, mais se trouvent en conflit avec les découvertes d'autres branches de la science. Des tentatives sont parfois entreprises pour masquer cette confusion au moyen de commentaires superficiels tels que "la science avance à travers des débats académiques". Pourtant le problème est que ces débats ne sont pas des exercices mentaux effectués dans le but d'aboutir à une théorie scientifique vraie, car ils se limitent à des conjectures dogmatiques supposées soutenir une théorie fausse. Le fait est que les théoriciens évolutionnistes révèlent par inadvertance que les archives fossiles ne peuvent être réconciliées avec le concept de l'évolution peu importe la manière. La stagnation, l'un des éléments les plus importants dans les fossiles, est clairement visible. Gould y fait référence en ces termes :

La stagnation, traduite inévitablement comme une absence d'évolution, avait toujours été traitée comme un non sujet. N'est-il pas étrange de définir le plus commun de tous les phénomènes paléontologiques comme une question dénuée d'attention ou d'intérêt ?49

Tous les darwinistes ont été désormais contraints d'admettre la stagnation dans les archives fossiles, même s'ils sont encore réticents à la voir, la repoussant délibérément en arrière et refusant de l'accepter comme donnée. Le manque de documentation sur les fossiles ayant subi l'évolution – en d'autres termes l'absence de formes intermédiaires – a balayé toutes les spéculations à propos de la stagnation et révélé clairement qu'il s'agit d'une preuve significative de la création. L'équilibre ponctué a totalement été discrédité, à la fois par les mécanismes mêmes qu'il propose et par les archives fossiles qu'il cherche à mettre en avant en tant que preuve.

 

NOTES

34- Gregory A. Wray, "The Grand Scheme of Life", critique de The Crucible Creation: The Burgess Shale and the Rise of Animals par Simon Conway Morris, Trends in Genetics, février 1999, vol. 15, no. 2

35- Richard Fortey, "The Cambrian Explosion Exploded?", Science, vol. 293, no. 5529, 20 juillet 2001, pp. 438-439

36- Richard Fortey, "The Cambrian Explosion Exploded?", Science, vol. 293, no. 5529, 20 juillet 2001, pp. 438-439

37- Douglas J. Futuyma, Science on Trial, Pantheon Books, New York, 1983, p. 197

38- Jeffrey S. Levinton, "The Big Bang of Animal Evolution", Scientific American, vol. 267, novembre 1992, p. 84

39- "The New Animal Phylogeny: Reliability And İmplications", Proc. of Nat. Aca. of Sci., 25 Avril 2000, vol. 97, no. 9, pp. 4453-4456

40- "The New Animal Phylogeny: Reliability And İmplications", Proc. of Nat. Aca. of Sci., 25 avril 2000, vol. 97, no. 9, pp. 4453-4456

41- David Raup, "Conflicts Between Darwin and Paleontology", Bulletin, Field Museum of Natural History, vol. 50, Janvier 1979, p. 24

42- Richard Fortey, "The Cambrian Explosion Exploded?", Science, vol. 293, no. 5529, 20 juillet 2001, pp. 438-439

43- Charles Darwin, L'origine des espèces, GF Flammarion, Paris, 1992, pp. 360-361

44- Charles Darwin, L'origine des espèces, GF Flammarion, Paris, 1992, p. 356

45- Stefan Bengston, Nature, vol. 345, 1990, p. 765 (soulignement ajouté)

46- R. L. Gregory, Eye and Brain: The Physiology of Seeing, Oxford University Press, 1995, p. 31

47- Douglas Palmer, The Atlas of the Prehistoric World, Discovery Channel, Marshall Publishing, Londres, 1999, p. 66

48- Mustafa Kuru, Omurgali Hayvanlar, Gazi University Publications, 5ème éd., Ankara, 1996, p. 21 (soulignement ajouté)

49- Mustafa Kuru, Omurgali Hayvanlar, Gazi University Publications, 5ème éd., Ankara, 1996, p. 27

 

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