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Pour Les Gens Doues D'Intelligence - Harun Yahya
POUR LES GENS
DOUES
D'INTELLIGENCE

 


ARCHITECTES DE GENIE

Nous avons vu comment la colonie d'abeilles construit cet tonnant difice qu'est la ruche, ncessitant une planification aussi subtile que complexe, ainsi que les taches que les abeilles accomplissent de faon automatique, et qui seraient difficilement ralisables par l'homme.

Comme il a galement t prcis, les abeilles ralisent cet extraordinaire travail non pas parce qu'elles sont plus intelligentes que l'homme, mais plutt parce qu'il leur a t

"inspir" d'agir ainsi. Sinon, il aurait t impossible pour des milliers d'animaux inconscients d'accomplir des oprations aussi difficiles, et qui requirent une supervision centralise.

Cependant, les abeilles ne sont pas les seuls animaux avoir t dots de grands talents d'architectes. Dans les pages suivantes, nous allons dcouvrir d'autres reprsentants du rgne animal, qui ralisent des ouvrages aussi complexes que ceux des abeilles et qui, comme elles, ne font qu'utiliser un savoir leur ayant t "inspir" et des qualits innes.

L'exemple des castors vient tout d'abord l'esprit. Ces animaux construisent leurs abris au bord des eaux (lacs, tangs, rivires profondes), et de faon ce que des courants ne viennent pas dtruire ces huttes; pour cela, ils difient des barrages artificiels l o se trouve le courant, afin de bloquer celui-ci, pour ensuite se consacrer la construction de leur abri en eaux calmes.

Ainsi, ils commencent par pousser de grosses branches sur le fond de la rivire. Puis ils empilent des branches plus fines sur ces grosses branches. L'eau courante est pourtant susceptible d'emporter leur amas de branches, tant que le barrage n'est pas solidement ancr au fond du cours d'eau; aussi, afin d'empcher cette destruction inluctable, font prcder leur travail d'empilement par un travail d'enfoncement de pieux dans le fond de la rivire, pieux qu'ils obtiennent en abattant des troncs d'arbre qu'ils taillent ensuite, cet abattage et cette taille tant raliss grce leur dentition puissante. Ces piliers vont servir de contrefort au barrage. Les castors fixent ces piliers en les bloquant par des pierres. Finalement, aprs avoir empil les branches, ils consolideront leur ouvrage l'aide d'un mortier spcial fait d'argile et de feuilles mortes. Ce mortier est rsistant l'eau et par ailleurs il entrave l'effet corrosif de l'eau.

Le barrage ainsi difi bloque l'eau selon un angle gal 45 exactement. Ce qui montre que les castors ne construisent pas leurs barrages de faon anarchique, en plaant les branches ici ou l, mais au contraire d'une manire soigneusement planifie. Rappelons ici que toutes les installations hydrolectriques modernes sont construites selon cette mme valeur d'angle. De plus, les castors ne commettent pas l'erreur de bloquer compltement l'coulement de l'eau; en fait, ils difient les barrages afin de rguler le niveau de l'eau la valeur dsire, et pour cela ils amnagent des canaux pour que l'excdent d'eau puisse s'couler.

Le castor possde beaucoup de traits spcifiques qui l'aident remplir sa tche de btisseur. Sa premire spcificit, ce sont ses dents. Il construit des barrages partir de branches qu'il a ronges et coupes. Naturellement, ses dents sont amenes s'user frquemment, mme se briser. S'il n'avait pas t spcialement dot d'un systme ad hoc, il perdrait rapidement ses dents et mourrait de faim. Pourtant, comme nous l'avons mentionn, le problme de cet animal a t rgl ds les origines. Ses quatre dents de devant, qui lui servent grignoter les troncs d'arbre, continuent de pousser tout au long de sa vie. Comment cette caractristique si particulire a-t-elle t acquise? Le castor a-t-il dcid de faire pousser ses dents aprs avoir subi plusieurs accidents ce niveau? Les dents du castor ayant construit le premier barrage se sont-elles soudain mises pousser? Apparemment, l'animal a t cr en possession de cette qualit. On s'aperoit encore davantage qu'il s'agit l d'une cration spciale lorsqu'on considre que les dents arrire, elles, gardent une taille constante. Si toutes les dents de l'animal poussaient sans discontinuer, sa mchoire se trouverait brise par les dents arrire, rendant la bouche inutilisable. En plus des dents, beaucoup d'autres organes du castor ont t crs en accord avec son mode de vie. Ainsi possde-t-il des filtres transparents qui vitent ses yeux d'tre abms tandis qu'il travaille sous l'eau, des valves spciales pour empcher l'eau de pntrer dans ses narines et dans ses oreilles, de larges pattes arrire palmes lui permettant de se mouvoir comme un poisson sous l'eau, et une large queue plate, trs dure, qui lui sert pour laborer le mortier parachevant ses barrages. Le castor possde ces traits distinctifs depuis sa cration.

Les tours des termites

Les termites possdent d'indiscutables talents d'architecte au sein du rgne animal. Ils ressemblent beaucoup aux fourmis, vivent l'intrieur d'abris imposants, les termitires, qu'elles difient partir de terre. Ces repaires s'lvent en hauteur, parfois jusqu' atteindre 6 mtres, et leur largeur peut atteindre les 12 mtres. Ce qui est le plus stupfiant, c'est que ces insectes sont aveugles.

Le matriau de construction de la termitire est un mortier dur et rsistant que les "ouvriers" laborent en mlangeant leur salive avec de la terre. L'aspect le plus extraordinaire de l'art btisseur des termites est l'aration continue de la termitire combine un maintien des niveaux constants de la chaleur et de l'humidit internes. Les parois dures et paisses des "tours" isolent l'intrieur de la termitire de la chaleur extrieure. Pour assurer la circulation de l'air, les termites amnagent des corridors spciaux tout au long de la face intrieure des parois de la termitire. Par ailleurs, des pores filtrent l'air continment.

Les "habitants" d'une termitire de taille moyenne ont besoin d'environ 1.500 litres d'air chaque jour. Si cet air entrait directement dans la termitire, la temprature interne s'lverait jusqu' un seuil dangereux pour les termites. Pour empcher cela, les termites ont pris des prcautions, comme s'ils taient conscients de ce qui aurait pu leur arriver plus tard.

Ainsi, ils crent des cellules humides sous la termitire pour servir de protection contre une chaleur excessive. Certaines espces vivant au Sahara creusent un canal d'irrigation 40 mtres sous terre, et ceci permet l'humidit d'atteindre la termitire par vaporation. Les parois paisses maintiennent, elles, l'humidit intrieure.

Bien qu'tant de taille trs modeste (quelques centimtres), les termites sont capables d'riger des tours hautes de plusieurs mtres sans recourir un seul outil. Cet admirable abri protge parfaitement la colonie de termites qui y rside, forte de plus d'un million d'habitants, contre leurs ennemis et contre des conditions de vie dfavorables l'extrieur.
L'AGRICULTURE DANS LA TOUR
Certains termites cultivent les champignons dans des "jardins" qu'ils amnagent au sein de leurs tours. Cependant, de la chaleur se dgage de ces champignons, du fait mme des ractions se produisant lors de leur croissance, ce qui pourrait perturber l'quilibre thermique rgul par les termites. Ces derniers doivent donc faire face cet inconvnient, et pour cela ils emploient des mthodes intressantes afin de se dbarrasser d'une part de la chaleur qu'eux-mmes exhalent, et d'autre part de celle dgage par le mtabolisme des champignons; ainsi la chemine centrale de la termitire permet-elle d'vacuer l'extrieur tout l'excdent de chaleur. Par ailleurs, l'air circule et se rpand dans des chemines auxiliaires en empruntant de petites galeries situes proximit des parois de la tour. C'est l que l'oxygne entre et que le gaz carbonique dgag par les termites et les champignons est vacu. La termitire fonctionne donc comme un norme poumon pour toute la colonie. Et l'air chaud se refroidit au fur et mesure qu'il circule le long du vaste rseau de corridors amnag cet effet.
Par consquent, un courant d'air frais et riche en oxygne s'coule une vitesse de 12 cm par minute, et ainsi la temprature interne de la termitire demeure-t-elle constamment environ 30C.

Le contrle de la temprature s'effectue galement de faon trs intelligente. L'air extrieur qui est entr dans la termitire va circuler le long des corridors voqus plus haut, entrer dans les cellules humides et atteindre une sorte de chemine au sommet de la tour; l, l'air se rchauffe au contact du corps des insectes et il s'lve. Ainsi s'tablit un systme de circulation d'air permanente, qui est continuellement inspect par les ouvriers de la colonie, et qui repose sur des principes physiques simples.

A l'extrieur de la termitire un toit, qui est pentu pour assurer une protection contre les inondations, ainsi que des gouttires frappent les regards.

Comment ces tres vivants minuscules, dont le cerveau occupe un volume infrieur un millimtre cube, et qui sont aveugles, peuvent-ils difier des constructions aussi imposantes?

Les ralisations des termites sont l'expression d'un travail collectif et coordonn. Affirmer que "ces insectes creusent indpendamment des galeries chacun de leur ct et que l'ensemble parvient par d'heureuses concidences tre harmonieux" est un pur non-sens. A ce point de l'expos nous devons cependant nous demander: comment ces animaux parviennent-ils uvrer ainsi en harmonie pour aboutir un rsultat aussi complexe? Nous savons tous que lorsqu'une construction est leve par des hommes, il faut au pralable qu'un plan ait t dress par un architecte, puis que des copies des plans soient distribues entre les ouvriers et ensuite seulement le projet pourra tre ralis sur un site bien prcis. Comment les termites, qui ne disposent pas de telles instances de planification et de concertation, et qui ne disposent pas du sens de la vue, peuvent-elles atteindre un tel objectif final?

Une exprience mene ce sujet va nous aider trouver la rponse cette question.

Dans un premier temps, une termitire qui tait en cours de construction a t divise en deux parties. Tout au long de la construction, on a empch les deux groupes de termites d'entrer en contact l'un avec l'autre. Le rsultat a t surprenant; car l'aboutissement final ne fut deux tours spares, mais deux compartiments d'une mme termitire. Et lorsque ces deux parties se trouvrent juxtaposes, on a pu observer qu'il y avait une parfaite correspondance mutuelle entre les corridors et galeries creuses "indpendamment" de part et d'autre.

Comment expliquer une telle issue? Premirement, il est vident que les connaissances relatives l'dification de la termitire sont rparties entre les termites, et que chaque termite ne peut connatre qu'une partie du processus global. Nous en concluons donc que c'est la communaut dans son ensemble qui est seule capable de construire une termitire. C'est pourquoi nous pouvons parler ici d'un savoir transcendant, rparti entre les individus d'une mme espce. Et il existe d'autres exemples de cette ralit; ainsi les sauterelles, lorsqu'elles volent au sein d'une grande formation, suivent-elles la mme direction. Et si nous prlevons alors une sauterelle et que nous la plaons dans une bote, elle perd immdiatement son sens de l'orientation et, prise de panique, elle se mettra voler dans toutes les directions. Si nous plaons ensuite la bote parmi les autres sauterelles en vol, la sauterelle "prisonnire" trouvera la bonne direction et commencera voler dans la direction suivie par le groupe!

En rsum, l'information concernant l'organisation collective et le travail incombant chaque individu n'est rvle qu'au niveau communautaire. Elle n'existe pas au niveau d'un seul individu. En d'autres termes, les constructions collectives des colonies de termites ou d'abeilles se droulent sans que leurs membres aient conscience de ce qu'ils font chacun leur niveau individuel. Une sagesse suprieure les contrle et les dirige pour obtenir un parfait difice, fruit du travail collectif.

Nous avons cit dans un prcdent chapitre un verset spcifiant que Allah a "inspir" aux abeilles la production du miel. C'est galement le cas pour les termites et d'autres espce animales.

Nous pouvons conclure que ces talents de gnie furent "enseigns" aux animaux et qu'ils sont ainsi programms pour accomplir ces travaux. Les hommes ne parviennent russir leurs grandes uvres architecturales qu'aprs de longues annes d'tudes et grce de nombreuses technologies avances. Or les espces animales en question ne possdant ni la sagesse ni la conscience de l'homme, elles ont donc t cres spcifiquement pour raliser certaines tches, constituant de la sorte des tmoignages de la science infinie et de la puissance absolue de leur Crateur.

Seul Allah est digne de louanges et d'admiration pour ces merveilles d'architecture, et non les cratures les ayant menes bon terme, car c'est Lui qui les a cres dotes des talents ncessaires.

LES FOURMIS TISSERANDES
Les fourmis tisserandes vivent dans les forts tropicales pluvieuses d'Afrique. Contrairement aux autres fourmis qui construisent leur repaire sous terre, ces fourmis-l amnagent leurs abris l'aide de feuilles au sommet des arbres.
Construit en vue d'une agression extrieure, le repaire est parfois si volumineux qu'il s'tend travers trois arbres. Il est conu pour pouvoir faire face toutes sortes de situations, et comporte de nombreuses "pices": depuis les chambres prives des enfants jusqu'aux "tours de garde".


Pour commencer, les fourmis se rpandent sur les arbres sur lesquels elles projettent de s'installer (voir gauche et gauche). Aprs avoir dtermin un emplacement pour y difier leur repaire, elles se mettent immdiatement au travail. Elles plient depuis leurs bords les feuilles qu'elles utiliseront. Afin de lier ensemble ces feuilles, elles fabriquent des sortes de ponts suspendus en s'accrochant les unes aux autres et en se fixant aux feuilles l'extrmit de chacune (voir ci-dessous). La fourmi en tte de la chane tient la feuille par son extrmit et la passe la seconde fourmi, et le processus continue ainsi jusqu' ce que l'extrmit de la premire feuille ait t transmise la dernire fourmi de la chane, et alors les deux feuilles se chevaucheront.



UNE LARVE PEUT-ELLE FAIRE OFFICE DE MACHINE A COUDRE?
Tandis que quelques fourmis maintiennent les extrmits des feuilles grce leurs pieds et leurs bouches, les autres amnent sur place depuis la "couveuse" des larves en cours de dveloppement. Les larves vont agir comme la navette d'une machine coudre: leur glandes scrtrices se mettent produire du fil de soie et les fourmis adultes font effectuer aux larves des mouvements de va-et-vient semblables aux mouvements d'aiguilles, jusqu' ce que les feuilles se trouvent solidement fixes l'une l'autre.(voir ci-dessus)

 
   
    

 

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