Vous avez bel et bien disputé à propos d’une chose dont vous avez connaissance. Mais pourquoi disputez-vous des choses dont vous n’avez pas connaissance ? Or Allah sait, tandis que vous ne savez pas. (Sourate Al-Imran, 66)
Le Prophète Jésus (Psl), un Prophète, pas le fils de Dieu
Les auteurs des quatre Evangiles n'ont jamais rencontré le Prophète Jésus (psl)Les gens croient souvent que les quatre Evangiles ont été écrits au temps du Prophète Jésus (psl) et qu’ils sont entièrement basés sur ses paroles. Pourtant, ce n’est pas le cas. En fait, les érudits bibliques estiment que l’Evangile de Marc a été écrit autour de l’an 70, l’Evangile de Matthieu vers l’an 80, l’Evangile de Luc vers l’an 90, et l’Evangile de Jean entre l’an 90 et l’an 100. Les autres livres du Nouveau Testament ont aussi été écrits durant ces périodes-là. D’ailleurs, l’Evangile canonique, tel que nous le connaissons aujourd’hui, se compose des écrits qui ont été sélectionnés parmi des centaines de textes choisis, et qui ont été établis au Concile de Nicée. Les textes basiques Chrétiens auxquels nous nous référons pour obtenir des informations sur la vie du Prophète Jésus (psl) sont les quatre Evangiles, les quatre premiers livres dans le Nouveau Testament. Ces livres du Nouveau Testament ont commencé à être écrits environ 30 à 35 ans après l’ascension en la présence d’Allah du Prophète Jésus (psl). ![]() Comme on peut le voir dans les sources historiques et les récits du Nouveau Testament, les premiers Chrétiens ont commencé à répandre oralement les paroles et les actes que le Prophète Jésus (psl) a dits et accomplis, une fois que ce dernier ait été élevé en la présence d’Allah. Selon les chercheurs, il est très probable, en raison des conditions dans lesquelles ils se trouvaient, que les premiers Chrétiens aient ajouté de nouvelles significations aux paroles du Prophètes Jésus (psl), et aient modifié certaines informations lorsqu’ils ont débattu avec les figures religieuses Juives ou les Romains qui ont rejeté le Prophète Jésus (psl). Selon ce point de vue, les premiers Chrétiens ont souhaité conserver la croyance en la vie du Messie, renforcer la croyance dans le Prophète Jésus (psl), provoquer une diffusion rapide du Christianisme, et éliminer le désespoir causé par la soi-disant persécution. De cette façon, ils ont cherché à créer une nouvelle source d’enthousiasme et d’excitation en interprétant les actes et les paroles du Prophète Jésus (psl). Ils auraient pu faire cela en transmettant seulement aux gens la parole d’Allah et le sage message du Prophète Jésus (psl). Mais ce n’est pas comme ça que cela s’est produit, et la révélation d’Allah a été par la suite modifiée, et les paroles du Prophète Jésus (psl) ont été mal interprétées puis détournées de leur véritable essence. Pendant ce temps, certains Chrétiens ont pu avoir, de manière erronée, exprimé un tel respect pour lui qu’ils ont commencé à le considérer comme un être divin (Allah est bien au-dessus de cela !). Cette opinion est généralement partagée par les chercheurs occidentaux des temps modernes. 18 Après un certain temps, les apôtres ont commencé à mourir, et afin d’éviter la disparition du message du Prophète Jésus (psl), certains Chrétiens ont pu mettre en place les textes du Nouveau Testament en rassemblant et en combinant ses actes et ses paroles en fonction de leur compréhension. 19 Rudolf Bultmann, l’un des tout premiers experts du 20èmesiècle sur le Nouveau Testament, offre des interprétations différentes sur la rédaction des Evangiles. Il dit que les Evangiles synoptiques (ceux de Matthieu, Marc et Luc) ont été composés à partir des anecdotes désordonnées mises les unes après les autres par les auteurs des Evangiles afin de mettre au jour l’histoire des étapes successives de la vie du Prophète Jésus (psl). Selon Bultmann, ces paroles, qui ne cessent d'être répétées selon les besoins des individus dans les sociétés différentes, sont transformées en diverses formes, et présentent donc des différences d'une société à l'autre ou même au sein de la même société. De ce fait, les paroles et les actes du Prophète Jésus ont été présentés en des façons différentes, car ils ont été utilisés pour des buts différents par des individus. Dans la première période par exemple, ils étaient parfois employés pour prêcher des buts, donner des conseils aux gens, et établir des principes moraux auxquels les membres d’une communauté ont dû se conformer. Bultmann révèle ainsi que, suite à cette tradition orale, les paroles et les actes du Prophète Jésus (psl) ont été partiellement modifiés par les premiers Chrétiens. En outre, il suggère que les Evangiles contiennent des paroles qui ont été rapportées par les premiers Chrétiens puis ensuite attribuées au Prophète Jésus (psl).20 Il ne pense pas que le Prophète Jésus (psl) s’est référé lui-même comme étant le fils d’Allah. Selon lui, cette dénomination a été établie en s’inspirant des personnages divins présentés en tant que fils des Dieux ; des fils divins que l’on adore dans les religions secrètes, et des motifs de figures de sauveurs dans la mythologie gnostique, et qui a été par la suite faussement attribuée au Prophète Jésus (psl) (Allah est bien au-dessus de cela !). 21 Pour cette raison, la grande majorité des chercheurs occidentaux d’aujourd’hui pensent que les Evangiles ne sont pas des textes individuels comprenant avec précision les paroles du Prophète Jésus (psl), mais plutôt, des textes qui présentent les paroles et les actes du Prophète Jésus (psl) qui ont été compilés après lui, selon les conditions de l’époque. Les auteurs des EvangilesBien qu’ils soient aujourd’hui connus sous les noms d’auteurs Matthieu, Marc, Luc, et Jean, on ne sait pas si les personnes derrières ces noms ont écrit réellement ou non les Evangiles. Les Evangiles ont seulement commencé à être connus par leurs noms actuels dans la seconde moitié du 2èmesiècle. Matthieu et Jean sont reconnus comme de véritables disciples du Prophète Jésus (psl), Marc comme un disciple de Paul, et Luc comme un étudiant de Paul. En d’autres termes, les auteurs ont réellement existé, mais il n’y a aucune preuve que les Evangiles soient vraiment leur travail.22 Dans son livre, The Historical Figure of Jesus, E. P. Sanders, un éminent chercheur biblique, décrit la rédaction des Evangiles en ces termes :
L’idée que les auteurs des Evangiles aient utilisé une seule source est aujourd’hui généralement acceptée par les chercheurs.(Ci-dessus) les quatre auteurs des Evangiles étudiant le Livre Saint qu’ils ont pris comme source. Dans un autre article, il décrit le processus qui a permis de désigner les auteurs de ces Evangiles anonymes :
Luc était l’un des étudiants de Paul. Cependant, nous ne savons pas si l’Evangile de Luc a été écrit par lui. Paula Fredriksen, l’auteur de From Jesus to Christ : The Origins of The New Testament Images of Jesus, résume ainsi la situation :
Elle note également la langue utilisée dans les Evangiles :
Les Evangiles ont été écrits en grec. Cette pièce de l’Evangile de Jean, datant de 125, est jusqu’ici la pièce d’un Evangile la plus ancienne retrouvée. Le premier Evangile imprimé par Johannes Gutenberg était en latin (voir ci-dessus). Dans un autre livre, The Birth of Christianity : Discovering what happened in the years immediately after the execution of Jesus, John Dominic Crossan, un autre spécialiste de la Bible, cite une importante étude de J. Borg et Barry Henaut au sujet des auteurs des Evangiles :
Ni les auteurs des Evangiles, ni ceux des autres livres du Nouveau Testament n’ont réellement été les témoins oculaires des évènements qu’ils décrivent. C’étaient des gens qui ont écrit des textes selon les traditions orales et écrites transmises de génération en génération depuis plusieurs décennies après l’ascension du Prophète Jésus (psl).Pour cette raison, les différents experts qui ont étudié les textes au fil des siècles, ont souligné que plusieurs facteurs ont joué un rôle dans la formation de ces textes. Dans un article, cette influence est décrite comme suit :
![]() Ces faits historiques sont extrêmement importants. Les chercheurs indépendants qui ont comparé les textes des Evangiles ont soumis que les quatre Evangiles étaient très différents les uns des autres.
Vous avez bel et bien disputé à propos d’une chose dont vous avez connaissance. Mais pourquoi disputez-vous des choses dont vous n’avez pas connaissance ? Or Allah sait, tandis que vous ne savez pas. (Sourate Al-Imran, 66) Les différences entre les quatre EvangilesL’opinion généralement acceptée est que les quatre Evangiles ont été écrits entre l’an 65 et l’an 100 (certains chercheurs proposent même des dates ultérieures comprises entre 75 et 115). 30 Cela signifie que les Evangiles ont été écrits presque 30 ans après l’ascension du Prophète Jésus (psl) en la présence d’Allah. Les chercheurs pensent également que les textes ne reflètent pas entièrement sa vie et son message, mais plutôt sur la façon dont comment il était, que les auteurs ont imaginée. Les Evangiles de Matthieu, Marc et Luc sont en grande partie semblables, et sont connus comme Evangiles synoptiques (c'est-à-dire qu’ils présentent les plus grandes concordances dans la relation de la vie du Prophète Jésus (psl)). Bien que l’Evangile de Marc ait été le premier à être rédigé, il se situe cependant qu’à la deuxième place dans le Nouveau Testament. On suppose que Matthieu et Luc ont écrit leur Evangile en se basant sur celui de Marc, et en y faisant quelques ajouts. L’Evangilede Jean est très différent des Evangiles synoptiques. Par exemple, un évènement décrit dans l’Evangile de Jean peut être très différent dans les autres Evangiles. Les Evangiles synoptiques sont aussi parfois en contradiction les uns avec les autres. ![]() Les érudits du Nouveau Testament ont noté que les quatre Evangiles se concentraient sur des sujets assez différents, que les textes étaient écrits dans des styles différents, et qu’ils contenaient des incohérences historiques. De même, ils ont également souligné que chaque passage ne pouvait pas être considéré comme une citation directe du Prophète Jésus (psl). Selon cette affirmation, les quatre Evangiles ont été écrits à des fins différentes et pour différentes communautés. Par conséquent, les savants Chrétiens définissent les Evangiles en fonction de leur style, comme suit :
L’Evangile de Jean a été écrit beaucoup plus tard pour répondre aux réactions et aux questions posées au cours de cette période. Par exemple, il se concentre sur l’aspect miraculeux de sa vie. L’expression “fils de Dieu” apparaît plus fréquemment dans cet Evangile. Le Prophète Jésus (psl) est référé comme étant quelqu’un venu des cieux. 31 Historiquement parlant, l’Evangile de Marc est le plus ancien des Evangiles et celui de Jean est le dernier, pourtant, il existe des différences considérables entre eux. Si les Evangiles de Marc et de Jean doivent être considérés comme des documents historiques, ces différences peuvent s’expliquer facilement en disant simplement qu’il s’agit de deux descriptions distinctes d’un même évènement écrites par deux personnes différentes. L’une écrite 40-45 ans plus tard, tandis que l’autre a été écrite 60-65 ans après.
Comme dans le Coran, le Nouveau Testament décrit plusieurs des miracles du Prophète Jésus (psl). L’un de ses derniers est la guérison des aveugles. Nicolas Poussin, (1594-1665) Musée du Louvre, Paris Face à de telles différences, certains Chrétiens disent que malgré les différences mineures, elles décrivent toutes le même évènement. Pourtant, ces différences comptent réellement, car elles indiquent que les auteurs du Nouveau Testament ont écrit leurs textes de façon normale, comme tout être humain. Ils ont entendu des témoignages au sujet du Prophète Jésus (psl) et ont écrit les Evangiles sous l’influence de leurs propres cultures, croyances, connaissance, ou leurs préjugés. Pour cette raison, ces textes sont “humains”, et ne sont pas “divins”. Cela signifie qu’ils doivent être considérés comme des sources historiques susceptibles de contenir des éléments divins. Selon la croyance Chrétienne, les textes des Evangiles ont été écrits par des personnes différentes sous l’inspiration divine. De ce fait, chaque ligne dans le Nouveau Testament doit être considérée comme véridique. Cependant, les contradictions dans les Evangiles rendent caduque l’affirmation de l’inspiration divine. Le fait que le même évènement est décrit de manière différente prouve que le texte en question est le produit de la mémoire humaine, la compréhension, les préjugés, et l’espérance. Lorsque nous regardons les sources Chrétiennes, nous remarquons qu’elles ont tendance à interpréter cette explication différente qui se trouve dans les quatre Evangiles comme des “pièces qui se complètent”. Selon cette logique, chaque Evangile fournit un regard différent du Prophète Jésus (psl). Pourtant, cela est faux. Nous avons là quatre Evangiles différents, car les auteurs ont quatre idées différentes au sujet du Prophète Jésus (psl). Selon les érudits bibliques contemporains, ils ont utilisé les faits réels du Prophète Jésus (psl), ont même employé comme source le véritable Evangile qui lui avait été remis, puis ont interprété cette révélation à la lumière de leurs propres croyances en modifiant et/ou en ajoutant du contenu supplémentaire. Dans le livre Who is Jesus ? Answers to Your Questions about the Historical Jesus, coécrit avec Richard G. Watts, l’un des plus importants chercheurs, John Dominic Crossan déclare au sujet de ces différences :
![]() Un autre fait important est de savoir comment les quatre Evangiles ont été choisis parmi un grand nombre d’autres Evangiles. Les différents Evangiles tels que l’Evangile de Thomas, l’Evangile de Marie, l’Evangile de Pierre, l’Evangile de l’enfance selon Thomas et le Protévangile de Jacques, l’Epître apocryphe de Jacques (ou livre secret de Jacques), l’Evangile d’Egerton, les papyri d’Oxyrhynque, contiennent tous des informations et des interprétations différentes sur le Prophète Jésus (psl). Les érudits pensent que tous ces Evangiles proviennent d’une source originale (d’où le nom “Evangile Quelle” qui signifie en allemand “Evangile Source”), mais qui est aujourd’hui perdue. Pendant qu’ils rassemblaient les paroles du Prophète Jésus (psl), la première communauté Chrétienne et les premiers compilateurs de l’Evangile ont rapporté de nouvelles interprétations basées sur leurs propres situations, pressions politiques, et conditions de l’époque, ce qui a peu à peu éloigné la vérité. Les historiens actuels recherchant les Evangiles s’accordent sur ce point. Fredriksen résume la période dans laquelle les auteurs du Nouveau Testament ont écrit, par ces mots :
De nombreuses recherches ont été menées pour connaître la façon dont les textes évangéliques se sont formés. La grande majorité des chercheurs partagent les idées mentionnées ci-dessus. En d’autres termes, ils conviennent que les auteurs des Evangiles sont inconnus, que les Evangiles peuvent ou ne peuvent pas contenir les paroles réelles du Prophète Jésus (psl), et que les auteurs n’ont pas été ses contemporains. Par exemple, Elaine Pagels, de la Faculté de Théologie de l’Université de Princeton, déclare que “Personne ne sait qui a écrit chacun des Evangiles du Nouveau Testament”. 34 Randel McGraw Helms, l’auteur de Who Wrote the Gospels ?, dit : “Marc lui-même ne connaissait clairement aucun des témoins oculaires de Jésus”. 35 Un dossier de recherche de Jeffery L. Sheler, et intitulé “Who Wrote the Bible”, a été publié dans l’édition du 10 décembre 1990 du magazine U.S. News & World Report. Selon Sheler, qui a interviewé plusieurs érudits bibliques : “D’autres érudits ont conclu que la Bible est le produit d’un effort purement humain, que l’identité des auteurs est perdue pour toujours, et que leur travail a été en grande partie effacé par des siècles de traduction et d’édition”. 36 Pourtant aujourd’hui, il y a peu d’érudits bibliques – des sceptiques libéraux aux évangélistes conservateurs – qui croient que Matthieu, Marc, Luc et Jean sont réellement les auteurs des Evangiles. Nulle part les auteurs ne se sont identifiés par leur nom dans les textes, ou prétendus avoir vu ou voyagé avec Jésus... Certains savants disent que de nombreuses révisions sont survenues au cours des 100 années qui ont suivi la mort de Jésus, et que personne ne peut être absolument certain de l’exactitude ou de l’authenticité des Evangiles, en particulier des paroles qu’ont attribuées les auteurs à Jésus lui-même. 37
Malheur, donc, à ceux qui de leurs propres mains composent un livre puis le présentent comme venant d’Allah pour en tirer un vil profit ! – Malheur à eux, donc, à cause de ce que leurs mains ont écrit, et malheur à eux à cause de ce qu’ils en profitent! (Sourate al-Baqara, 79) De nombreux autres savants partagent ce point de vue. Jerome H. Neyrey de la Faculté de Théologie de l’Ecole Weston, par exemple, dit : “En fin de compte, nous ne savons pas vraiment avec certitude qui a écrit les Evangiles”. 38 Ce sujet a été largement couvert dans l’édition du 8 avril 1996 du magazine Time. David Van Biema, auteur du livre The Gospel Truth, a donné son point de vue comme suit :
De nombreux érudits bibliques acceptent que Jean, l’auteur du quatrième Evangile, ait utilisé un style très différent des trois autres Evangiles afin d’apporter un soutien à la croyance en la trinité. E. P. Sanders indique pourquoi il croit que les Evangiles ont dévié de leur forme originelle :
Le quatrième EvangilePour les chercheurs, le quatrième Evangile est une preuve très importante de l’influence grecque sur les croyances Chrétiennes. La plupart des académiciens préfèrent appeler l’Evangile de Jean le quatrième Evangile, car ils rejettent la paternité de Jean sur celui-ci. L’interprétation de cet auteur sur l’identité du Prophète Jésus (psl) est très différente, de même que son style et les mots qu’il utilise, ainsi que les évènements qu’il rapporte. Il est plus philosophique, plus symbolique, et plus mystique que les Evangiles synoptiques. Dans son livre The Historical Figure of Jesus, Sanders se concentre sur les différences entre les Evangiles synoptiques et l’Evangile de Jean. Il prend plusieurs évènements très importants de la vie du Prophète Jésus (psl), et notent comment ceux-ci sont décrits différemment dans les Evangiles synoptiques et l’Evangile de Jean. Après avoir dit que “nous devrions accepter l’une ou l’autre”, il déclare :
![]() Dans son importante étude The Origins and Development of New Testament Christology, Maurice Casey propose les interprétations suivantes :
Casey examine pourquoi certaines des expressions dans l’Evangile de Jean, et qui forment la base de la croyance trinitaire, ne se trouvent pas dans les Evangiles synoptiques. Il conclut que si le Prophète Jésus (psl) est le fils de Dieu, dont la croyance en la trinité est basée et représente en fait la base du véritable Christianisme, il devrait y avoir des preuves bien plus évidentes sur ce sujet dans les paroles et le message du Prophète Jésus (psl). Pourtant, il est impossible de trouver les bases de la croyance trinitaire dans les Evangiles synoptiques. Au contraire, le terme “le fils de l’homme” est si souvent utilisé dans les Evangiles synoptiques et dans l’Evangile de Jean, qu’il semblerait que le Prophète Jésus (psl) ait lui-même utilisé ce terme (Allah sait mieux !). Les érudits bibliques qui déclarent que l’expression “Fils de Dieu” n’a jamais été employée par le Prophète Jésus (psl), pensent exactement le contraire avec l’expression “fils de l’homme”. Un autre aspect incroyable de l’Evangile de Jean est sa relation avec la philosophie grecque. L’érudit biblique James Still dit ceci dans son important document “The Gospel of John and the Hellenization of Jesus”:
Tel est Issa (Jésus), fils de Marie: parole de vérité, dont ils doutent. Il ne convient pas à Allah de S’attribuer un fils. Gloire et Pureté à Lui ! Quand Il décide d’une chose, Il dit seulement : “Sois !” et elle est. (Sourate Maryam, 34-35) D’autres de ses interprétations sont les suivantes :
L’utilisation des mots “Père” et “Fils” Avant d’examiner l’utilisation de ces mots, nous demandons pardon à notre Seigneur pour le fait d’employer la description, incompatible avec toute forme de respect, utilisée par ceux qui défendent la croyance en la trinité. Nous l’emploierons seulement ici pour définir la fausse croyance en question. Lorsqu’on regarde l’Evangile de Marc, le plus ancien Evangile, on voit que les concepts du Père et du Fils sont utilisés, mais pas mis en valeur ; le mot “Père” est employé seulement quatre fois et se rapporte à Dieu. Trois d’entre eux sont prononcés par d’autres Juifs, et non pas par le Prophète Jésus (psl). Il est donc impossible d’utiliser cet Evangile pour soutenir la croyance en la trinité. De même, et encore une fois dans l’Evangile de Marc, le Prophète Jésus (psl) s’oppose à toutes les expressions qui pourraient le conduire à un statut de divin.
Le nombre de références augmente de manière significative dans l’Evangile de Matthieu, écrit entre 10 et 15 ans après l’Evangile de Marc, avec Dieu décrit 50 fois comme étant le “Père” (Allah est bien au-dessus de cela !). Vingt-huit d’entre eux sont utilisés par les Juifs, comme “Priez vers votre Père”, ou “Adorez votre Père”. Les vingt-deux restants sont prononcés par le Prophète Jésus (psl) sous la forme “Mon Père”. L’accent mis sur ce concept a augmenté de façon remarquable. Un concept similaire se trouve également dans l’Evangile de Luc, considéré avoir été écrit en même temps que celui de Matthieu. Le mot “Père” est utilisé dix-huit fois dans cet Evangile. Douze d’entre eux sont du Prophète Jésus (psl) qui commence ses prières par “Père”..., ou des déclarations commençant par “Mon Père”. Dans le quatrième Evangile cependant, la croyance en “le fils de Dieu” dans le sens où le Prophète Jésus (psl) est divin, est clairement exprimée et sans équivoque. Le mot “Père” est employé 122 fois pour décrire Dieu, et à l’exception de 3 fois, le reste est dit par le Prophète Jésus (psl). D’autre part, le mot “fils” faisant référence au Prophète Jésus (psl) est utilisé 17 fois. En outre, il est décrit comme “le fils unique de Dieu” à quatre reprises (Allah est bien au-dessus de cela !). Plus les années passent entre la rédaction des Evangiles et l’élévation du Prophète Jésus (psl) en la présence d’Allah, plus grande est la tendance à le dépeindre comme une personne s’adressant à Dieu comme “Père”. Pour le dire d’une autre manière, la croyance que le Prophète Jésus (psl) est le fils de Dieu a pris plus d’ampleur à chaque nouvel Evangile. Cette ampleur gagne plus en force dans l’Evangile de Jean, ce qui indique que la corruption est toujours croissante. Sûrement, Allah est bien au-delà de toutes ces comparaisons ! Ces passages dans les Evangiles synoptiques qui attribuent un statut divin au Prophète Jésus (psl) sont à la fois peu nombreux et discutables. Toutefois, comme Still le précise, cette croyance erronée domine dans tout l’Evangile de Jean. Dans le même document, il dit ce qui suit au sujet de la façon dont cet Evangile a cherché à diviniser le Prophète Jésus (psl) :
REFERENCES
[18]Mahmut Aydın, Yahudi Bir Peygamberden Gentile Tanrıya: İsa'nın Tanrısallaştırılma Süreci, İslamiyat III (2000), N°4, p.51
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